Candidat à sa propre succession, Jean Ping a dominé mais sans parvenir à obtenir les 36 voix requises pour sa réélection. Son adversaire sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma l’a talonné aux trois premiers tours respectivement par 28-25, 27-26, 29-24 avant de monter à 32 voix au quatrième tour où cette fois-ci 21 abstentions ont été enregistrées.
Nkosazana Dlamini-Zuma a ensuite été contrainte de se retirer, laissant Jean Ping seul en lice. Malgré ce retrait, l’ancien ministre gabonais des Affaires étrangères n’a pas réussi à atteindre deux tiers des voix des 54 Etats membres de l’UA pour être reconduit, soit 36 voix, selon les statuts de l’organisation. Il se retrouve lui aussi éliminé.
Selon les statuts de l’UA, il revient au vice-président de la Commission d’assurer l’intérim pendant six mois, jusqu’au prochain sommet. Seulement voilà, le vice-président était lui aussi en fin de mandat. Les débats entre les chefs d’Etat membres de l’UA se sont poursuivis pendant de longues heures, avant d’aboutir à un compromis : Jean Ping devrait expédier les affaires courantes jusqu’au prochain sommet au mois de juillet, selon RFI.
En 2008, Jean Ping, soutenu par sa région d’origine d’Afrique centrale, avait été élu pour son premier mandat de quatre ans sans peine dès le premier tour 2008. Il a à son crédit plusieurs réformes réussies au sein de l’Organisation continentale. Il bénéficie du soutien de l’Afrique centrale et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Nkosazana Dlamini-Zuma bénéficie, quant à elle, de l’influence de son président, Jacob Zuma, au sein de l’institution, ainsi que du soutien de la Sadc, la Southern Africa Development Community, qui regroupe tous les pays d’Afrique australe.
Source Afriscoop.net avec agence