Référence multimedia du sénégal
.
Google

USA-ISRAEL/PALESTINE: Ce que veut George W. Bush

Article Lu 1643 fois

Fin de tournée pour le président américain au Proche-Orient. Durant cinq jours, George W. Bush a tenté de relancer le processus de paix, histoire de tenir son objectif d’accord avant la fin de l’année. En vain. Ses déclarations en faveur d’Israël, "patrie du peuple élu", ont fortement déplu dans le camp arabe, où le pensionnaire de la Maison blanche n’est plus vu comme un médiateur.



USA-ISRAEL/PALESTINE: Ce que veut George W. Bush
George W. Bush l’a répété à plusieurs prises : la signature d’un accord de paix au Proche-Orient est "LA" mission de la fin de son mandat à la tête des Etats-Unis. Pas trop tôt, diront certains, après huit années passées à la Maison blanche. Objectif donc, faire aboutir le processus de paix, relancé à Annapolis fin novembre, avant le mois de janvier 2009. Le temps presse. Et George W. Bush le sait. Il est donc reparti en tournée cette semaine au Proche-Orient. D’abord en Israël, puis à Riyad, avant de se rendre à Charm-el-Cheikh, en Egypte, où il a rencontré samedi le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Une tournée au bilan plus que mitigé, à l’image de la précédente, au début de l’année, la première du genre pour le président américain, sept ans après son accession au pouvoir ! En cause, le discours controversé prononcé par le dirigeant américain jeudi à la Knesset, le Parlement israélien. George W. Bush a salué l’Etat hébreu comme la "patrie du peuple élu" et promis aux Israéliens qu’ils pourraient toujours compter sur le soutien de Washington face au Hamas et à l’Iran, renforçant un peu plus son image "d’homme des Israéliens".

Le monde arabe questionne la crédibilité de Bush

Des propos pour le moins malvenus, à la veille d’une rencontre avec les dirigeants arabes. Et ce d’autant plus que le lendemain, à Riyad, George W. Bush n’a eu d’yeux que pour le pétrole saoudien, ne prenant pas la peine d’évoquer la situation au Proche-Orient avec le roi Abdallah. Pour la presse arabe, c’en est trop. Les éditorialistes se sont insurgés contre l’attitude du président américain. "Le discours de Bush inspiré de la Torah [texte fondateur du judaïsme, ndlr] soulève des interrogations sur la crédibilité du rôle des Etats-Unis au Proche-Orient", écrivait ainsi samedi le premier quotidien égyptien Al-Ahram.

Sentant le vent tourner, George W. Bush a tenté de redresser la barre samedi. Et essayé de retrouver son habit, jamais vraiment porté, de "médiateur". Aux côtés de Mahmoud Abbas, il a d’abord rappelé qu’il était "absolument déterminé" à trouver un accord de paix avant la fin de l’année, permettant la création d’un Etat palestinien. "J’agis ainsi pour deux raisons. Premièrement, cela me brise le coeur de voir gâché l’immense potentiel du peuple palestinien (...) La seconde raison, c’est qu’il s’agit de la seule solution vers une paix durable", a-t-il déclaré.

Accord a minima ?

Dimanche, George W. Bush a de nouveau tenté de convaincre de son impartialité dans le dossier. Appelant les dirigeants du Proche-Orient à avancer sur la voix de la démocratie et de la liberté, il a salué une région qui abrite "des peuple énergiques, un puissant esprit d’entreprise et d’incroyables ressources". Au passage, il a une nouvelle fois tapé contre la Syrie et l’Iran, ennemis tout désignés.

Et d’afficher son optimisme, en dépit de toute réalité. Depuis novembre, les négociations de paix patinent. Dans les deux camps, les dirigeants sont affaiblis : Mahmoud Abbas est isolé en Cisjordanie et pourrait même, selon un député israélien, démissionner si les négociations de paix n’aboutissent pas d’ici six mois, quand Ehoud Olmert est soupçonné dans une cinquième affaire de corruption. La situation sur le terrain - l’agrandissement des colonies israéliennes en Cisjordanie, le blocus imposé par Israël dans la bande de Gaza, la mainmise du Hamas sur le mince territoire et les tirs de roquettes régulièrement effectués par les activistes palestiniens - annule la moindre avancée diplomatique.

Mais le président américain, lui, veut y croire. "Je crois fermement qu’en assumant les responsabilités et en faisant preuve de courage, nous pouvons parvenir à cet accord de paix cette année", a-t-il ainsi déclaré dimanche après-midi. Il précise toutefois que cela implique des concessions des deux parties, y compris de "durs sacrifices" de la part d’Israël. Un signal envoyé au camp arabe, histoire de contrebalancer les propos de jeudi.

Le retour de George W. Bush le candide ? Pas si sûr. Samedi, le président américain a dit vouloir aider à "définir" le futur Etat palestinien. Un mot qui n’est pas passé inaperçu dans le camp arabe, où on redoute que Bush ne se contente d’un accord a minima, afin de ne pas contraindre ses amis israéliens. Et revendiquer ainsi un beau succès diplomatique avant la fin de son mandat !

Source: Nettali

Article Lu 1643 fois

Lundi 19 Mai 2008


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State