Courant janvier, la prévenue a été interpellée pour avoir versé son diner, de la soupe chaude sur sa voisine. Le certificat médical établit une incapacité temporaire de travail (ITT) de 21 jours.
Devant la barre, la prévenue a reconnu les faits mais a précisé que la victime était venue l’attaquer quand elle sortait de sa cuisine avec son plat de soupe qu’elle devait servir pour le diner.
‘’Je ne lui ai pas versé la soupe pour la blesser. C’est quand elle m’a attaquée que le plat s’est renversé accidentellement sur sa poitrine‘’, a-t-elle ajouté.
Cette histoire entre ses deux voisines est partie du fait que la victime avait auparavant tapé le fils de la prévenue. ‘’Son fils a jeté son ballon dans ma cuisine et m’a insultée. Je l’ai corrigé’’, a expliqué, la victime devant la barre.
‘’Elle m’a versée la soupe. Je me suis brulée la poitrine et le ventre et j’ai même perdu l’enfant que je portais’’, a souligné la victime qui a tout de même tenu à préciser qu’elle lui a pardonné.
Le témoin des faits, une vielle femme, a affirmé que le jour de l’incident, elle a essayé de les séparer quand la victime a attaqué la prévenue qui sortait de la cuisine avec le plat de soupe entre les mains.
Prenant la parole, le procureur a estimé que la prévenue est coupable des faits qui lui sont reprochés car , a-t-il lancé, ‘’elle lui a versé la soupe intentionnellement’’.
Les deux avocats de la défense ont, quant à eux, plaidé une application ’’extrêmement bienveillante’’ de la loi. Ils ont tour à tour souligné que ‘’une soupe qu’on doit servir pour le diner ne peut pas causer des brûlures’’.
Ses conseils ont évoqué la thèse selon laquelle leur cliente était obligée de lâcher le plat parce que la victime venait l’attaquer frontalement.
Le tribunal, après en avoir délibéré, l’a reconnue coupable des faits et l’a condamnée à trois mois avec sursis et a payer des dommages et intérêts d’une somme de 100.000 francs à la victime.
SKS/AD
source: A.P.S VIA PICCMI