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Une agence internationale de notation sonne l'alerte : Les finances publiques du Sénégal sont si près du rouge

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Les signaux risquent de passer au rouge. L’alerte est de Standard and Poor’s qui s’inquiète, à l’instar du Fmi et de la Banque mondiale, de la bonne tenue des finances publiques. A l’origine, la situation dans les Industries chimiques, la Senelec (électricité) et la Sar (raffinerie).



L’agence de notation (cotation) internationale, qui a confirmé la note B+ du Sénégal, n’est pas pour autant rassurée par la gestion des finances publiques. La meilleure note (crédit à long terme) est ‘AAA’ (pays développés), mais avec la note ‘B+’, une ‘notation de crédit souverain’, le Sénégal est le seul pays francophone d’Afrique à être classé à cette enseigne. Le Ghana, un pays anglophone, est logé aussi à ‘B+’. Des pays de la sous-région comme le Mali sont à ‘B’.
L'agence de cotation avait décerné, en 2006, la note ‘B+’ sur le long terme. Les capacités du pays à honorer ses engagements sont donc bien réelles, selon Standard & Poor's, une société spécialisée dans le risque-pays travaillant en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). L'initiative vise à aider les pays africains à mobiliser des ressources sur les marchés internationaux des capitaux.

Cependant, les finances publiques risquent, à court terme, de virer au rouge, d’autant plus que, selon Standard and Poor’s, les perspectives macro-économiques restent négatives. A l’origine, la situation dans les entreprises du secteur public ou parapublic comme les Industries chimiques du Sénégal, la Senelec et la Sar. Ces deux dernières ont reçu, l’année dernière, un transfert de 140 milliards de francs de la part de l’Etat alors qu’une dotation initiale de moins de 70 milliards francs Cfa était prévue dans la loi de finances 2006, soit un bond de plus de 110 %. (Source Banque mondiale).

Selon l’agence de cotation internationale, les perspectives de déficit en 2007 est de 47 % du Produit intérieur brut (Pib). Le niveau de dettes externes s’établit à 17 % en 2007 comparé au 43 % en 2004. Le pourcentage de dette est encore faible.

Si les autorités ne rétablissent pas les équilibres budgétaires, les perspectives seront négatives. Même si par ailleurs, il y a une certaine solidité de la situation macro-économique. Mais la situation était meilleure pendant la période 2000-2005 où il a été noté une bonne gestion des finances publiques. Le déficit était modéré contrairement à 2006-2007 où Standard and Poor’s a relevé un dérapage.

Un constat qui recoupe ceux du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Un redressement de la situation macro-économique s’impose, selon ces deux institutions de Bretton Woods. ‘L'accord avec le Fmi va pouvoir rassurer les marchés financiers que la situation budgétaire, inquiétante en 2006, est en train d'être redressée. Si le gouvernement applique le programme de réformes négocié avec le Fmi, et est capable de contenir le déficit budgétaire (tout en éliminant toutefois les instances de paiement au secteur privé), le signal lancé aux marchés financiers sera positif et le ‘outlook’ des agences de notation pourrait changer, passant de négatif à positif. Les agences de notation ont finalement les mêmes inquiétudes que le Fmi, par rapport à la bonne tenue de finances publiques et de la maîtrise de risques budgétaires à la source de ces notations’, réagit Dr. Alex Ségura, le représentant résident du Fmi.

Une évolution positive des ‘ratings’ (notes) des agences de notation est normalement un signal de maturité économique et d'avance vers le groupe de pays émergents. ‘B+ pour un pays comme le Sénégal est une assez bonne note, mais le Sénégal peut faire beaucoup mieux. De meilleures notes s'imposent pour avoir accès aux marchés financiers internationaux’, commente Dr. Ségura.

Du côté de la Banque mondiale, en l’absence de son directeur des Opérations, Madani Tall (en congé), la Revue des dépenses publiques relevait déjà qu’un système de gestion des finances publiques ‘transparent et efficace’ est une condition ‘nécessaire’ pour la réussite des politiques publiques. ‘Le gouvernement sénégalais se doit de continuer à améliorer son système de gestion des finances publiques’, souligne la même source.

Malgré les progrès récents, reconnaît-elle, plusieurs faiblesses doivent encore être corrigées tant au niveau de la préparation, de l’exécution (y compris les procédures de passation de marchés) et des contrôles internes et externes. Standard & Poor's est une filiale de McGraw-Hill qui publie des analyses financières sur des actions et des obligations. C'est une des trois principales sociétés de notation financière, avec ses concurrents Moody's et Fitch Ratings.

Johnson MBENGUE
Source: Walfadji

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Mercredi 8 Août 2007


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