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TOUBA - Qu'est-ce qui va changer ?

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L'ère des khalifes généraux, fils du fondateur du mouridisme, s'est refermée avec la disparition de Serigne Saliou Mbacké. Celle des petits-fils s'ouvre avec son successeur El Hadj Mouhamadou Lamine Bara. Un tour­nant. Voire un déclic qui peut changer totalement la donne à Touba.



TOUBA - Qu'est-ce qui va changer ?
Finalement, ils auront été cinq fils du fon­dateur du mouridisme à se succéder à la tête de son khalifat. Autant que les piliers de l'Islam. Autant que les prières quotidien­nes. Tout un symbole ! Celui de la perpé­tuation des enseignements de Serigne Touba. De la pérennité de son œuvre. Cette comparaison avec les cinq piliers de l'Islam et les cinq prières quotidiennes a d'ailleurs répandu dans la conscience collective mou­ride l'idée que la voie tracée par Serigne Touba serait à jamais un long fleuve tran­quille. Avec des descendants qui se succé­deront à son khalifat sans entrave aucune, ni incidence fâcheuse, dans le fonctionne­ment de la confrérie. Tout de même, la dis­parition de Serigne Saliou Mbacké, le der­nier des fils et sa succession par Mouhamadou Lamine Bara, le premier des petits-fils par l'âge, ouvrent une nouvelle ère. Et, naturellement, charrient bien des interrogations. La donne en sera-t-elle chan­gée à Touba? L'autorité du khalife risque-­t-elle d'être écornée à présent qu'elle est assurée, non plus par un fils du fondateur du mouridisme, mais par un petit-fils? Wade qui a toujours surfé à l'excès sur sa proximité avec le défunt khalife pour capter le vote mouride, devra-t-il revoir sa copie? « Il y a toujours eu les mêmes appréhen­sions à chaque transmission du khalifat de Serigne Touba sans que cela n'ait jamais tiré à conséquence », rassure en tout cas un dignitaire mouride. Et d'illustrer son pro­pos par des exemples. « A la disparition de Khadimou Rassoul, lui-même, d'aucuns avaient trouvé son fils aîné Serigne Mouhamadou Moustapha incapable de perpétuer l'œuvre de son vénéré père. Il le réussit pourtant si bien qu'à sa disparition, on ne voyait pas son frère cadet Serigne Fallou se montrer son digne successeur ». Ce serait là l'explication de la défiance manifestée un moment par Serigne Cheikh Gaïndé Fatma, fils du premier khalife, à l'endroit de celui qui succéda à son père. « Il en sera ainsi, poursuit notre source, quand Serigne Abdou Lahad fut appelé à prendre le relais, puis Serigne Abdou Khadre et finalement Serigne Saliou dont l'accueil de la disparition montre à quel point il aura été un digne successeur ». Conclusion de ce dignitaire mouride : «c'est Serigne Touba lui-même qui veille en définitive sur sa voie ». Toutefois, même si le nouveau khalife jouit à présent de la même autorité, elle est forcément plus fra­gile que celle de ses prédécesseurs. Tous fils de Serigne Touba, donc revêtus d'une charge mythique aux yeux des dignitaires et talibés mourides. N'est-ce pas que la pre­mière alerte est déjà venue du tonitruant Cheikh Béthio Thioune? Pas question pour lui de se soumettre à une autorité autre que celle de son défunt mentor, Serigne Saliou Mbacké. Bien qu'il ait tout de même fait acte d'allégeance au fils de ce dernier, Serigne Cheikh Saliou, non sans préciser d'ailleurs qu'il lui est « supérieur ». De la même manière qu'il serait « au-dessus de tous les saints, à l'exception de feu Borom Khelcom », peut-on lire sur son propre site, « santati.net ». Si ce n'est une défiance à l'autorité du successeur de Serigne Saliou, c'est tout au moins une sérieuse entorse à la légendaire discipline de la communauté mouride. Certes, il ne fallait pas s'attendre de Cheikh Béthio qu'il fasse montre, à l'en­droit du nouveau khalife, du même dévoue­ment que celui qui lui avait valu de se dis­tinguer parmi les talibés de Serigne Saliou. Mais avait-il réellement besoin de le dire à si haute et intelligible voix ? Assurément non. Surtout qu'en faisant automatique­ment acte d'allégeance à l'endroit de Serigne Bara Falilou, les trois grandes familles de Touba, celles de Darou Salam, Darou Mouhty et Mbacké Khewar ont voulu clairement indiqué qu'elles enten­daient se soumettre à l'autorité du tout nou­veau représentant de Serigne Touba sur terre. Alors, la voix discordante du guide des « Thiantacounes » serait-elle en défini­tive la seule fausse note d'une succession qui s'est faite jusqu'ici en douceur? Rien n'est moins sûr.

Une famille, plusieurs sensibilités

En atteste le mouvement d'humeur rap­porté par « Le Populaire » (Edition N° 2433 du 02 janvier 2008) et qu'auraient manifesté certains petits-fils de Serigne Touba en boudant l'audience que le nou­veau khalife devait leur accorder, avant de se faire représenter par son « Vizir » Serigne Cheikh Maty Lèye. Une bouderie qui montre que l'autorité du nouveau kha­life s'annonce moins nette que celle de ses prédécesseurs. Et c'est parce qu'il en a jus­tement conscience que Serigne Bara a voulu vite lancer un signal fort à la commu­nauté, en faisant de Cheikh Maty Lèye son Premier ministre en quelque sorte. Une façon de solder ses comptes avec ce dernier auquel il avait été opposé par un litige fon­cier. Mais aussi une manière d'indiquer très clairement qu'il comptait associer tous les petits-fils à son khalifat à travers le choix comme numéro deux de son suivant immé­diat par l'âge. Mais ce geste du nouveau khalife suffira-t-il pour préserver la disci­pline élevée jusqu'ici au rang de dogme immuable chez les mourides? Toujours est-il que même s'il n'a pas l'envergure de ses prédécesseurs, Serigne Bara pourra sur­fer sur l'aura dont a toujours joui son défunt père, Serigne Fallou Mbacké, auprès des talibés. Deuxième khalife de Serigne Touba, ce dernier a marqué les esprits pour ses prodigieuses prières et pour avoir achevé la construction de la mosquée de Touba. Or, ils sont nombreux les nostalgi­ques de l'époque de Serigne Fallou à voir son fils El Hadji Bara, aujourd'hui élevé au rang de khalife de Serigne Touba, marcher sur les traces de son illustre père. En somme, un préjugé favorable qui s'avère être un atout non négligeable pour le suc­cesseur de Serigne Saliou. A cela, s'ajoute l'onction des familles de Mame Cheikh Anta Mbacké, Mame Thierno Birahim et Mame Mor Diarra, tous frères du fondateur du mouridisme, dont l'appui ne saurait faire défaut à tout khalife voulant jouir de toute son autorité. Autre fait· marquant, l'acte d'allégeance à l'égard du nouveau khalife de l'ensemble des petits-fils, y compris le fils aîné de son prédécesseur, Serigne Cheikh Saliou. Toutes choses qui sont de nature à garantir une transition toute en douceur. « Ils ont tous intérêt à faire ainsi leur unité derrière Serigne Bara, car c'est ce qui permettra de préserver le legs de Serigne Touba et de leur assurer, en défini­tive, le respect et le dévouement des talibés. Sans oublier que chacun de ces petits-fils pourrait être un jour khalife général et vou­drait bien que toute l'autorité en soit conservée », rassure un proche de la famille de Touba. Il y a enfin la valeur intrinsèque du nouveau khalife. Il a beaucoup vécu et a eu à gérer avec tact les velléités successora­les que certains lui ont même prêtées du vivant de Serigne Saliou. Aussi, pourra-t-il avoir toute l'intelligence et la délicatesse qu'il faut pour ne pas fragiliser son autorité. Mais, il y en a qui nourrissent malgré tout quelques appréhensions à propos notam­ment de la propension des fIls du succes­seur de Serigne Saliou à s'afficher auprès de leur père. Et, pourquoi pas, à jouir d'une manière ou d'une autre de son influence. « Le seul danger est qu'ils arrivent à avoir une parcelle de pouvoir et à asseoir ainsi une certaine influence sur leur père dont on dit, à tort ou à raison, qu'il a un faible pour ses enfants », avertit une autre de nos sour­ces. D'autant que la bataille de positionne­ment risque de faire rage dans la nouvelle galaxie de Touba où seul le titre de « Jawrinu Yoon Wi », entendez Premier ministre, est à ce jour officiellement attri­bué à Serigne Cheikh Maty Lèye. Pour tous les autres, les jeux restent ouverts. Même si, rassure une source proche de la famille du nouveau khalife, ce dernier aurait bien pris soin après les premiers jours de son khalifat à intimer l'ordre à sa progéniture de se tenir à bonne distance. « Je ne suis plus uniquement le khalife de Serigne Fallou, donc d'une famille, mais aussi et surtout celui de Borom Touba et donc de toute la communauté », aurait signifié Serigne Bara à ses fils. Ces derniers ont-ils reçu ce message cinq sur cinq ? Il faudra sûrement surveiller les prochaines sorties du khalife pour être édifié. Même si, après tout, il n y a rien d'étonnant qu'un de ses fils soit bien visible dans sa galaxie comme ce fut déjà le cas durant le khalifat de Serigne Mouhamadou Moustapha avec Serigne Cheikh Gaïndé Fatrna, de Serigne Fallou avec Serigne Modou Bousso Dieng et de Serigne Abdou Lahad avec son fils Serigne Cheikhouna. La seule exception ayant été le règne de Serigne Saliou dont le fils aîné Serigne Cheikh Saliou s'est tou­jours montré effacé, alors que son frère cadet Serigne Moustapha Saliou a lui été tenu assez éloigné de son père avec la com­plicité du proche entourage de Serigne Saliou et du pouvoir libéral. En tout cas, s'agissant du nouveau khalife, certains voient d'ores et déjà un de ses fils, en l'oc­currence Galass Kaltom, comme un poten­tiel remplaçant de Matar Diakhaté à la tête de la communauté rurale de Touba dont il est parmi les conseillers. Il a, de ce fait, un pied au sein de cette structure qui a toujours suscité des convoitises dans l'entourage de chaque khalife. Mais ce qu'il y a surtout lieu de noter à propos de Galass Kaltom, c'est qu'il est notoirement connu pour sa proximité avec les socialistes. Une façon pour ce petit-fIls de Serigne Fallou de per­pétuer les très bonnes relations que son défunt grand-père a toujours entretenues avec feu Léopold Sédar Senghor et donc avec la famille socialiste. C'est d'ailleurs là une particularité de la famille de Serigne Fallou qui n'est pas sans inquiéter Wade et les siens. On y rencontre toutes les sensibi­lités politiques. Ce qui n'est guère de bon augure pour les libéraux qui s'étaient tou­jours bien débrouillés pour passer, auprès de l'opinion, pour les « préférés » de Serigne Saliou. Quand bien même le défunt khalife se soit toujours gardé d'afficher quelque préférence que ce soit.

Scénario catastrophe pour le Sopi

A présent, Wade qui a toujours tenu à s'at­tacher la sympathie du khalife de Touba devra absolument remettre le métier à l'ou­vrage. Bien qu'il avait commencé, du vivant même de Serigne Saliou, à se rap­procher habilement de celui qui allait lui succéder. On se souvient en effet de la visite qu'il avait projeté de faire auprès de la famille de Serigne Fallou dans le sillage de celle qu'il avait rendue à feu Serigne Mbacké Sokhna Lô. Mais une visite qui, rien qu'à l'annonce, avait suscité un tel tollé qu'elle a fini par capoter, avant d'être purement et simplement annulée. Seulement, la dernière sortie publique de Serigne Bara avant qu'il n'ait à assurer la succession de Serigne Saliou peut laisser supposer que le rapprochement a pu se faire avec Wade et son proche entourage dont Karim Wade. Pour rappel, le président de l'Anoci et Conseiller spécial du président s'était vu convier à une vaste opération de nettoiement par le Mouvement Beuge Touba qui en avait même fait le parrain de la manifestation. Avant que de jeunes mara­bouts, sous la houlette de Serigne Djily Bousso, ne le déclarent persona non grata sous prétexte que la manifestation avait des relents politiques et qu'elle était une entorse à l'ordre donné à l'époque par Serigne Saliou de ne plus politiser la ville sainte. Ce fatwa décrété contre Karim Wade par ces jeunes marabouts ne sera pas du goût du désormais khalife de Touba qui fit savoir à qui voulait l'entendre que le fils du président était le bienvenu à Touba. Et qui­conque entravera sa visite le trouvera sur son chemin. Cette prise de position pré­sage-t-elle du soutien de l'actuel khalife à Karim Wade au cas où ce dernier voudra enfin officialiser sa descente dans l'arène politique? Certains le pensent. Comme ils voient aussi dans la dernière visite de Wade auprès de Serigne Bara en compagnie de son fils une manière de faire rentrer celui-ci dans les bonnes grâces du successeur de Serigne Saliou. Mais Serigne Bara fran­chira-t-il le Rubicon? Ira-t-il jusqu'à affi­cher ouvertement son soutien au dauphin supposé de Wade au risque de mettre en péril son autorité? Le bon sens voudrait, en tout cas, que conscient de la fragilité de celle-ci, il se garde de toute prise de posi­tion en faveur de Wade. Et plus encore à l'égard du président de l'Anoci. « S'il se garde de toute posture politique, il pourrait même être plus charismatique que Serigne Saliou, porté par l'aura de son illustre père, Serigne Fallou. Sinon, il mettrait en péril l'unité de la confrérie, car il ne man­quera pas des petits-fils pour adopter des positions contraires et qui le lui feront savoir », avertit Serigne Fallou Dieng du Cercle des Intellectuels Soufis. Toujours est-il que le Sopi qui ne s'attendait pas à pareil scénario a de quoi être inquiet. « La disparition de Serigne Saliou intervient dans un contexte particu­lièrement délicat où le pays est en proie à une crise sociale et économique, sans oublier toutes les incertitudes qui planent à présent sur la tenue du sommet de l'GCI et l'affaire Macky Sall », fait remarquer un de nos interlocuteurs. Wade qui a toujours espéré, et surtout travaillé, pour s'assurer le soutien de Serigne Saliou en vue de traver­ser toutes ces épreuves devra absolument déployer une toute autre opération de séduction à l'endroit de son successeur. Ce qui passera sûrement par l'intermédiaire qu'il a demandé au nouveau khalife de lui designer. Comme ce fut le cas avec Matar Diakhaté sous le règne de Serigne Saliou. Seulement, en aura-t-il le temps? Quant à Karim Wade, il a déjà une longueur de retard vis-à-vis de ses concurrents directs à la succession que sont Macky Sall et Idrissa Seck qui ont su établir des relations person­nalisées avec la grande famille de Touba. Tout comme d'ailleurs l'opposition, notam­ment le Parti socialiste dont le Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng a manifeste­ment ses entrées dans la ville sainte et par­ticulièrement auprès de la famille de l'ac­tuel khalife. Là où Karim Wade s'y est toujours pris sous couvert de son président de père, comme à l'occasion de la dernière visite de Wade auprès du nouveau khalife. En somme, rien de vraiment rassurant pour le Sopi. Surtout qu'une vieille tradition assez répandue dans la conscience mouride voudrait que tout chef d'État ayant bénéfi­cié de l'appui d'un khalife général voit sys­tématiquement son étoile pâlir à la dispari­tion de ce dernier. On l'a déjà vu avec Senghor à la disparition de Serigne Fallou, puis avec Diouf après le décès de Serigne Abdou Lahad. Alors, ne dit-on pas qu'il n'y a jamais deux sans trois?


Momar DIONGUE

Source: Nouvel Horizon

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Mercredi 16 Janvier 2008





1.Posté par kane diallo le 16/01/2008 09:05
peeeeeee gayi khana dangueen di nelaw je suis premier sans aucun effort

2.Posté par bole le 16/01/2008 09:16
yalla bakhna

3.Posté par bassirou le 16/01/2008 10:55
le khalifa de serigne EL Hadji Lamine Bara MBACKHE Fallilou sera conforme aux voeux de Serigne Touba et à ces directives sans aucun doute parce qu'il sera aider par Serigne Touba lui -même

4.Posté par coolio le 16/01/2008 13:16
deussssssssss je vien darivé et hop deus c bon signe

5.Posté par mostafa le 16/01/2008 13:23
momar ton introduction viens d'une contribution d'un forum qd le monsieur parlais de 5 comme 5 prieres soyez plus creatif way

6.Posté par tiatiatia le 16/01/2008 14:41
Sachez monsieur mostafa que tout a été dit et redit dans ce monde, on ne peut que dire ce qui a été dit d'une nouvelles manieres.
Amicalement

7.Posté par ndongo niang serigne ahma le 16/01/2008 18:17
J'exorte tous lè musulmans , mourides en particulier de prier pour la preservation de l'euovre de serigne Touba.
Merci.

8.Posté par Beug le 16/01/2008 19:22
Salam,
je trouve l'article bien documenté mais je déplore la trame selon laquelle elle est conduite. Au lieu de s'interroger sur ce qui justifie cette quiétude tellement opposé à l'inquiétant scenario de division affiché par les journaliste, l'auteur semble se demander "à quand la division tant souhaitée?"
Ce qui est flagrant aujourd'hui cest que le mouridisme n'est pas une république mais un ordre religieux dans lequelle la seule valeur pérenne est serigne touba. c'est principalement dans la république qu'existe la lutte autour de la dyptique conquete/maintien du pouvoir. vouloir les appliquer au mouridisme revient à la fois à ignorer cette communautée et à manquer de clairvoyance. Le khalif de Touba est certes tres autoritaire mais son autorité resulte d'un statut de represant qu'il endosse. c'est de là qu'il tire s
Enfin une petit precision. trois grandes familles maraboutique de touba" ne veut rien dire. pour écourter mon commentaire sachez que les baye fall ne sont pas moins important - sur les plans numérique et contribution- que les autres.

9.Posté par Beug le 16/01/2008 19:33
Suite
c'est de son statut de representant de borom touba que la khalif tire son autrité et le mouride ne demande qu'à recevoir et executer ses ndigëls.
quant à Cheikh Bethio il n'a rien dit de grave en déclarant faire acte d'allégeance à Serigne Cheikh Saliou. c'est parce beaucoup s'attendaient à la cassure que les journalistes ont saute sur l'affaire pour dire que la division avait commencé. Dommage! ce qu'il a dit de grave concerne Dieu et son Prophète et la presse ne s'y est pas interessée outre mesure parcequ'elle guttait la graine de la discorde.

10.Posté par goroup yallah le 16/01/2008 20:23
prions pourque dieu donne longue vie aserignebarra
que serigne touba l' assiste a continuer l'oeuvrede mame erigne
je vois que tous les articles de ces journalistes n'ont pour but a vouloir destabiliser cette force qu'est le mouridisme tous les cheikhs de la communauté mouride ont prét" se"rment d'allégence au khalif que voulez vous une rebellion vous ne le verrez jamais a touba par la grace de mame srigne touba jamais ce qui s'est passé ailleurs ne ce passera pas a touba d'ou serigne serigne veille a l'heritage que le proph'te nous a léguer


barké' borom ngathie falll amine
celui qui prie pour serigne que mame sex ibra exhause tous ces voeux thi daradiaye cheih saliou amine


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