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VENDEURS À LA SAUVETTE: Entre recherche de gains et tracasseries

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Ils sont nombreux les vendeurs ambulants à quitter la banlieue très tôt pour rallier le centre ville à la recherche de gains. La plupart de ces jeunes, prennent d'assaut les artères de la capitale à une heure très matinale pour proposer leurs marchandises aux usagers de la route. Leur journée est très épuisante et ils subissent des tracasseries de la part des autorités qui ne veulent pas les voir étaler leurs marchendises sur la voie publique.



Il est 11 heures passées de quelques minutes sur les Allées Pape Guèye Fall, les voitures en file indienne, parviennent difficillement à circuler à cause de l'embouteillage monstre. Les vendeurs ambulants se faufillent à travers les voitures pour proposer leurs marchandises. Parmi ces vendeurs, on note la présence de quelques jeunes filles qui, elles aussi, proposent de l'eau fraîche et du jus de bissap aux automobilistes. À cette heure de la journée, les voitures sont nombreuses sur la circulation. L'atmosphère est polluée par les fumées qui s'echappent des voitures.
À cela s'ajoute la pollution sonore avec des coups de klaxons à n'en plus finir. "Nous quittons le matin de très bonne heure la maison pour pouvoir arriver tôt le matin en ville. Nous refusons de mener des activités malsaines. C'est pour cela que nous venons en ville pour vendre nos articles à travers les différentes artères de la capitale", dit le jeune Waly Dione. Il précise:" Au début, j'étais au garage de Pétersen. Je vendais mes marchandises sur les abords de la route mais, on nous a fait partir pour cause d'occupation illégale de la voie publique.
Chaque jour que Dieu fait, la municipalité nous pourchasse comme si nous étions des malpropres, alors que nous exerçons tranquillement notre travail. Vous savez, c'est très difficile de se réveiller le matin de très bonne et d'être pourchassé toute une journée. Parfois, ils confisquent nos marchandises. Et pourtant nous sommes des citoyens comme les autres qui cherchent quelque chose pour aider nos familles". La plupart de ces jeunes sont conscients qu'ils occupent illégalement la voie publique mais ils estiment qu’ils n'ont pas d'autres alternatives.
"Nous n'avons pas d'autres alternatives. Ce que nous faisons; c'est gagner honnêtement notre vie. Nous préférons travailler dans notre pays au lieu d'aller braver la mer pour aller en Espagne. Nous n'avons pas de moyens pour louer des magasins. Le matin pour venir ici en plein centre ville, le problème de transport se pose mais une fois que nous sommes sur les lieux, il faut maintenant essayer de tout faire pour surveiller les gens de la municipalité qui peuvent à tout moment débarquer pour confisquer nos marchandises. Les vendeurs qui ont étalé leurs marchandises à même le sol, sont les plus fatigués", note Pape Sow, vendeur de sous-vêtements. Ces vendeurs cohabitent avec les mendiants qui peuplent les abords des routes de Dakar.
Ces braves gens continuent toujours de passer des journées difficiles tout en espérant des lendemains meilleurs.

Massaer Dia
Source: Le Matin

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Jeudi 30 Août 2007

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