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UN POSTE DE VICE-PRESIDENT POUR IDRISSA SECK? Latif Coulibaly réagit

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Ils sont des multirécidivistes. Ils ont été, depuis la fin des années 80, les principaux acteurs des tentatives de combines et de marchandages qui ont marqué l’évolution politique du Sénégal. Le binôme Abdoulaye Wade et Idrissa Seck a toujours fonctionné à merveille en la matière. Le Sénégal vit encore le traumatisme politique né des élections générales de février 1988.



UN POSTE DE VICE-PRESIDENT POUR IDRISSA SECK? Latif Coulibaly réagit
En ces temps là, le couple entre en négociations avec feu Jean Collin, tout puissant, ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République ordonnant de main de maître la marche du régime de l’ancien président Abdou Diouf. Il s’agissait alors, de concocter un Sénat et d’en confier la présidence à l’homme qui n’avait pas encore fini de contester les résultats électoraux et de ruminer une double frustration née de sa défaite à la présidentielle et de celle de son parti aux législatives.

L’idée est acceptée dans son principe. Quels moyens pour la rendre opérationnelle ? Jean Collin propose alors à ses interlocuteurs, la présidence d’une institution sans impact sur le fonctionnement et la marche de l’Etat. Ainsi, elle aurait permis à Abdou Diouf d’engranger un grand bénéfice politique. Il s’agissait, ni plus, ni moins, de caser et de faire taire l’opposant bouillant qui lui donnait beaucoup de fil à retordre. Le combat politique a été long et harassant. Le « guerrier » méritait bien un repos et le pays un répit pour se remettre au travail.

Abdoulaye Wade est sérieusement tenté, sauf qu’il réclame en outre, un changement en profondeur de la Constitution, qui attribuerait désormais un rôle éminent au président du Sénat à qui devrait revenir les prérogatives d’assurer l’intérim du chef de l’Etat, en cas de vacance du pouvoir. C’est Idrissa Seck qui mène les négociations au nom et pour le compte de son patron, il se montre inflexible sur la question de l’intérim. Jean Collin l’est tout autant dans son refus. Les négociations avortent. L’intransigeance dont ont fait montre Abdoulaye Wade et son émissaire sur la question de l’intérim trouve en partie son explication dans l’histoire. Il est vrai que Me Wade n’a jamais digéré ce qu’il a toujours pris pour une trahison de la part de l’ancien président Senghor qui lui a préféré Abdou Diouf pour sa succession. C’est sûrement pour cette raison que Me Wade a toujours considéré son prédécesseur comme une parenthèse dans l’histoire politique du pays.

Le « petit » a eu le temps de taper dans l’œil de Collin. Ce dernier le veut dans leurs rangs et pour Abdou Diouf. C’est non. Idrissa Seck refuse en lui demandant de s’adresser à Abdoulaye Wade pour qu’il lui en donne l’autorisation. La fidélité est remarquable. D’autres à sa place auraient cédé. Sans doute. Ils auraient succombé, d’autant qu’un pont d’or était préparé à Idrissa Seck qui serait devenu, s’il avait accepté, un gros transhumant. C’est du moins la version retenue par l’histoire. En tout état de cause, cet épisode du Sénat s’est clos sur un échec. Mais les tractations politiques n’en n’ont pas moins continué.

Les protagonistes du jeu émettent alors une autre formule de collaboration, en l’absence cette fois-ci de Jean Collin, emporté par le remaniement ministériel du 29 mars 1990. Abdou Diouf est en première ligne. Il négocie avec Abdoulaye Wade et réussit à le convaincre d’entrer avec d’autres membres de son parti dans le gouvernement. Le 7 avril 1991 : Abdoulaye Wade, Jean Paul Dias, Ousmane Ngom et Aminata Tall deviennent tous ministres, dans le premier gouvernement dit de « Majorité présidentielle élargie » d’Abdou Diouf Et Idrissa Seck ? Lui est parti chercher du savoir aux Etats-Unis. Pour mieux servir et se faire plus respecter par Maître. Ou se servir, le cas échéant, pourrait-on dire aujourd’hui. Ce sont-là les propres mots de Idrissa Seck : selon lui, « Me Wade ne respecte que les détenteurs de savoir et/ou d’argent ». Il a sûrement été à bonne école. Son évolution dans l’échiquier politique national au cours des ces cinq dernières années en est une parfaite illustration. Depuis plus de six mois, Idrissa Seck et Abdoulaye négocient et travaillent à la mise en place d’une réforme institutionnelle qui va créer un poste de vice-président dans l’armature étatique, pour le bénéfice du fils banni depuis 2004 et en phase de réhabilitation rampante, comme pour reprendre les termes de l’acte d’accusation des contempteurs de l’ancien premier ministre parlant de coup d’Etat rampant Les transactions engagées ne concernent pas que la distribution du pouvoir. Elles doivent permettre à terme, de solder les comptes concernant l’ important différend financier qui a été à l’origine de la « cassure » entre les deux hommes.

L’instauration du poste de vice-président est une obsession pour Abdoulaye Wade. Déjà, en juillet 1992, il était sur le point de conclure avec l’ancien président Abdou Diouf un accord politique pour devenir son vice-président. Sud quotidien révèle dans son édition du 16 juillet 1992 les termes de cet accord. A l’époque, les responsables du Parti socialiste sont surpris et se considèrent trahis par Abdou Diouf. La réaction dans l’opinion est violente, le pays est outré. Abdou Diouf fait marche arrière. Abdoulaye Wade sera candidat face au président sortant Abdou Diouf. Ce « deal », ce « combine beuré », comme l’appelait feu Fara Ndiaye, ex numéro deux du Pds et futur rallé à Abdou Diouf, avait pour objet d’éviter cette confrontation. Se souvenant sûrement de la suite « chaude » des élections générales de 1998, Abdou Diouf appréhendait sérieusement cette nouvelle perspective qui dressait face à lui son rival de toujours. Pour Abdoulaye Wade le « deal » conclu lui aurait permis de conquérir avec de meilleures chances, et avec moins de peine, le pouvoir. Son obsession de toujours. Encore une fois, c’est l’histoire qui bégaie entre la farce et la tragédie. Ou les deux à la fois !

Source: Sud Quotidien

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Lundi 3 Décembre 2007





1.Posté par NJIE BANGKOK le 03/12/2007 13:14
merci encore latif ,le senegal a besion des fils comme vous car a chaque fois que ces vautours tournent autour du pot , vs prenez votre plume pour eclaicir la situation,mais idy quidoit se rappeler de ce qu'il ns disait tjs ns les senegalais te bilahi s'il s'allie encore avec le vieux ,doufi lacoye dioye encore ,mane nac rouss na trop car je croiyais que politiquement c'est fini entre lui et le vieux.walam

2.Posté par vidad le 03/12/2007 14:00
« Me Wade ne respecte que les détenteurs de savoir et/ou d'argent », et le comble dans ce pays est que les "wade" font légion.
Moi mon problème est: comment quelqu'un qu'on a dégommé (avec sabar et casseroles) pour éviter une certaine "dualité au sommet de l'état" peut-il revenir, encore plus proche du "sommet"??

3.Posté par Ragountas le 03/12/2007 16:55
Idy c'est vraiment un guerrier. Bon ou mauvais je ne sais pas mais à vrai dire s'est du béton 'dégueur keuthit'. Finalement il a raison sur ses détracteur. C'est Wade qui a créé un voleur qu'on n'est jamais parvenu à démasquer. Aucune preuve malgré les oyens énormes déploiyés. Finalement jusqu'à l'extinction du soleil (et non à son couher) nada dara tous aucune preuve, aucune intimidation ne passe; donc pas de voleur. Sincérement je les critiquais bcp wade et Idy mais Idy n'est pas ausi versatil que certains le disent. Latif à souligner ici les tentative vaine du PS au de l'amener dans son camp au moment où être du pds n'était pas aussi sucré qu'il l'est aujourd'hui. Il avait dit qu'il est incapable d'avoir peur et c'est trés important Wade respecte ceux qui ont un savoir et de l'argent mais aussi qui n'ont pas du tout peur de lui. Mais malgrés tout wade et idy vs nous amerdez quittez le pouvoir et laisser nous n paix


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