En conférence de presse, hier, le Mouvement des élèves et étudiants socialistes (Mees) de Podor s’en est pris au ministre de l’Education, Kalidou Diallo, et son chef de Cabinet, Boubacar Bâ, qui «ont enclenché une campagne visant à décrédibiliser le mouvement et aussi à déstabiliser Me Aïssata Tall Sall», leader charismatique du Parti socialiste (Ps) dans le Fouta. Comparant les responsables libéraux locaux à des «capitalistes camouflés», les jeunes socialistes ont tenu à démentir la campagne de «désinformation et d’intoxication» politique selon laquelle, «tout le Mees/Podor, voire la majorité de ses membres, a rejoint la Génération du concret». Mamadou Diallo, Secrétaire général du Mees de Podor, soutient que Kalidou Diallo et ses affidés souffrent de popularité dans le département. Et sachant que le Mees est un mouvement-phare dans la localité, posant au régime en place beaucoup de difficultés, leur seul objectif est de le démanteler pour avoir une mainmise sur l’ensemble du département.
Mamadou Diallo et ses camarades, qui parlent d’un divertissement, informent que le Mees/Podor n’a jamais rejoint la Génération du concret. Mais, qu’il s’agit plutôt d’un départ de sept (7) étudiants «insignifiants au sein du Mees», sous l’effet de l’inquiétude et d’un avenir incertain, qui se sont laissés emporter par le chantage politique et financier des libéraux. Membre du Mees/Podor, Ismaïla Wone a dénoncé le fait que le recrutement des vacataires et des volontaires soit une arme politique pour le régime libéral qui «pense que tout peut s’acheter, que tout se combine et que tout se négocie». Que les libéraux sachent que c’est peine perdue, alerte les jeunes socialistes. «Ce qui est dangereux aujourd’hui est que, si vous n’appartenez pas au Parti démocratique sénégalais (Pds), vous n’avez pas droit au chapitre. Alors qu’on est dans un pays où c’est le mérite qui doit primer sur de tout», regrettent les inconditionnels de Me Aïssata Tall Sall. Le Mees de Podor promet de se dresser contre les «fossoyeurs politiques libéraux locaux qui ont un problème de leadership et une carence en idées», avise Mamadou Ly, chargé de Communication du mouvement. «Nous avons invité Kalidou Diallo et sa bande sur des questions existentialistes de développement local. Mais, n’ayant pas des réponses à apporter à ces questions primordiales, ils essaient de jouer à la diversion», soutient M. Ly
Mathieu BACALY
Source L'Observateur