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TCHAD : Les rebelles chassés de N’Djamena

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Des milliers de civils fuyaient hier N’Djamena, où régnait un calme précaire et où l’armée tchadienne affirme avoir repoussé l’assaut des rebelles, qui promettaient de repasser incessamment à l’offensive et de renverser le président Idriss Deby Itno.

N’Djamena - "L’armée contrôle assez bien la situation, elle a certainement pu se réorganiser un peu", a affirmé une source militaire.

"Mais ce n’est pas forcément terminé, il y a une colonne rebelle d’au moins une trentaine de Pick-up pas loin, à l’entrée Nord de la ville".

Des milliers d’habitants se sont enfuis vers le Cameroun pour échapper aux combats, a indiqué le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), citant des responsables camerounais. "Cela continue ", a indiqué un porte-parole de l’agence onusienne, Ron Redmond. "Nous nous attendons à ce que beaucoup plus de gens arrivent" sur la rive camerounaise du Chari, à l’Ouest de N’Djamena.

"Tout le monde fuit du centre, beaucoup essaient d’aller vers Kousseri", a confirmé une commerçante tchadienne.

"Les gens se rappellent de la guerre civile en 1979, beaucoup de monde avait été coincé en ville à l’époque. Alors ils partent (...), tout le monde a peur". Le ministre des Mines, le général Mahamat Ali Abdallah, commandant des opérations gouvernementales, a assuré de son côté que "l’ennemi (était) complètement en débandade".

"Le temps va vous montrer qu’ils sont défaits", a-t-il affirmé. Mais l’alliance rebelle, qui a traversé tout le pays d’est en ouest en une semaine pour attaquer N’Djamena, évoque un retrait purement tactique de la capitale. Un des chefs de l’alliance des rebelles, Timan Erdimi, a affirmé que ses forces se trouvaient aux entrées nord et sud-est de N’Djamena. "Nous attendons une colonne de renforts qui doit arriver incessamment. Dès qu’elle arrive, on va faire mouvement vers le centre", a-t-il expliqué hier après-midi.

Des experts étrangers évoquaient un certain avantage logistique à terme pour Deby, qui dispose de munitions dans la capitale et de réserves en carburant à l’aéroport, protégé par le dispositif français « Epervier ».

Les rebelles, eux, ne disposeraient que de bases-arrières à plusieurs centaines de kilomètres. Deux des Mirage F1 français qui avaient quitté N’Djamena dimanche ont regagné la capitale tchadienne pour protéger l’aéroport après un accrochage samedi avec les rebelles, selon l’état-major français. Aux abords de la présidence, les scènes de destruction sont multiples : vitres brisées, impacts de balles, d’obus ou de roquettes sur les façades, arbres sectionnés, véhicules calcinés. Des cadavres de civils gisent à même le sol. Selon des responsables de la sécurité d’organismes internationaux, les pillages ont été nombreux. Le grand marché de N’Djamena a été en partie incendié puis pillé, comme le siège de la radio nationale, selon un témoin.

Il s’agit de l’attaque la plus grave à laquelle fait face le président Deby depuis son arrivée au pouvoir par les armes, en 1990, en provenance lui aussi du Soudan. Mais le chef de l’Etat a déjà réussi à renverser des situations militaires très difficiles.

Le Tchad accuse Khartoum, parrain traditionnel des rebelles tchadiens ces dernières années, d’être l’instigateur de cette offensive. Une autre colonne rebelle a attaqué dimanche la Préfecture d’Adré (est), à la frontière soudanaise. L’armée a assuré l’avoir repoussé. "Ce qui se passe au Tchad est une affaire interne et le Soudan n’a rien à y voir", a cependant répété hier le porte-parole de l’armée soudanaise, Othman Mohammed al-Agbach. La présidence slovène de l’Union européenne a de son côté exprimé sa "grave préoccupation", réclamant "un règlement politique" et s’inquiétant pour "la sécurité et la situation humanitaire" des réfugiés et déplacés.

Le Programme alimentaire mondial de l’Onu (Pam) a exprimé lui aussi son inquiétude, affirmant que l’insécurité "pourrait perturber l’acheminement et l’arrivée de l’aide alimentaire à plus de 400.000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens à moins que la situation ne se stabilise rapidement".


AFP

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Mardi 5 Février 2008


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