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TCHAD : Le cessez-le-feu vole en éclats

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Un mois après la signature d’un accord de paix, des combats ont fait voler hier en éclats le cessez-le-feu entre l’armée tchadienne et les rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno dans l’est du Tchad, où une force européenne tarde à se déployer.

N’Djamena - Des affrontements ont opposé les forces gouvernementales à l’Union des forces pour la démocratie et le développement (Ufdd) entre Abou Goulem et Am-Zoer, localités situées à moins d’une centaine de kilomètres à l’est d’Abéché, la principale ville de l’est du Tchad. Ils ont cessé à la mi-journée.

"Les combats ont pris fin et la colonne rebelle a été détruite", a affirmé une source proche de la présidence tchadienne. "Nous avons mis en déroute la soldatesque de Deby", a assuré pour sa part le Secrétaire général de l’Ufdd Abakar Tollimi, précisant que les combats "pourraient reprendre à tout moment". Il a ajouté que les affrontements avaient fait "beaucoup" de victimes, sans dire dans quel camp. Selon des sources militaires, une soixantaine de blessés de l’armée ont été évacués sur Abéché. Le président de l’Ufdd Mahamat Nouri a accusé l’armée d’avoir "pris l’initiative de l’offensive". "Maintenant, le feu est parti, il n’y a plus de cessez-le-feu", a ajouté le général Nouri. Durant la matinée, des humanitaires qui travaillent au camp de réfugiés soudanais de Farchana, à une dizaine de kilomètres d’Abou Goulem, avaient entendu des tirs d’armes lourdes.

Après de premiers accrochages samedi, il s’agit des premiers combats d’envergure depuis avril entre rebelles et armée. Comme souvent lorsque la situation est tendue, le président Deby s’est rapproché du front pendant le week-end en se rendant à Abéché, selon des sources concordantes.

L’Ufdd, l’une des principales rébellions tchadiennes, est pourtant l’un des quatre groupes armés qui ont signé le 25 octobre à Syrte, en Libye, un accord de paix avec les autorités de N’Djamena. Ce texte prévoyait un cessez-le-feu, l’entrée des rebelles au gouvernement, ainsi que leur cantonnement en vue de leur désarmement ou intégration dans l’armée.

Mais un mois plus tard, aucune avancée n’a été enregistrée. Dès vendredi, l’Ufdd et une autre rébellion, le Rassemblement des forces pour le changement (Rfc), accusaient ainsi N’Djamena de n’avoir rien fait pour appliquer l’accord et prévenaient que le cessez-le-feu serait caduc un mois après sa signature, soit dimanche 25 novembre.

A cette date, les "commandements" des deux groupes affirment avoir dû quitter leurs bases arrière au Soudan et rentrer au Tchad, à la demande du gouvernement soudanais. Les modalités d’application des chapitres militaires de l’accord auraient dû faire l’objet de nouvelles discussions, prévues à Khartoum, mais, selon l’Ufdd et le Rfc, N’Djamena n’a pas envoyé de délégation. Le gouvernement tchadien assure le contraire.

"Le gouvernement a envoyé une délégation militaire, alors que ces groupes rebelles exigeaient une délégation politique", explique un responsable de la Concorde nationale tchadienne (Cnt), un autre mouvement signataire de l’accord.

"L’Ufdd et le Rfc cherchent le moindre prétexte pour retourner à la guerre", estime-t-il. Ce regain de tension intervient alors que l’Union européenne (Ue) tarde à déployer sa force d’environ 3.500 hommes, dont les premiers éléments étaient initialement attendus en novembre dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.

L’Eufor Tchad-Rca doit sécuriser les camps de réfugiés du Darfour voisin (ouest du Soudan), en proie à une guerre civile. Mais faute de moyens aériens suffisants, le déploiement risque d’être reporté à janvier, selon des sources militaires européennes.

EN BREF : DARFOUR - Le Jem menace les casques bleus chinois

Le chef du Mouvement pour la justice et l`égalité, Khalil Ibrahim, a affirmé que les 135 soldats chinois arrivés dans la région n`étaient pas les bienvenus, accusant Pékin d`être complice dans le conflit au Darfour. L`avertissement des rebelles est intervenu quelques heures après l`atterrissage des 135 soldats chinois dans la capitale du Sud-Darfour à Nyala. Ibrahim Khalil, le chef du Jem a indiqué que les troupes chinoises n`étaient pas les bienvenues au Soudan et devaient se retirer immédiatement. Il a accusé Pékin d`avoir contribué à exacerber cette crise avec l`envoi d`armes et son soutien au gouvernement soudanais. Le contingent chinois doit préparer le terrain pour le déploiement de l`opération de paix conjointe Nations unies/Union africaine attendue pour le début de l`année prochaine.

CHINE - Sarkozy dénonce le projet taïwanais de référendum

La France est fermement opposée au projet de référendum à Taïwan sur l’adhésion de cette île chinoise à l’Onu, a déclaré hier Nicolas Sarkozy, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Chine. "Il n’y a du point de vue français qu’une seule Chine et Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois", a dit le président français, à l’issue d’un entretien avec son homologue chinois, Hu Jintao, et de la signature d’importants contrats. "La France n’est donc pas favorable à l’indépendance de Taïwan", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a imputé aux "aléas de l’histoire" la séparation actuelle de Taïwan et de la Chine continentale. "Cette question doit être résolue par la négociation", a-t-il dit. "Pour la France toute remise en cause du statu quo par une initiative unilatérale doit donc être évitée, car toute initiative unilatérale serait une grave erreur". Il faisait notamment allusion au référendum que les autorités taïwanaises veulent organiser sur le retour de l’île dans le giron des Nations unies, dont elle a été exclue en 1971 au profit de la République populaire de Chine.

Annapolis - Bush relance le processus de paix au Proche-Orient

Après sept ans d’impasse diplomatique, les négociateurs de plus de quarante pays devaient tenter à compter d’hier soir de concrétiser en moins de deux jours la nouvelle ambition affichée par le président américain George Bush : relancer les discussions de paix israélo-palestiniennes en impliquant l’ensemble des pays influents dans la région.

Le rassemblement formel, aujourd’hui à l’Académie navale d’Annapolis, dans l’est des Etats-Unis, a été précédé d’une intense activité diplomatique hier à Washington.

Le président Bush a reçu dans la journée à la Maison-Blanche le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, puis s’est entretenu séparément avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Les trois hommes se verront ensemble à Annapolis ce matin avant de nouveaux entretiens bilatéraux, demain dans la capitale fédérale.

Source: AFP

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Mardi 27 Novembre 2007


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