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Transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal : Comment la Banque mondiale compte intervenir

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La transparence dans la gestion des affaires publiques est une préoccupation majeure de la Banque mondiale. Dans son rapport publié récemment sous le titre : ‘Stratégie d’aide-pays pour la République du Sénégal’ et distribué lors de la sixième réunion du Groupe consultatif du Sénégal à Paris, la Banque mondiale dégage sa stratégie d’intervention pour améliorer la transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal.



Transparence dans la gestion des affaires publiques au Sénégal : Comment la Banque mondiale compte intervenir
(Correspondant permanent à Paris) - La réunion du Groupe consultatif du Sénégal à Paris n’a pas été seulement l’occasion de discuter des montants de prêts qu’on devait allouer au Sénégal. Ce fut également un moment de diagnostic de l’économie sénégalaise. Les bailleurs de fonds ont traqué tout ce qui entrave l’essor de l’économie sénégalaise. Parmi ces obstacles, il y a le manque de transparence dans la gestion des affaires publiques. Et la Banque mondiale, dans un document intitulé ‘Stratégie d’aide-pays pour la République du Sénégal’, compte faire de la transparence son cheval de bataille. Le Groupe de la Banque mondiale utilisera ‘trois principes directeurs pour s’assurer que les principes de gouvernance sont systématiquement pris en compte dans ses programmes au Sénégal’.
Le premier principe vise ‘une transparence et une efficacité accrues dans l’emploi des ressources publiques’. Pour cela, il faut ‘l’amélioration de la transparence dans l’emploi des ressources publiques (qui) se heurte à plusieurs obstacles qu’il faudra lever au cours de la période couverte par la Cas’. Le Groupe de la Banque mondiale qu’elle ‘contribuera à éliminer ces obstacles par le biais de prêts, d’une aide ciblée financée par des fonds fiduciaires et de travaux d’analyse et de conseil dans les domaines clés, en partenariat avec le Gouvernement, la société civile et les bailleurs de fonds. Ces obstacles et les apports correspondants de la Banque’. Pour elle, il faut garantir une gestion transparente des dépenses publiques et des procédures de passation des marchés aux niveaux central et local. Déjà, un certain nombre d’initiatives ont été prises pour réduire le risque lié aux opérations d’investissement. Elles comprennent une aide aux professions de comptabilité et d’audit par l’intermédiaire d’un don Fdi, la poursuite de la collaboration entre la Banque et le ministère de l’Economie et des Finances pour améliorer la fonction d’audit interne et mieux évaluer la nécessité de mettre un terme aux projets à risque.

Pour bien mener cette politique de transparence, la Banque mondiale estime qu’il est nécessaire de ‘renforcer les institutions de contrôle pour la viabilité d’une gouvernance efficace’. Alors, ‘bien que la préparation du budget et son approbation par le Parlement fassent l'objet d'un examen minutieux au Sénégal (le budget est publié sur le site web du gouvernement), les contrôles rétroactifs effectués par les pouvoirs judiciaire et législatif sont insuffisants. La Banque apportera son soutien à la Cour des comptes pour s’assurer que les comptes de l’Etat sont examinés en conformité avec les normes internationales, y compris les réglementations régionales. De même, l’obligation de rendre compte sera renforcée, par un effort soutenu pour rehausser le rôle du Parlement et de la société civile en matière de surveillance et de contrôle de l’emploi des ressources publiques. Ces initiatives seront prises dans le cadre du programme du Wbi’, explique le document.

La société civile va également être mise à contribution. Car son ‘engagement (…) sera encouragé davantage par la mise en place de lignes téléphoniques d’urgence contre la corruption à Dakar et dans les autres régions. Une importance particulière sera accordée au renforcement du respect des lois et réglementations environnementales de 2001. Le résultat visé est la sélection systématique des investissements au Sénégal en fonction des réglementations en vigueur et le suivi par le gouvernement de leur conformité avec les normes environnementales’, estime la Banque mondiale.

Cette volonté de transparence doit passer aussi par la promotion d’une administration publique de qualité. Car selon l’institution de Breton Woods, ‘l’efficacité du gouvernement dans l’utilisation des fonds publics dépendra en grande partie de sa capacité à gérer ses ressources humaines et à stimuler la productivité de la main-d’œuvre. La Banque a pour objectif de fournir un appui à la fois financier et sous forme d’études d’analyse en plaçant cet élément au cœur d’une nouvelle série de crédits d’appui à la réduction de la pauvreté et en en faisant le thème central de l’examen prévu des dépenses publiques pour l’exercice 08. La Banque soutiendra des projets pilotes dans les secteurs de l’éducation et de la santé en vue de fournir des incitations basées sur les résultats et d’amener le personnel clé à accepter des affectations dans des régions mal desservies’. Sans compter que d’autres réformes basées sur l’audit récent de la masse salariale contribueront à améliorer ‘la transparence et à moderniser le système de paiement’.

Moustapha BARRY
Source: Walfadjri

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Mardi 16 Octobre 2007


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