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TOUT LE MONDE CRITIQUE MUGABE: UN AFRICAIN REPOND ''Comment les Occidentaux se moquent des Africains et intoxiquent l'opinion publique ''

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Qui se rappelle encore de Mocktar MBow?

Moktar Bow était le secrétaire général honoraire de l'Unesco. A son époque, la Grande-Bretagne et les USA se sont retirés de l'Unesco pendant que la France, l'Allemagne et l'Italie suspendaient leur participation financière. Pourquoi? Parce que Mocktar MBow avait voulu casser le monopole de l'information tenu par les agences de presse et les médias. occidentaux. Aujourd'hui, ce monopole se fait sentir cruellement. L'Afrique (surtout les Congolais de la RDC) gobent les infos des médias occidentaux sans aucun esprit critique. Des pogroms ayant causé la mort d’une soixantaine de personnes de nationalités différentes et la destruction de biens dont les Sud Africains, comme les Occidentaux, refusent de donner une estimation, n'ont conduit à aucune protestation, aucune manifestation, aucune crise diplomatique, que ce soit en occident ou Afrique. Qui peut imaginer quelle aurait été la réaction occidentale, si, en temps de paix, les Congolais avaient agi de la même façon contre "Ceux-d'à-côté"? Ou si cela avait eu lieu au Zimbabwe? Ce qui se trame contre le Zimbabwe, le Zanu-PF et Mugabe ne s’est produit précédemment que contre Lumumba. Et si Mugabe arrive à tenir tête, c'est parce que l'armée, la police et les différentes forces de sécurité n'ont pas été formées en Occident, mais dans les pays communistes (Cuba, Corée du Nord) et que son armée n'a aucune tradition coloniale.



Voyons comment les Occidentaux se moquent des Africains et intoxiquent l'opinion publique internationale.

Mercredi 18/6/08, BBC World avait diffusé abondamment un reportage sur la guerre civile qui a lieu depuis 2 ans, au nord-Ouest du Kenya, au Mont Egon. Là, des milliers de personne sont devenues des déplacées internes et les populations autochtones réclament leurs terres ancestrales. Ce qui était au départ une révolte est devenu une insurrection armée. La police et l'armée kenyanes brûlent les maisons, les récoltes et détruisent des villages entiers qui n'obtiennent d’autre aide que celle de Médecins sans frontières.

Jeudi 19/6/08, Raila Odinga passe à BBC World pour critiquer Mugabe et appeler les Chefs d'Etat africains à prendre position contre Mugabe, alors qu'il y a eu des centaines de morts aux élections dans son propre pays! Alors que dans le Rift Valley, les populations autochtones ont chassé les Kikuyu pour récupérer leurs terres ancestrales!

Le président sénégalais Wade condamne le régime de Mugabe alors que son pays, havre de paix et de tranquillité, ne parvient pas à nourrir la population et que les jeunes fuient le pays en risquant leur vie. Son ministre des Affaires intérieures soutient à Paris les expulsions des Africains (dont des Sénégalais) et soutient aussi l'immigration sélective. En d'autres termes, il favorise le départ de la main d'oeuvre qualifiée et du personnel médical sénégalais vers la France!

Kagame s'y met aussi sur BBC World pour conseiller à sa façon les Africains. Alors qu'il est président d'un Etat policier et sans opposition, dirigé par une seule tribu et qu'il fait de scores digne de Mobutu ou Eyadema au sommet de leur pouvoir!

Derrière BBC World, CNN, CNBC, Sky news, France 24, TV5 monde, il y a une stratégie qui consiste à faire des Africains des eunuques et à les pousser à en assumer les fonctions comme dans les harems ou les cours des empereurs chinois. Qui a noté ou remarqué une critique quelconque de l'Union Africaine ou d'un quelconque Etat africain contre la directive Retour de l'Union européenne.

Ou encore une critique d’une ONG africaine des droits de l'homme, alors même que les ONG congolaises comme Asadho, voix des sans Voies etc, qui vivent des oboles des ambassades occidentales, ne sont plus que l’ombre d'elles-mêmes. Et que les sans-papiers et illégaux africains feront jusqu'à 18 mois de détention et subiront un bannissement de 5 ans de l'Europe, y compris les mineurs!

Evo Morales Ayma, le président bolivien, dans une lettre datée du 11 juin 2008, a critiqué sévèrement cette directive de l'Union Européenne. Mais ses pairs africains, les alter-mondialistes africains et les ONG africaines des droits de l'homme ne l’ont pas du tout soutenu!

Hugo Chavez vient de passer à l'action en fermant le robinet du pétrole vers l'Union Européenne, même si celle-ci importe seulement 0,7% de son pétrole du Venezuela. En revanche, que ce soit le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, l'Angola, aucun des producteurs africains de pétrole n'a réagi!

Qui se rappelle que N'Krumah avait unilatéralement retiré le Ghana du Commonweath?
Qui se rappelle aussi que Modibo Keita, N'Krumah, Sékou Touré, Massamba-Débat ne se laissaient pas chatouiller les orteils par les Occidentaux?
Qui se rappelle encore que Charles David Ganao, ministre des affaires étrangères de la RP du Congo avait défendu la cause de l'Afrique aux Nations Unies dans un discours de plus de 2 heures?

Ce que disait le professeur Buakasa sur le Congo (Zaïre) vaut aujourd'hui pour l'Afrique: l’Afrique ne peut même pas s'arrêter de reculer.

L'occident, les nantis et les dirigeants africains se réjouissent.

L'Afrique profonde, l'Afrique de laissés-pour-compte et des souffre-douleur est en train de dépérir.


Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Public & Policy Affairs Consultant

Source: michelcollon.info

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Lundi 7 Juillet 2008





1.Posté par zo le 07/07/2008 10:45
nous malheureusement on a pas de chef d'etat.
l'afrique est dirigé par des non africains, des gens qui veulent que rester au pouvoir
et font ts leurs possible pour ne pas faire mal au dirigeant europeens par peur de perdre
le pouvoir.celui qui ose les dire non est automatiquement considéré comme dictateur.
mugabe ,chavez,thomas sankara,lumumba...............................................................
vive l'afrique.

2.Posté par lk le 07/07/2008 11:54
bro i am with you all they want i mean the europeens are someone who take care of their interests,Bob marley was right in africa united,alpha was right with nos dirigents sont des imbeciles

3.Posté par Thierno Seck le 07/07/2008 12:14
Voila un texte qui ouvre un débat, chose rare sur les sites d'infos sénégalais. Je tiens d'abord a que les atremondialistes soutiennent effectivement la réaction sud-américaine. Cela m'a étonné aussi que les africains n'aient pas réagi a la directive européenne sur la rétention et la reconduite. Comment pourra t-on accepter de voir nos frères et sœurs en prison pendant 18 mois sans passer par la justice dans des conditions plus que déplorables (exemple de Malte, de Vincennes, etc)?
1. Je crois que le problème de nos pays résident d'abord dans le fait que nous n'avon spas d'Etats. On ne peut pas continuer de se leurrer, le Sénégal n'est pas un Etat encore moins démocratique. Senghor s'était taillé un banthoustan a sa taille pour rever et rédiger des poémes dans la tranquillité. Avait il cherché a savoir ce que seraient les sénégalais des années 2050? J'en doute. ce qui a intéressé ce francais pur jus c'était de faire plaisir a ses amis les anciens colons en considérant son peuple comme des sauvages.
Le Sénégal ne jouit d'aucune institution autonome ni publique ni privée. Une personne peut tout remettre en cause et cela sans aucune contrainte. Une telle organisation est vouée à l'échec. Et de cet echec, nous parlons.
Nos pères fondateurs, si tant est qu'il en ai eu un jour, nont pas mis de gardes fou, et n'ont cherché qu'a plaire a Senghor qui a détrui notre pays pour de bon.
Je crois que ce sont les institutions qui déterminent un pays. Si nous avons tant de problème actuellement avec notre Timonier, Wade le beau, me magnifique, et sa clique d'ignares, c'est bien a cause de cet abssence d'Etat et d'Instituitions.
Nous avons juste eu la chance sous Diouf d'avoir eu quelqu'un qui ne s'interessait que de trés peu a notre pays et donc qui n'a jamais cherché a s'amuser avec nos instititions de facon vulgaire. Il n'avait pas d'enfant peu diplomé a pistonner.
Wade a eu le mérite de remettre le Sénégal a sa place, celle des Républiques bananières. Une seule personne dirige tout, commande tout, a main sur tout et parle de tout. fausses réformes de la justice, des marchés pubics, aéroport, intégration africaine en trompe l'oeil et manipulation des lois et des textes.
Beaucoup de pays africains ont déja vécu cela, le Cameroun, l'Egypte, le Gabon, la Tunisie, etc...
Dans tous ces pays les premiers présidents ont d'abord chercher a jouir et non a batir.
Si nous avons des choses a dire ce n'est pas a des personnes, wade le magnifique n'en a plus pour longtemps et les personnes passent, mais nos institutions doivent etre mises sur pied et consolidées. Sinon on sombrera dans la misère plus intense et la guerre civile généralisée.
2. Il n'y a pas eu de décolonisation mentale au Sénégal et un peu partout en Afrique. On a cherché a encore magnifier l'opresseur au lieu de former le Sénégalais moderne. On ne s'est même pas posé la question de ce qu'est la culture sénégalaise. etant un creuset de cultures et de langues, le Sénégal et les pseudos Etats africains partaient avec un potentiel énorme tout comme un risque d'implosion de taille. Le malheur est qu enos élites ont vite compris l’interet qu’il avait de mettre les composantes de nos pays les unes contre les autres pour mieux en tirer les ficelles. Partout en Afrique les élites mettent de l’huile sur le feu ethno social pour durer et cela a un prix fort.
Nous cachons notre visage derrière un doigt en pensant qu’on peut passer d’une phase d’oppression longue a une liberté extrême en une journée ou en quelque années. Il faut un travail d’éducation, et nous sommes obligés de nous retrouver derrière des idéaux pour rester uni et avoir un but commun. Avec autant d’ethnies et de cultures différentes, nous ne pouvons penser a batir des Etats mono linguistes, mono culturels, cela est irréaliste. Etat moi-même wolof, je n’espère pas un Etat wolof au Sénégal et je crois qu’on devrait nous tous trouver de vraies raisons d’être ensemble que le haser des découpages arbitraires des frontières. En mettant en commun toutes ces richesses, on creera des synergies qui feraient avancer notre pays rapidement et permettraient de créer une vraie communauté sénégalaise se retrouvant dans les richesses de ses composantes.
Bien entendu la solution de facilité a été adoptée, la langue du colon, un peu de son savoir faire administratif. Les partisans d’une intégration hasardeuse africaine usent souvent de l’argument de la fin des conflits ethniques et de la constitution d’un idéal noir. Pourquoi pas. Mais d’abord quelles sont les valeurs sénégalaises que nous défendons ? Pris au hasard dans des villes du monde différent, de cultures ethniques différentes, cent sénégalais défendraient ils la même chose ? J’en doute fort. Le travail sur les valeurs communes n’a pas vraiment été fait. Le drapeau pourquoi pas, un hymne plutot folklorique, poiurquoi pas, mais est ce suffisant ? nous devons remercier Dieu pour les croyants majoritaires que les valeurs partagées soient a base religieuse. Cela n’exclut en rien les animistes de notre pays.
Il faut batir un idéal commun, partager des valeurs simples et faire avancer notre pays.
3. les errements des politiciens africains partent des deux points précédents. Il est simple sur le continent d’être président a vie ou dictateur car on est plutot chef de village et pas leader national.
Il faut dans les pseudos démocraties soudoyer icones ethniques, maraboutiques, et avoir une machine a promesse face a des populations peu éduquées pour passer chef D’Etat et le rester par la manipulation législative ou par les armes.
Nos élites ne croient pas en la réussite future de nos pays et le montrent tous les jours. En me limitant au Sénégal, je ne comprends pas le jeu politiques. J’ai du mal a saisir le pourquoi du harcelement policier du pouvoir tout comme le harcelement médiatique de l’opposition.
Il devait y avoir des choses a ne jamais faire chez nous. Nous sommes passés par l’esclavage, la colonisation et actuellement par le racisme d’Etat des anciens colons. Pourquoi devrait on en arriver a la violence entre nous ? ne devrait on pas sacraliser l’intégrité physique et morale de tout un chacun chez nous. Il est vrai qu’en l’absence de toute institution, le jeu politique fait plutot figure de combat de gladiateurs et n’apporte rien a la construction d’un Sénégal futur.
Tant que nos élites sont plus prompts a plaire a l’ancien colon qu’a plaire a leur propre population, n’esperons rien. Il n’a pas que les politiques. Beaucoup de sénégalais font la même chose, recherche effrénée de nationalités occidentales, accouchement dans les pays a facilité de nationalité, extravestissement culturel a domicile, complexe d’infériorité et j’en passe. Accabler les politiques oui, mais on devrait tenter une scéance de NDEUP* collective pour voir ce que ca donne.
Je n’ai pas le temps de parler de tout, mais les errements de nos élites sont prévisibles et demeureront tant que l’on ne pense pas notre pays. En cela les intellectuels ont des comptes a rendre !
4. Pour en revenir au cas Mougabé, c’est un cas d’école. Tout y est, acharnement médiatique des ex colons, propagande moderne, raidissement intérieur, paranoia de Bob etc. Voila quelqu’un qui avec de bonnes intentions a mené son pays a une faillite économique effective, inflation record, production en baisse, etc.
Nul n’ignore qu’il y a derrière tout cela une certaine main britannique. Mais en connaissant les rapports de force Robert devait se trouver un bon planning pour évaluer les risques liés surtout a sa volonté de libérer les terres mal acquises par les blancs. Je trouve bien qu’il faille distribuer les terres aux noirs, mais cela doit etre bien accompagné et ne doit pas se faire pour des raisons politiciennes.
A moins d’être un naif Mugabé savoir ce qui l’attendait, et qu’il ne serait pas soutenu par ses pairs africains Mbeki excepté. En fait il y a un malentendu dés le départ. Mugabé a bataillé ferme pour son indépendance tandis que pour la quasi-totalité des autres c’ést un « cadeau » de l’ex puissance coloniale. Les mentalités sont forcément pas les mêmes.
La seule chose que j’ai a condamner c’est la violence et le harcellement, leu DIC a eux est un peu plus radical que Chez Wade. On n’a pas a lever la main sur nos frères, ca doit etre un principe. C’est pour ca que je condamne Robert.
L’information étant manipulée par les puissances pour leurs interets, les africains savent ce qui les attend s’ils passent outre la volonté des ex colons.
Pour Wade c’est vite fait, il sera privé de soins dans les hopitaux francais . Je ne suis pas diplomate mais espère une sortie heureuse de ce cas Mugabé sans voir le sang de nos frères. Quand a l’opposant, le cas Wade m’a servi a une chose, a ne rien attendre des grandes gueules qui passent leur temps sur CNN, RFI, BBC, etc..
Le temps consacré aux voyages payés par les ambassades étrangères devrait etre utilisé pour voyager en profondeur dans notre pays et éduquer la population. Pourquoi pas des cours d’alphabétisation civique, aider les populations enclavées a voyager pour dévouvrir les éléments de notre pays et faire des conférences utiles et pas démagos partout dans le pays ?
On doit faire la politique autrement.
Wa salam

4.Posté par dio le 07/07/2008 17:57
pour moi sont tous de pd...rien que des pd...des incapables qui ne peuvent meme pas se defendre ni s'unir....

5.Posté par dio le 07/07/2008 18:01
les africains ce sont tous des làches... devant leur mari blancs...ils n'hesitent pas à lacher leur frere africain....c est la cervelle qui nous manque....

6.Posté par amoctad le 07/07/2008 18:04
Une analyse trés pertinente.
L'Afrique est toujours dans les liens de la Colonisations masqués. En effet, London, Paris, Bruxelle et Washington a toujours ls yeux et les mains sur nos Chefs d'Etats et sur nos pays. C'est tout simplement parce que nos pays et ns dirigents ne sont montrés incompétent de nous gouverner en toute démocratie et en toute tranquilité. C'est pourquoi, lors de chauqe élection, on nous envoie des observateurs étrangers. A t-on jamais vu des observateurs africains lors des élections aux USA ou en France? Jamais.

7.Posté par Salam le 07/07/2008 18:47
Moi personnellement je ne comprends ce vieu MUGABE à mon avis je pense k MUGABE lui meme a peu de ceder le pouvoir et pense aussi s'il quitte le pouvoir il sera mort mais si c'est la richesse ce vieu l'est déja pendant une veingtaine d'années au pouvoir alor ici en afrique on a tout ce qu'il nous faut et je ne vois plus ce qui encor l'exciter à rester au pouvoir je ne comprend rien avec la pression de tout le monde le vieu resiste tjjrs c'est incroyable ca vraiment

8.Posté par MOGO le 07/07/2008 21:01
Je sui personnelle déçu par le politique sud africaine dans cette crise au zbw. Dire que ce pays veut représenté l'afrique au NU. Comment peut-on encore soutenir un Mougabé dans ces conditions simplement pour lui être reconnaissant pour sa lutte de libération? Mandéla nous a montré un bel exemple.
Pourquoi sacrafier encore des générations en jouant au poker. Car tous ces présidents qui ont et qui continuent à soutenir Mugabé espère bientôt une fin comme à la Fidele Castro.
Ne pointez pas l'occident nous sommes à l'origine de tous nos maux.
C'est très facile d'accuser les autres.
Salam

9.Posté par A salam le 07/07/2008 23:32
SALAM c'est toi ki est incroyable .Avant de participer à un forum renseigne toi au lieu de dire des conneries . Je ne veux même pas t'expliquer le cas Mugabe. Renseigne toi stp

10.Posté par AL le 07/07/2008 23:55
segne thierno seck, tes arguments sont trés pertinents. merci. Je voulais ajouter que ces soit-disants dirigeants que l'on a ici comme ailleurs en Afrique, de par leur façon de faire la politique, de par leur façon de gérer les deniers publics et par leur façon, propre à eux, de baillonner leur propre peuple, ne pourront jamais mener le combat si cher à K. Nkrumah vers un gouvernement unifié. Et c'est regrettable. Merci

11.Posté par Laye le 08/07/2008 07:32
Vous commencez à découvrir le vrai visage du Président Mugabe qui n'est en définitive qu'un tyran doublé d'un grand manipulateur ayant ruiné un pays jadis riche et prospère et dont l'agriculture et l'élevage florissants faisaient pâlir d'envie tous ceux qui le visitaient. En effet, pour se maintenir au pouvoir, Mugabe s’est autorisé une réforme agraire mal pensée et exécutée de façon aléatoire et dont la toile de fond est un populisme frisant le racisme. Tout récemment, il s’est attaqué à l’industrie zimbabwéenne qu’il a décidé de dépecer au profit de ses amis et associés politiques en leur accordant une prise de participation majoritaire. Reconnaissons tout de même que c’est du jamais vu sous nos cieux à l’exception de l’ex-Zaïre et de sa Gécamines. Le résultat on le sait pour ce qui concerne cet immense pays qui constitue le gâchis le plus inacceptable du point de vue moral et politique. Il faut donc cesser de parler de lutte ouverte livrée à l'Occident ou de libération du pays par Mugabe et son équipe. Il est malsain de le maintenir au pouvoir d'une manière ou d'une autre en lui permettant de continuer son pillage et ses activités tyranniques. Mugabe et ses acolytes constituent une menace et une honte pour le Zimbabwe et l'Afrique en général. Le peuple zimbabwéen a assez souffert des activités mafieuses menées par ces incompétents et corrompus qui n'ont en tête que leurs propres intérêts. Demandez aux Congolais de la RDC qui connaissent bien l’armée de Mugabe et sa haute hiérarchie militaire et qui ne cessent de piller ce fabuleux pays sous prétexte de lui porter assistance. Il faut savoir que tout ce que Mugabe est en train de faire ne vise que son maintien au pouvoir. Les fermes et autres terres productives ont été confisquées et elles sont tombées en jachère alors que le peuple n'a plus de quoi manger et l'on continue à nier cela en voulant faire porter le tout à l'Occident. En 1992 par exemple, Air Zimbabwe avait plus d'avions qu’Air Afrique, Kenya Airways ou Nigeria Airways. Qu'est devenue toute cette belle flotte héritée de l’époque d’Ian Smith ? Mugabe est foncièrement raciste et intolérant. Il ne recule devant rien pour satisfaire ses ambitions funestes. En 1982, pour "africaniser" son armée de l'air, Mugabe n'avait pas hésité un seul instant à mettre le feu aux hangars de Thornbold qui abritaient les avions de la chasse zimbabwéenne et d’en faire porter la responsabilité aux pilotes militaires zimbabwéens blancs qui furent tous expulsés vers la Grande Bretagne parce qu'il voulait tout simplement, lui Mugabe, faire disparaître toute trace blanche dans les effectifs militaires zimbabwéens. Et c’est la même logique d’anéantissement qui l’a guidé lorsqu’il s’est agi d’éliminer dans le maquis tous ses opposants supposés ou avérés. Joshua Nkomo et les Ndebelés n'ont dû leur salut qu'en acceptant de se faire absorber par la Zanu PF en 1987 après les massacres et autres exactions qui ont eu lieu dans le Matabeleland entre 1982 et 1987. Enfin, sachez que Mugabe et le Zanu PF ne peuvent aucunement faire l'affaire du peuple Zimbabwéen dont ils n'ont pas à cœur les intérêts et ambitions. L'Afrique doit se regarder en face et prendre une décision courageuse en faisant comprendre à Mugabe que trop c'est trop. A défaut de cela, nous serons tous comptables de ses agissements devant l'histoire. Le monde nous observe et ne se prive point de rire sous cape.

12.Posté par Laye le 08/07/2008 07:33
Mugabe était un enseignant avant son engagement en politique. Il est diplômé de l'Université noire sud africaine de Fort Hare où il a eu comme condisciple un certain Buthelezzi, fondateur de l’Ikhatha Freedom Party (IFP). Il s’est très tôt mis au service de Josuah Nkomo, le père du nationalisme africain dans l’ancienne Rhodésie. Personne ne connaissait Mugabe. C’est Nkomo qui faisait le tour de l’Afrique et du monde pour rallier l’opinion internationale à leur cause. Sitholé, James Sikeremaya et tant d’autres nationalistes avaient pour mentor Joshua Nkomo qui appartenait à l’ethnie Ndebelé. En effet, Nkomo a pris conscience, très tôt, de la condition de l’homme noir en Rhodésie du Sud. Et c’est à partir de ce constat qu’il a commencé à rassembler les travailleurs des chemins de fer et d’autres secteurs de la vie économique pour les rallier à sa cause.
Le Zimbabwe ne l’oublions pas à l’instar de nombreux pays africains est aussi victime du tribalisme et de « l’ethnicisme ». Les Ndebelés sont originaires de l’Afrique du Sud car ils constituent un démembrement du groupe Zulu. Chaka semait la terreur et les gens étaient constamment « on the run ». Donc, ils ont quitté l’Afrique du Sud pour essaimer au Bostwana et dans l’actuelle Zimbabwe. C’étaient de redoutables guerriers qui ont mené la vie dure aux Shonas jusqu’à l’arrivée des Britanniques notamment avec John Cecil Rhodes. Les Shonas ont toujours vu les Ndebelé comme une population allogène c'est-à-dire venue d’autres contrées. Mais les Shonas ont aussi une multitude de sous groupes. Mugabe est plus proche culturellement parlant d’Alfonso Dhlakama l’ancien patron de la Renamo qui est originaire d’un autre sous groupe shona vivant au Mozambique que d’un Ndebelé habitant à Bulawayo. Mugabe après un séjour au Ghana où il épousa sa première femme Sally Ayfron (décédée en 1992 des suites d’une longue maladie), décida de rentrer au Zimbabwe. Il se sépara de Nkomo dès son retour à la suite de divergences idéologiques mais certains avancent qu’il ne voulait pas être au service d’un Ndebelé lui un Shona, pure souche. La lutte armée au Zimbabwe (ex-Rhodésie) n’a vraiment débuté que le 28 avril 1966 à l’instigation de Joshua Nkomo de la Zapu et d’autres dirigeants de la Zanu comme Sithole, Malianga et Leopold Takawira qui furent par la suite arrêtés de même que Mugabe qui faisait partie du Politburo (BP). La guérilla n’avait pas de bases de repli car le Portugal était présent au Mozambique et Kamuzu Banda du Malawi ne voulait rien entendre. Il ne restait que la lointaine Tanzanie et la toute proche Zambie qui subissait très souvent les foudres répétés des Selous Scouts de Ian Smith. Donc, vouloir réduire la lutte zimbabwéenne à Mugabe est une distorsion historique. Il y a eu de valeureux combattants qui ont lutté comme ce n’était pas possible à l’instar de Josiah Tongogara, du Brigadier Felix Muchena, de l’actuelle Vice Présidente Joyce Mujuru et son mari le Général Mujuru, Georges Silinduka, Jason Moyo et tant d’autres au niveau de la Zipra (Nkomo) qui sont tombés dans l’oubli. Mugabe a, en fait, récupéré, en bon politique, à sa sortie de prison, le combat militaire qui se menait à partir du Mozambique en éliminant progressivement tous ceux qui pouvaient lui porter ombrage en prenant soin de s’entourer de marionnettes comme feu Simon Muzenda, son ancien Vice Président qui excellait dans la danse et les pitreries…


13.Posté par Abu le 08/07/2008 07:37
Voici un pays qui avait tout pour réussir et faire partie des premiers pays émergents du continent africain. Hélas par la faute d’un homme et de son équipe, le Zimbabwe occupe actuellement une place peu enviée dans le concert des nations. En effet, après de longues et difficiles négociations et une guerre civile meurtrière, les Accords de Lancaster House permettaient à la majorité noire d’accéder au pouvoir. L’on était en avril 1980. Les apparences étaient sauves des deux côtés car les membres de la minorité blanche qui voulaient rester ou qui n’avaient nulle part où aller pouvaient pousser un grand ouf de soulagement parce que ses intérêts politiques et économiques étaient préservés pour dix ans. Dix ans me direz-vous ce n’est pas une éternité dans la vie d’une nation. Effectivement, les choses ont commencé à bouger dans le mauvais sens à partir des années 90 lorsque le gouvernement a commencé à évoquer la possibilité qui s’offre à lui d’acquérir de manière pacifique ou forcée, des fermes pour y réinstaller la majorité noire sans terre. Mais comme Mugabe était à l’époque le chouchou des puissances occidentales qui ne lui refusaient rien, l’affaire fut classée sans suite. Il ne faut pas cependant oublier qu’il y a eu une première phase de redistribution de terres au début des années 1980, tout juste après l’indépendance avec la participation de la Grande Bretagne, des Etats-Unis d’Amérique et de la majorité des pays nordiques (Suède, Danemark, Norvège et autres). Mais à quoi avions-nous assisté à l’époque ? La nouvelle nomenklatura politico-militaire noire avait fait main basse sans vergogne sur les bonnes terres en les redistribuant à ses amis et obligés. Donc, l’argent que le gouvernement de Mme Thatcher avait débloqué à cette fin fut détourné et se retrouva entre les mains des dirigeants de la Zanu et de quelques autres privilégiés. Et dire que la dernière saisie de fermes blanches et de certains fermiers noirs qui ne sont pas en odeur de sainteté auprès de l’actuelle classe dirigeante va régler le problème est un leurre de plus que Mugabe et son régime à bout de souffle essaient de nous faire accréditer. Mugabe a réussi à berner tout son monde et les dirigeants africains en premier lieu parce qu’en fait de réforme il se sentait menacé suite aux résultats calamiteux de son référendum qu’il avait organisé pour accroître ses pouvoirs, en 2000 qui fut sanctionné par un cinglant non donc il fut obligé de faire marche arrière. La colère de la population urbaine grondait et il décida de passer à la vitesse supérieure en lançant cette réforme insensée qu’il savait irréaliste et populiste. Le résultat est là, palpable et connu de tous. Maintenant le constat est plus qu’amer parce que le Zimbabwe n’est jamais tombé aussi bas. Son économie jadis florissante est partie en lambeaux. Les quelques rares usines qui restent tournent au ralenti. Sa population active qui faisait partie de la mieux formée en Afrique Sub Saharienne a soit pris le chemin de l’exil, soit en proie au doute, au découragement ou bien est victime du Sida qui fait des ravages en son sein. Son état moral est des plus bas et les classes vulnérables sont plus exposées que jamais auparavant. En ce qui concerne les sanctions, il faudrait faire preuve de beaucoup de circonspection dans leur application parce que la population qui souffre terriblement actuellement risque d’en être la première victime. L’on ne peut non plus rester les bras croisés et laisser le champ libre à Mugabe et à son régime incompétent pour qu’ils continuent à persécuter les braves Zimbabwéens qui ne demandent qu’à vivre dans la paix, la quiétude et la dignité. Pour cela, il faudrait essayer de mettre en œuvre une politique de sanctions ciblées en s’attaquant aux biens mobiliers et immobiliers de l’ensemble des dignitaires de ce régime qui fait honte à l’Afrique. Parce que Mugabe et ses différents responsables politiques ou militaires ont eu amplement le temps de s’enrichir outrageusement en planquant l’ensemble de leurs biens dans les pays occidentaux à savoir au Royaume Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvelle Zélande, Australie sans oublier chez les dragons asiatiques tels que la Malaisie, la Thaïlande, Singapour, Hong-Kong et plus près du Zimbabwe en Afrique du Sud. Donc, il y a nécessité d’associer ces pays à la campagne de sanctions ciblées pour qu’elle connaisse un début d’exécution réussie sinon ce serait peine perdue et la population va encore subir les foudres de Mugabe et de ses complices qui ne reculeront devant rien pour garder le pouvoir et se perpétuer aux affaires en faisant toujours preuve de plus de cynisme et de perversion cruels. Il faut avouer que nous sommes confrontés à un véritable drame cornélien. Pour la petite histoire, reconnaissons que celui qui doit vraiment se marrer est Monsieur Ian Smith, l’ancien Premier rebelle de la minorité blanche qui a eu à diriger le pays de 1965 à 1979. En effet, il avait prédit de voir le Zimbabwe sombrer dans la dictature la plus féroce avant de s’en aller de ce monde. Hélas sa prophétie s’est réalisée. Mugabe lui donne raison chaque jour que le Bon Dieu fait en lui administrant la preuve de son incompétence que Smith et ses acolytes racistes mettent sur le dos de l’incapacité congénitale des Noirs à relever les défis du sous-développement.

C’est affligeant et triste à la fois pour le Zimbabwe, l’Afrique, Samora Machel et Julius Nyeréré qui avaient en leur temps supplié Mugabe d’accepter les accords de Lancaster House pour sauver son pays et les belles infrastructures socioéconomiques qu’il recélait. L’espoir est cependant permis car Mugabe n’est pas éternel et le temps finira par faire son œuvre. Mais attention ! Le pire serait pour le Zimbabwe de se voir diriger par l’arrogant Emmerson Mnangwa, un cacique du Zanu PF ou le Général à la retraite Tapfémi Mujuru, l’époux de l’actuelle Vice Présidente Joyce Mujuru, qui est devenu grâce à la réforme agraire de Mugabe, l’homme le plus riche de ce pays, et ce en l’espace de quelques années en s’accaparant de plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres de très bonne qualité qui auraient dû revenir aux familles noires démunies installées sur des terres peu productives et de très médiocre qualité.

Pour tout dire, la sortie de crise ne sera pas aisé mais « let’s wait and see… » .


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