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Un investisseur étranger subit de nombreuses pressions et se fait spolier

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C’est une affaire dans laquelle une haute personnalité du pays est citée avec son épouse décédée. Il s’agit d’une querelle sur le riche patrimoine foncier du Golf Club de Saly. Avec en toile de fond, la Sapco, les services fiscaux de Mbour ainsi que des européens investisseurs sur la Petite Côte.



Un communiqué du Golf Club de Saly indique que dans la soirée du 14 au 15 mars 2009, le Directeur d’exploitation du Golf de Saly est tombé dans un guet-apens sur la route de Saly. Il s’est fait «coincer» par deux 4x4 de couleur noire, sans plaque d’immatriculation. Le premier l’a arrêté en lui faisant une queue de poisson, tandis que le second l’a bloqué par la gauche. Un passager a baissé la vitre, demandant au Directeur: « Ca va bien au golf ? … Attention ! » En brandissant une machette. Ce dernier, a porté plainte contre X dès le 16 mars 2009 à la brigade de Saly.

«Cette agression coïncide étrangement avec une assignation délivrée quelques jours plus tôt par la SARL Golf de Saly contre la Sapco et la Sci les Prestiges du Golf qui l’ont dépossédé de 21 000 m² en toute illégalité, pour permettre la réalisation d’un programme immobilier : Les Prestiges du Golf.», précise le communiqué

Revenons sur les faits qui ont précédé ces événements.

Deux hommes d’affaires bruxellois (Belgique), sont tombés amoureux du Sénégal depuis de nombreuses années. Peu de gens le savent, mais ils font partie des pionniers de la station de Saly, qui doit son essor en bonne partie à leurs investissements tant financiers qu’humains.

Alors que Saly Nord, n’était qu’un projet pour la Sapco, ils ont eu l’idée de créer en 1994 un golf dans ce « no man’s land », transformant ce plateau désertique en espace vert boisé, engloutissant des sommes très importantes pour mener ce projet titanesque jusqu’à son terme (plantation de 60.000 arbres et autant de plantes décoratives sur soixante hectares, système d’irrigation, assainissement, construction du club house, etc… et avec, à la clef, création d’une centaine d’emplois).

C’est dans ces circonstances que la Sapco, voyant l’intérêt que représente un golf pour lancer des programmes immobiliers, lui a consenti le 25 mars 1997 un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans renouvelables par tacite reconduction.

La suite, tout le monde la connaît : Saly Nord a suscité un véritable engouement pour les promoteurs, et l’on dénombre aujourd’hui une vingtaine de programme de lotissements à l’origine d’un boom immobilier sans précédent.

Parmi ces heureux promoteurs figurent Messieurs Yves Treynet et Jean Claude Noisette qui ont profité bien plus que les autres de la notoriété et de l’image du Golf de Saly puisqu’ils ont proposé en 2002 au Golf de Saly de leur rétrocéder 26 000 m² sous réserve de l’accord de la SAPCO, pour réaliser la première tranche d’un programme immobilier de 60 villas sur le golf dénommé « Les Villas du Golf ».

Emballé par ce projet, M. Ndiouga Sakho, PDG de la Sapco, a donné son accord par protocole, signé le 13 octobre 2002, qui permet la cession d’un droit au bail de 26 000 m², extrait du bail du Golf de Saly, en vue de la réalisation de la première tranche de 35 villas par la SCI les Villas du Golf.

Ce protocole stipule expressément que « la deuxième phase de 25 villas devra faire l’objet d’un avenant de cession de droit au bail aux mêmes conditions et, qu’en cas d’arrêt des travaux par la SCI Villas du Golf, le Golf de Saly est seul à décider, soit de continuer lui-même les travaux, soit de réintégrer les terrains à ses espaces verts ».

C’est dans ce contexte que le Golf de Saly a cédé en septembre 2003, une partie de son droit au bail (26 000 m²) à la SCI les Villas du Golf, le Golf de Saly et la SAPCO touchant, en contrepartie, un « royalty » sur chaque villa vendue.

Le contrat stipule entre autre que tous les lots seront actés par la notaire Maître Ndeye Cissé, décédée récemment.

Là encore, ce programme fut un véritable succès puisque la SCI Les Villas du Golf a construit et vendu les 35 lots de la 1ère tranche, dont une dizaine à M. François Mathieu.

Il semble qu’avant de se lancer dans les affaires au Sénégal, M. Mathieu aurait dirigé une boite de nuit à Paris « Le WATIMI’S », rue de Rennes. Il aurait également été conseil juridique au Sénégal, activité qu’il aurait arrêté. Il réapparaît au Sénégal en qualité de directeur de Sen-Environnent, une société spécialisée en dépollution qui aurait été retenue pour la réhabilitation de la Baie de Hann.

C’est au même moment que M. Mathieu, se prévalant à qui veut l’entendre de ses relations privilégiées avec un ex tout puissant maire de Dakar, se rapproche de M. Treynet pour passer du stade de client à celui d’associé, lui proposant de réaliser avec lui la deuxième tranche de 25 villas.

Après s’être séparé de M. Noisette (qui n’honorera pas ses dettes vis-à vis du Golf de Saly) Monsieur Treynet accepte la proposition de Monsieur Mathieu et s’associe symboliquement avec lui au sein d’une autre SCI : Les Prestiges du Golf » pour réaliser la deuxième tranche.

Problème : il faut retirer encore 21 000 m² au golf pour pouvoir réaliser ce programme ce qui suppose l’accord du Golf de Saly, comme en 2002.

Pourtant, la SCI Prestiges du Golf obtient en décembre 2006 de M. Ndiouga Sakho, PDG de la SAPCO, une cession de droit au bail portant sur ces 21 000 m² sans aucune autorisation du Golf de Saly et en parfaite infraction avec le protocole du 13 octobre 2002. De cette manière, donc, plus aucune commission ne sera due au Golf de Saly, vu que la SCI Prestiges du Golf traite directement avec la Sapco. «La a SAPCO a dépossédé le Golf de Saly de 21 000 m² et a ainsi reloué deux fois la même parcelle tout en spoliant son propriétaire de ses droits de cession de bail! », indique le communiqué.

Ceci permet à Monsieur Mathieu de construire son programme dans une totale anarchie contrairement à la première tranche, n’hésitant ni à saccager des plantations pour les remplacer par du béton, ni à bafouer les plans qui avaient été établis dès 2003! «Pire encore : ses villas sont construites si près du golf que la sécurité n’est même plus assurée ! », dit le communiqué.

C’est pourquoi le Tribunal de Thiès a rendu le 30 octobre 2008 une ordonnance contre les Prestiges du Golf ordonnant l’arrêt immédiat des travaux de la deuxième tranche. Ordonnance réduite à néant quinze jours plus tard suite à une demande de rétractation introduite par la SCI Les Prestiges du Golf.

Une autre ordonnance du tribunal rendue le 25 septembre 2008 a autorisé Me Sourang Cissé, Notaire, deuxième épouse d’une haute personnalité de communiquer au Golf de Saly les statuts de la SCI Les Villas du Golf ainsi que la liste des acheteurs des lots, mais celle-ci n’obtempère pas et au contraire trouve tous prétextes pour faire traîner les choses. Personne ne connaîtra les raisons de ce refus d’exécuter une décision de justice, Maître Sourang Cissé étant décédée accidentellement entre temps.

Au même moment, le Golf de Saly reçoit un très important redressement fiscal et comme par hasard, M. Mathieu propose de lui racheter la totalité des parts de la société Golf de Saly Sarl, déduction faite du redressement fiscal dont il connaît le montant !

Ceci amène à se poser beaucoup de questions sur les liens de cause à effet entre ces différents faits troublants visant à déposséder les deux investisseurs bruxellois de leur entreprise.


Pour limiter le préjudice du Golf de Saly, les experts démonteront point par point les constatations des inspecteurs du fisc et démontreront que ce redressement n’avait aucune raison d’être. Mais l’administration de Mbour opposera une fin de non recevoir aux arguments du Golf de Saly, refusant en bloc toutes les justifications dont la pertinence était pourtant évidente.

Un recours gracieux a été déposé en janvier 2009 mais là encore, aucune réponse à ce jour.

Les campagnes menées par l’Etat pour attirer les investisseurs au Sénégal ne seront-elles stériles si rien n’est fait pour réparer cette scandaleuse spoliation.
A défaut, peut-on imaginer que de nouveaux investisseurs étrangers oseront encore se lancer dans l’aventure sénégalaise ?

En attendant une réponse, le Golf de Saly qui reste confiant dans la justice sénégalaise a assigné les 3 et 4 mars dernier, renseigne le communiqué.

Source: 24 Heures Chrono

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Lundi 29 Juin 2009





1.Posté par Mouss le 29/06/2009 15:55
c ça le sénégal d'aujourd'hui

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