Quand il n’est pas content, il le dit. Lui, c’est Thierno Ndiaye « Doss », le président national de l’Association des artistes et comédiens du théâtre sénégalais (Arcots). Il est outré de voir parfois certaines pièces de théâtre passer à la télévision. Des productions qui, le plus souvent, n’ont aucune qualité à ses yeux. « Il faut qu’on veille à ce qu’on montre au peuple », conseille-t-il à ses camarades artistes qui « se précipitent à faire des pièces sans se soucier du contenu ». Pour lui, les artistes sont comme les enseignants qui dispensent des cours à leurs élèves. D’où, l’attention que ces derniers doivent porter à ce qu’ils donnent à voir au public. D’ailleurs, il en appelle à toutes les télévisions sénégalaises à « visionner et à juger l’œuvre » avant de la passer à l’écran. Au théâtre Sorano où il est passé, Ndiaye « Doss » souligne qu’un comité de lecture avait été mis sur pied afin de passer au peigne fin toutes les pièces écrites ou proposées. « Les télévisions aussi doivent tendre vers cela », martèle-t-il. Sur un autre registre, le doyen Ndiaye « Doss » propose que des pièces en français soient montrées au public. Sinon, suggère-t-il, « sous-titrer en français les pièces faites en wolof » afin de les rendre plus exportables. Car, pour lui, dans les télévisions comme Tv5, le cinéma sénégalais y est absent. « Ce sont uniquement les autres pays comme le Cameroun, la Côte d’ivoire ou le Burkina qui vendent leurs productions, pourquoi pas nous », s’interroge l’acteur principal du film « Guelewar » d’Ousmane Sembène.
M. NDONG
Source Le Soleil