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THIES - Un monde fou participe à l’inhumation de Nguirane Ndiaye : Hommage mérité à un digne fils de la Cité du rail

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(Envoyé spécial) - Du simple citoyen au plus haut gradé de l’administration en passant par les chefs religieux et les agents municipaux, chacun reconnaît l’amour de Nguirane Ndiaye pour sa ville et son pays. Le «compagnon politique» de Idrissa Seck s’en est allé. Très disponible de son vivant, il laisse derrière lui l’image d’un «monument» qui a toujours œuvré pour le bien-être de son semblable.



Décédé lundi dans la soirée à la suite d’une longue maladie, l’ancien Vice-président de l’Assemblée nationale, adjoint au maire de Thiès par ailleurs coordonnateur du parti Rewmi dans la même ville, a été inhumé hier matin vers 11 heures aux cimetières du quartier Diamaguène. Un monde fou a tenu à accompagner l’homme à sa dernière demeure. Autorités administratives, camarades politiques, agents municipaux et membres de l’actuelle Délégation spéciale de la mairie de Thiès, des chefs religieux de différentes confréries et de simples citoyens thièssois, se sont ainsi joints aux parents et amis.

«Il est venu, il a fait du bien et il est retourné chez son créateur.» La phrase prononcée par Serigne Saliou Touré, représentant du Khalife générale des Mourides à Thiès, résume, à elle seule, l’hommage rendu à Nguirane Ndiaye. Les témoignages sont, en effet, unanimes à reconnaître en l’homme des qualités qu’il a toujours tenues à préserver. C’est dû, selon Serigne Malick, l’imam du quartier Cité Pillot et voisin de défunt, à «sa foi musulmane». Baye Ganna Kébé, écrivain qui s’est ouvert une parenthèse politique jusqu’à se tailler une place de conseiller municipal siégeant aux côtés de l’ancien adjoint au Maire de Thiès, parle de «quelqu’un qui est constant dans les relations». Serigne Mor Mbaye, psychologue, qui l’a souvent appelé «depuis le Cameroun où (il était) pour le féliciter et l’encourager pour son engagement», est convaincu que Nguirane Ndiaye s’est bien acquitté de ses charges à la municipalité de Thiès. Sur le chemin de sa dernière demeure, il ne veut retenir que le «monument» dont se souviendront encore des générations de sénégalais. Chérif Diop est témoin de la «disponibilité» de Nguirane Ndiaye. Prenant la parole au nom du personnel municipal et de la Délégation spéciale, installée le mois dernier à la tête de l’institution communale, ce dernier rappelle que «celui qui nous vaut tous d’être là» a passé un peu plus de cinq ans à gérer les affaires courantes de la mairie. Et «jamais, il n’a offensé personne» ; mieux, «il a satisfait presque à 100% les doléances des travailleurs» qui l’ont souvent rencontré dans le cadre de luttes syndicales.

Des «adversaires politiques» ont aussi tenu à rendre hommage au «frère». Rangeant aux oubliettes les moments de tension extrême au plus fort des combats et affrontements entre le Parti socialiste, sa première formation politique, et le Parti démocratique sénégalaise qui a vu grandir et mûrir Nguiane Ndiaye, Mbaye Diouf, aujourd’hui député libéral, préfère mettre en exergue des liens familiaux entre lui et le disparu. «Nguirane était un frère pour moi, parce que son père fut un oncle et était très attaché à moi. Il m’a toujours conseillé et soutenu. A ce moment, je n’étais pas encore dans la politique. On était très lié familialement et amicalement ; ce qui fait ma relation avec sa famille», révèle l’ancien directeur général des Chemins de fer du Sénégal. Il reconnaît aussi que «Nguirane a fait beaucoup de biens dans cette ville (de Thiès) et dans ce pays». Mbaye Diouf espère alors que «sa mémoire restera gravée dans le cœur des citoyens».

Dans la foule des anonymes, des femmes voilées pour mieux se recueillir et saluer la mémoire du disparu, ne peuvent retenir leurs larmes, témoins de la tristesse qui les habite. En sanglots à l’heure de la prière mortuaire faite à la mosquée qui jouxte d’ailleurs la maison en deuil, elles se plaignent de leur sort parce qu’ayant perdu «un soutien qui jamais n’a refusé un service, la moindre sollicitation, même venant d’un inconnu». Une phrase qui a dû émouvoir un homme d’une quarantaine d’année, assis sur une chaise, la tête dans ses mains, et qui, sur le coup, s’est joint au concert en sourdine des pleureuses.

Auparavant, la famille de «l’enseignant reconverti en politique» avait tenu à signifier reconnaissance et gratitude à «tous ceux qui sont venus en solidarité et partager avec elle la douleur». Alioune Dièye, oncle maternel, la voix tenaillée encore par l’émotion, parle de l’amour de son neveu pour ses semblables et lance à l’assistance qui tenait difficilement sous les tentes dressées pour l’occasion devant le domicile de l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale et natif de la cité du rail : «Je sais combien vous l’aimez, mais Nguirane vous aime plus que tout.»

Source: le Quotidien

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Mercredi 2 Juillet 2008





1.Posté par GUEYE le 02/07/2008 11:09
Que DIEU l'accueille en son PARADIS; AMEN.
Il était vraiment un homme bien et humble

2.Posté par badara le 02/07/2008 12:07
yal na ko sougnou Borom yeureum thé xaréko adiana thi barké Seydina Mouhamed allahouma amin

3.Posté par ndiakhoum le 02/07/2008 12:15
QU ALLAH ABSOUT SES PËCHES ET L ACCEUILLE AU PARADIS.

4.Posté par wakh deug le 03/07/2008 00:29
QUE DIEU L'accueil à son paradis, AMEN. yal na souf ced si kawam

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