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TORTURE - Confidences de Moussa Guèye et Pape Moussa Doukar libres : «Le commissaire Assane Ndoye m’a déshabillé»

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Le vent de la libération a soufflé, hier. Après El Malick Seck et Pape Amadou Gaye, c’est dans la soirée que Moussa Guèye de L’Exclusif et Pape Moussa Doukar ont rejoint leurs familles.



La porte s’ouvre. Deux vieux véhicules stationnés, comme pour de bon, se signalent à l’entrée de la maison. Où sont-ils ? «Ils seront là, sous peu», répond une femme. C’est l’épouse de Pape Moussa Doukar. Les mots de bienvenue se multiplient. «Ils arrivent d’une minute à l’autre», rabâche-t-elle. Confirmation par des bouteilles de boissons fraîches sur la table. «C’est pour quoi ça ? Mais, c’est pour eux. On s’apprête à les accueillir», renseigne toute fière une des épouses des deux anciens co-détenus.

Destins croisés ? Ce n’est pas le fameux téléfilm, mais bien une réalité. En effet, Pape Moussa Doukar, le «supposé» journaliste, est un ami d’enfance du Directeur de publication de L’Exclusif. Deux époux de deux sœurs qui partagent la même maison à Grand Médine. Là où ils ont rallié juste après leur libération simultanée. Ils entrent tous les deux dans la chambre et embrassent leurs «hôtesses», suppliant le photographe d’arrêter ses flashes. «C’est juste après mon audition sur le fond, alors que je m’apprêtais à mettre le pied dans ma cellule, la chambre 22, qu’on m’a signifié que j’ai bénéficié d’une main levée de mandat de dépôt», narre Pape Moussa Doukar, dans son boubou Ganila bleu-clair. Quand un de ses amis leur dit qu’il a tenté de les joindre juste après l’annonce de leur libération, Moussa Guèye s’empresse de répondre : «Mais comment pouvez vous me joindre ? La Dic m’a volé mon portable et mon stylo.» Sur un ton impuissant, Doukar regrette la «légèreté des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) dans ce jeu (qui) n’en valait pas la chandelle».

Leur séjour à la citadelle du silence était «très bon», comme le souligne Moussa Guèye. «Là où c’est dangereux, c’est cette cave qui sert de garde à vue. Non ! On doit revoir cette étape. Ce qui s’y passe est lamentable», fulmine-t-il. Celui qui a le plus souffert, c’est lui, la personne morale de L’Exclusif, après avoir passé quatre jours au commissariat du Port. «Je n’avais que 1 000 francs. Je ne mangeais presque pas. Je prenais juste un morceau de pain à 50 francs à l’heure de la coupure du jeûne et j’attendais le lendemain», vide-t-il. Ce qu’il n’oubliera, par contre, pas de sa vie, c’est cette «torture physique et morale» à laquelle le soumettait la Dic. Dans son tee-shirt noir, son élocution entrecoupée par un brin d’amertume, il ajoute : «Le commissaire Assane Ndoye m’a brutalisé. Il m’a déshabillé.» Il en ajoute un rire factice.

Et la presse dans tout ça ? Pape Moussa Doukar hoche la tête de la gauche vers la droite avant de pester : «C’est comme s’il y a une presse qui gêne une autre. Il n’y a pas eu de mobilisation, comme c’était le cas dans l’affaire Madiambal Diagne et celle de Sud.» Moussa Guèye, quant à lui, estime que «ses» confrères ont réagi «tardivement».


Source: Le Quotidien

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Vendredi 9 Novembre 2007





1.Posté par toure abdou le 09/11/2007 16:41
faites un autre métier et se sera plus cool pour vous (waxe na néxe borom keur) car avant d'etre secouru ya l'humiliation et ca marque toute une vie donc tation man.

2.Posté par mikomi le 09/11/2007 17:52
L'absence de principes entraine ipso facto l'absence de conviction et au Senegal bon nombre de personnes en manquent. Lorsqu'il s'agit de defendre la liberté de la presse, l'accent devrait etre mis sur le principe meme de la liberté d'expression et non faire des attaques ad hominem sur des journalistes car, la presse est non seulement est un vecteur de develeppement parqu'etant actrice dans le concept de bonne gouvernance mais elle est un segment essentiel pour l'eclosionet la perennité de la democratie. En definitive, defendre le principe de la liberté de presse (qui soit dit en passant est inscrite dans la loi fondamentale) c'est defendre la democratie

3.Posté par amoctad le 09/11/2007 19:36
oh. dans ce pays c grave

4.Posté par lMareme le 10/11/2007 05:48
J'ai les larmes aux eux. Le sénégal est fini complètema fini mes frères et mes soeurs réveillez vous nos famille meurs a petit feu. Si ils ont une grande gueule ils sont font humillifé et menacé révoltos nous ça ne peut plus durer

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