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TIVAOUANE «BY NIGHT» La bière à bon prix à «Bignona»

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Mercredi 19 mars 2008. Il est 23 heures 30 minutes. Arafat. Quartier à la périphérie de Tivaouane sur la route de Mboro. La chaleur torride de la journée a fait place à une nuit plus clémente. Un vent frais souffle sur la ville. Les pèlerins, chapelets à la main, vêtus de blanc, se bousculent dans les rues, devenues immédiatement très petites pour contenir tout ce beau monde. Devant les maisons, des tentes servent de logis aux talibés venus des quatre coins du pays. Les haut-parleurs distillent des chants religieux. La ville grouille de monde en cette nuit de commémoration de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Au moment où les pèlerins se précipitent vers les mosquées et autres lieux pour les causeries religieuses sur la vie et l’œuvre du Prophète, d’autres préfèrent prendre la direction de «Bignona» (à ne pas confondre avec le département de Bignona dans la région de Ziguinchor). «Où se trouve Bignona ?» Demande-t-on à un vieil homme assis devant une boutique. «Vous l’avez dépassé, c’est derrière. Vous allez jusqu’au studio de photographie et vous tournez à gauche c’est là-bas». Nous rebroussons chemin. Arrivés au lieu indiqué, nous trouvons un groupe de jeunes devisant tranquillement dans une boutique. Ils ne se font pas prier pour nous montrer le chemin qui mène à «Bignona». «Mais attention, les lieux ne sont pas éclairés», nous avertissent-ils. Malgré tout, nous empruntons la ruelle sombre qui mène à ce temple de Bacchus, où l’alcool de fabrication locale, coule à flot. Un village perdu dans la ville. Des concessions en palissades et des cases, campent le décor. Les lieux sont lugubres. L’odeur de l’alcool pique les narines. Des bougies allumées dans les chambres, projettent de faibles lueurs dans la cour. L’on se croirait dans un milieu hanté. On y entre et l’on en sort sans protocole. A notre arrivée, trois groupes de jeunes attendent tranquillement dans un coin leur tour d’être servis. Nous nous approchons d’eux pour mieux comprendre le système. «Fii, affaire de nanditte lë» (c’est une histoire de connaisseur). Selon l’un deux, il y a plusieurs personnes qui vendent dans ces lieux. Mais il faut faire gaffe, car parfois, la police fait des descentes pour procéder à «l’assainissement des lieux». Ici le client a le choix entre le «Kajju», alcool tiré de la noix d’acajou, le «Soum Soum» (bière traditionnelle). Avec une pièce de 500 Francs, on a un sachet rempli d’eau de feu. Les rares clients trouvés sur place sont des personnes patibulaires. Mais selon un habitué des lieux, il n’y a pas de prostituées dans les lieux. Les gens viennent juste pour acheter de quoi de saouler et vider les lieux, avant que la police ne pointe le nez. Une action que les tenanciers de bars traditionnels trouvent salutaire. Parce que parfois, des délinquants fauchés y font un tour pour exiger d’être servis sans bourse délier. On raconte qu’un jour, un gars est resté de 9 heures à minuit à picoler. Au moment où nous quittons ces lieux malfamés, des jeunes entrent de manière furtive dans la case pour en ressortir quelques instants après avec un «sachet de jus» que l’un d’entre eux glisse dans sa poche avant de disparaître dans le noir. Ainsi va la vie à «Bignona»…

Source: L'observateur

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Vendredi 21 Mars 2008





1.Posté par naomed le 22/03/2008 15:09
le soum soum n'est pas de la bière c'est un alcool fermenté fabrique à partir d'eau, de sucre et de levure


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