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TRANSFERTS DE FONDS DES MIGRANTS EN AFRIQUE : Le ministère français de l’Economie entame des actions

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Paris-Bercy - "Transferts de fonds des migrants vers l’Afrique : de l’étude à l’action", tel est thème de l’atelier initié par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, dirigé par Mme Christine Lagarde et la Banque africaine de développement (Bad) présidée par Donald Kaberuka.

Plusieurs hautes personnalités du monde des finances, de la micro-finance, des représentants d’associations d’émigrés en France et en Afrique, le nouveau Consul général du Sénégal, à Paris, Léopold Faye, l’ancien Dg de la Bicis-Sénégal, Amadou Kane, actuel responsable Afrique-Océan Indien, ont pris part à ce débat très riche en enseignements.

La France a décidé d’accompagner, avec la mise en place de comptes d’épargne co-développement, qui permet à l’émigré de bénéficier d’une déduction fiscale s’il investit dans des projets de développement.

Ce séminaire-débat est organisé à l’occasion de la restitution d’une étude menée par la Banque africaine de développement à la demande du gouvernement français, sur les transferts de fonds en direction de quatre pays emblématiques de différences économiques et culturelles existant en Afrique que sont les Comores, le Mali, le Maroc et le Sénégal, avec ses 500 milliards/an.

Au nom du gouvernement français, M. Xavier Musca, directeur général du Trésor et de la Politique économique, a salué cette assistance nombreuse et diversifiée de près de 400 personnes, tous acteurs de développement, venus de loin pour répondre à l’invitation.

S’interrogeant sur la tenue du séminaire, le Dg du Trésor français a déclaré que le paysage de l’aide au développement est en profonde mutation. Il a noté qu’un premier phénomène est l’imbrication croissante des problématiques du développement avec les autres enjeux mondiaux, avant d’ajouter qu’"’aujourd’hui, il ne peut plus être question d’aide au développement dissociée de l’environnement.

Selon lui, le deuxième phénomène, en partie issu du premier, est la diversité grandissante des acteurs de l’aide au développement. Pour lui, les migrants sont des acteurs qui figurent au premier rang des forces motrices du développement. "Les transferts de fonds des migrants sont aujourd’hui supérieurs à l’Aide publique au développement ou à l’Investissement direct étranger dans le monde", a révélé le Dg du Trésor de France.

Le troisième phénomène, selon lui, est l’innovation au service du développement. "Vous le savez, la France a avancé simultanément dans deux directions : je pense en particulier à l’instauration d’une contribution internationale de solidarité sur les billets d’avion pour financer la centrale d’achat de médicaments Unitaid ou encore à la levée de fonds sur les marchés financiers pour financer la vaccination des enfants", a-t-il lancé aux participants.

"Comment penser que l’appui au secteur privé en Afrique, à travers les banques de développement ou l’Afd puisse être développé en faisant abstraction de migrants entrepreneurs et de leurs transferts d’argent vers l’Afrique ?, s’est interrogé Xavier Musca, avant de poursuivre que : "les transferts de fonds des migrants constituent une source importante et croissante de revenus et de capital pour le développement de nombreux pays en voie de développement".

Puis, il a été on ne peut plus clair, en déclarant aux participants : "soyons clairs, il ne s’agit pas de dicter l’orientation des fonds des migrants. Chacun est libre d’utiliser ses propres fonds à sa guise. Il apparaît cependant que nombre de migrants souhaitent optimiser leur épargne et investir dans leur pays d’origine, dans un environnement qu’ils connaissent bien et dans une activité bénéfique pour leur communauté".

Enfin, il a annoncé que son pays a décidé d’accompagner financièrement cette démarche, en créant deux instruments financiers destinés au financement de projets dans certains pays. Il s’agit du compte d’épargne co-développement permettant à tout émigré titulaire d’une carte de séjour en France, de bénéficier de déduction fiscale dès lors que l’épargne est investie dans des projets au pays d’origine et un livret d’épargne co-développement permettant de constituer une épargne, qui ouvre droit à une prime lorsqu’il contractera un prêt aux fins d’investissement.

Source: Le Soleil

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Mardi 29 Janvier 2008

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