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Traitement de l’information et « Droit de réponse » Pour qui se prennent les journalistes?

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Diffuser une information qui porte atteinte à un individu est la pire des choses que peut faire un journaliste, si les faits relatés ne sont pas vrais. Le sujet incriminé dispose ainsi d’un droit de réponse pour rétablir la vérité. L’application des dispositions juridiques mises en place est une des voies requises pour éviter les confrontations, échanges de politesses, ou simplement des procès en diffamation. Par ailleurs, tant qu’il se posera cette problématique de la rétention d’information, qui s’inscrit l’encontre des termes de la nouvelle loi de juin 2006 votée par l’Assemblée nationale, le gap d’un libre accès à des sources officielles sera comblé par celui des autres « sources ».



Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale du Sénégal (Synpics) a ouvert une série de rencontres mensuelles nommées « Carrefours pour l’éthique et la déontologie ». Le premier thème introduit, samedi dernier, a porté sur la problématique du « Droit de réponse » et de son bon usage à travers les médias. Quand un journaliste écrit un article, ou diffuse des éléments qui portent atteinte à la respectabilité ou à l’honneur d’un individu, ce dernier dispose d’un droit effectif de « rétablir la vérité sur les faits ». Ainsi, on assiste parfois à la publication, ou diffusion, d’un « Droit de réponse » par le biais d’un « Mise au point », d’un « rectificatif », ou autres éléments du genre. La formule d’usage est-elle respectée ? Comment s’applique le Droit de réponse ? Quelles sont les dispositions juridiques relatives au droit de réponse et à l’accès d’une information crédible pour éviter toute contradiction ? Sur ce dernier registre, le conférencier du jour Abdou Latif Coulibaly constate que : « le chapitre trois de la loi relative aux organes de communication sociale et aux professions de journaliste et de technicien apporte des éclairages à travers ses articles 10,11, et 12 ». Ainsi, les organes de presse sont tenus de diffuser, ou d’insérer, gratuitement les rectifications et réponses de toute personne nommée ou désignée pour des faits contestables. Parler du droit de réponse c’est aussi d’aborder la question du « Droit à l’information » et à son libre accès. À l’instar des grandes démocraties, le Sénégal dispose depuis juin 2006 d’une loi favorisant le libre accès à l’information. Selon Abdou Latif Coulibaly : « elle a été votée, presque en catimini, à l’Assemblée nationale. En ce qui concerne sa publication au journal officiel, je n’en sais pas trop. Personne n’en parle parce que c’est une loi qui ne fait pas l’affaire de certains. L’appliquer revient à dire que n’importe quel journaliste pourra aujourd’hui demander et obtenir un libre accès à toute information concernant les affaires politiques et les finances publiques ». Le Directeur de publication de l’Hebdomadaire « le Témoin », Mamadou Omar NDIAYE, pense que : « si la volonté d’appliquer une telle disposition juridique était prouvée, le Président de la République n’aurait pas besoin de faire jurer ses ministres de garder le secret des délibérations du Conseil des ministres. À moins que ce Conseil ne soit rien d’autre qu’une association de malfaiteurs ! ». Le journaliste pense par ailleurs que « la diffusion d’une information exacte, avérée » ne peut faire l’objet d’aucun recours juridique quelle que soit sa sensibilité. Selon lui, « le danger, c’est de dire des contrevérités et de les publier dans la volonté de nuire à quelqu’un ». Le journaliste admet que des cas de ce genre arrivent souvent parce que « les journalistes précurseurs ont désertés les salles de rédaction pour faire autre chose que du journalisme, et que des jeunes sans aucune expérience deviennent Directeurs de publication, Rédacteurs en chefs, et autres gros titres de responsabilités sans êtres capables de veiller sur le contenu diffusé à travers leurs supports d’informations ». Si certains pensent que le Droit de réponse est une « obligation pour rétablir la vérité », d’autres constatent qu’il ne sert à presque rien, face à une « réplique de la Rédaction » qui a toujours le dernier mot. Abdou Latif Coulibaly déclare que ce « droit de réplique » contribue également à éclaircir les choses « si on est de bonne foi ». La Secrétaire générale du Synpics indique qu’il serait judicieux de porter ces questions à un grand débat pour en faire des actes édités et distribués aux professionnels de l’information et aux citoyens qui « doivent tout savoir » sur leurs droits.

Source: Nettali

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Dimanche 22 Juillet 2007

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