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TCHAD - Procès de l’Arche de Zoé : une mascarade ?

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L’ « Arche de Zoé » rejette depuis le début de son procès à N’Djamena la responsabilité sur ses intermédiaires locaux, qu’elle accuse d’avoir présenté comme orphelins du Darfour les 103 enfants, mais elle peine à justifier les conditions de leur exfiltration avortée.

N’Djamena - Habilement, le président de l’ « Arche de Zoé » Eric Breteau, jugé notamment pour "tentative d’enlèvement d’enfants tendant à compromettre leur état civil" avec cinq Français de son association, s’est imposé, dès l’ouverture vendredi du procès devant la Cour criminelle de la capitale tchadienne, comme le meneur des débats.

A la barre comme dans le box, il intervient pour argumenter, réfuter, dédouaner les uns et charger les autres. Ainsi, il a mis hors de cause samedi les trois Tchadiens jugés pour "complicité", mais s’en est vivement pris aux deux principaux intermédiaires qui ont "fourni" les enfants à l’association : le Soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, inculpé des mêmes faits et le Tchadien Mahamat Eritero, arrivé samedi à la barre comme simple témoin et reparti en fourgon cellulaire pour la prison.

"Les enfants nous ont été présentés par Mahamat Eritero et Souleïmane Ibrahim comme des orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, a lancé devant la Cour Eric Breteau, rejetant sur eux tout "mensonge ou tromperie sur leur état civil".

Un autre intermédiaire cité comme témoin, Moktar Fadoul, a reconnu samedi que l’ « Arche de Zoé » demandait des orphelins du Darfour. Les explications du vieux marabout Souleïmane Ibrahim Adam, pressé de toutes parts, sont apparues plus confuses. Il a d’abord reconnu sa signature au bas de documents attestant que les enfants sont des orphelins du Darfour, mais a estimé, sans plus de précisions, que sa vigilance avait été "trompée". Il a assuré que ces 63 enfants étaient en fait Tchadiens, sans vraiment convaincre sur le fait qu’il les a présentés comme tels.

"La qualité des enfants, qu’ils soient orphelins ou pas, qu’ils soient soudanais, tchadiens, burkinabè ou autres, ne nous intéresse pas", fait valoir un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé.

"Cela ne retire rien au fait qu’on a voulu les enlever pour les emmener en France". Sur ce point, Eric Breteau n’est pas encore parvenu à clarifier les conditions dans lesquelles il a tenté d’exfiltrer les 103 enfants vers la France, le 25 octobre, depuis Abéché (est). L’objectif était selon lui de sauver, en deux ans, 1.000 orphelins du Darfour, en s’appuyant, insiste-t-il, sur la Convention de Genève de 1951 sur les victimes de guerre.

Le meneur de l’ « Arche de Zoé » a garanti que l’opération n’était ni "clandestine" ni "secrète", tout en avouant avoir fait "le choix de la confidentialité" vis-à-vis des autorités locales, de ses employés et intermédiaires, ainsi que des personnes qui lui ont confié les enfants.

La seule autorisation qu’il dit avoir obtenue au Tchad est la validation, par les responsables de la navigation aérienne d’Abéché, du plan de vol du Boeing 757 qui devait transporter les enfants. De la même manière, il a justifié la nécessité d’une "évacuation sanitaire" des 103 enfants par le simple fait qu’ils étaient sous-alimentés.

Enfin, Eric Breteau affirme avoir "fait certifier" aux personnes qui lui amenaient des enfants qu’elles les "confiaient définitivement", sans pourtant leur dévoiler leur destination finale.

Pour autant, les Français paraissent plutôt sereins dans le box. "C’est une mascarade. On nous a donné un chronogramme détaillé (...), nous sommes condamnés le 26 (mercredi), je prends dix ans et nous sommes rapatriés le 30", confiait Eric Breteau à l’Afp à la veille du procès.

EN BREF - THAÏLANDE Législatives : les alliés de Thaksin en tête

Les alliés de l’ex-Premier ministre et milliardaire thaïlandais, Thaksin Shinawatra, étaient donnés largement en tête aux premières élections législatives hier depuis le putsch militaire l’ayant renversé il y a 15 mois, selon plusieurs sondages "sortie des urnes". Samak Sundaravej, dirigeant du parti où se sont regroupés les alliés de l’ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, a revendiqué la victoire aux élections législatives d’hier et s’est déclaré en mesure de former le prochain gouvernement. M. Thaksin, milliardaire de 58 ans et nouveau président du club de football anglais de Manchester City, fait l’objet de multiples enquêtes pour corruption en Thaïlande, où ses avoirs, estimés à deux milliards de dollars, ont été gelés par la junte militaire qui l’a chassé du pouvoir le 19 septembre 2006. Son ancien parti a été dissous et il a été interdit d’activités politiques pendant cinq ans, avec 110 de ses lieutenants. Plus de 45 millions de Thaïlandais sont inscrits sur les listes électorales et devaient départager 5.154 candidats représentant 39 partis au cours de ces élections législatives. Les premiers résultats officiels ne devaient être annoncés que tard dans la soirée.

ARABIE SAOUDITE - Arrestation de 28 personnes « terroristes »

Vingt-sept Saoudiens et un étranger "qui planifiaient des actes criminels", terme utilisé par les autorités saoudiennes pour désigner des attentats, ont été arrêtés en Arabie saoudite, a annoncé hier le ministère de l’Intérieur. Cité par l’agence officielle Spa, un responsable du ministère a précisé que "28 éléments du groupe déviant (ndlr : terme employé dans le royaume pour désigner la mouvance al-Qaïda) ont été arrêtés depuis le 14 décembre 2007. Parmi eux figure un seul résident étranger et les autres sont des Saoudiens". Selon lui, ces personnes "liées à des éléments à l’étranger et qui planifiaient des actes criminels dans le royaume, ont été arrêtées dans les régions de La Mecque, de Médine, de Ryad et dans la région frontalière nord". "L’intérêt général oblige de ne pas donner en ce moment davantage de détails" sur la nature des "actes criminels" planifiés et des objectifs visés, a ajouté le responsable. Le royaume est le théâtre depuis mai 2003 d’une vague d’attentats perpétrés par des extrémistes islamistes liés au réseau d’Oussama ben Laden et qui ont fait plus de 100 morts. Depuis cette date, les arrestations massives de membres présumés d’al-Qaïda sont fréquentes en Arabie saoudite, principal allié des Etats-unis dans le Golf.

PAKISTAN - Sept morts dans un attentat suicide

Un attentat suicide à la voiture piégée contre un convoi militaire a fait sept morts, dont trois civils et près d’une trentaine de blessés hier dans la vallée de Swat, région autrefois très touristique du nord-ouest du Pakistan. "L’auteur de l’attentat suicide a lancé une voiture blanche contre un convoi militaire près de Mingora", a déclaré à l’AfP le porte-parole de l’armée, le général Waheed Arshad.

Dans un communiqué séparé, l’armée a indiqué que quatre membres de forces de sécurité et trois civils ont été tués. En outre, 15 soldats et 14 civils ont été blessés. Mingora est la principale ville de la vallée de Swat d’où l’armée tente depuis fin novembre de déloger des militants islamistes fidèles à un dignitaire religieux proche des talibans, le maulana Fazlullah. Plus de 200 combattants ont été tués dans les affrontements des dernières semaines avec les militaires. Le maulana Fazlullah qui cherche à imposer la Charia (loi islamique) dans la région est, depuis, entré en clandestinité.

LIBAN - Dixième report de l’élection du président

La séance parlementaire prévue samedi pour élire un nouveau président libanais a été reportée, pour la dixième fois, malgré les fortes pressions internationales sur la Syrie, accusée de bloquer cette élection. L’ambassadeur des Etats-unis à l’Onu, Zalmay Khalilzad, a invité le Conseil de sécurité à faire pression sur ceux qui empêchent la tenue de l’élection présidentielle au Liban. "Nous pensons que le Conseil devrait être prêt à envisager des mesures additionnelles pour inciter ceux qui bloquent l’élection d’un président à changer de position", a-t-il déclaré. Le président du Parlement, Nabih Berri, un des ténors de l’opposition soutenue par Damas et Téhéran, "a décidé de reporter la séance au 29 décembre", selon un communiqué publié par son bureau de presse. Il s’agit du dixième report en moins de trois mois de l’élection présidentielle au Liban, du fait de divergences persistantes entre la majorité antisyrienne et l’opposition. Ce report n’est pas une surprise et l’hypothèse d’une issue au blocage d’ici la fin de l’année laisse sceptique.

Source: AFP

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Lundi 24 Décembre 2007


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