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TCHAD : Arche de Zoé : Sarkozy ramène journalistes et hôtesses libérés

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Comme pour le dossier des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy a pris la tête des opérations dans l’affaire de « l’Arche de Zoé » en se rendant hier au Tchad pour rencontrer le président Idriss Deby Itno et ramener sept Européens dont la libération a été annoncée à son arrivée.

N’Djamena - Après avoir multiplié depuis le début de la semaine les coups de fil à son homologue tchadien, Nicolas Sarkozy a effectué hier matin une visite surprise à N’Djamena où il a été accueilli à son arrivée par Idriss Deby Itno. Il était accompagné de la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, jusqu’ici en première ligne de cet épineux dossier en l’absence du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, en tournée en Asie puis en Turquie. Au moment où M. Sarkozy posait le pied sur le sol tchadien, un juge a annoncé la libération des trois journalistes français et des quatre hôtesses de l’air espagnoles. Nicolas Sarkozy est reparti deux heures plus tard à Paris à bord de l’Airbus A319 accompagné de ces sept personnes inculpées d’enlèvements d’enfant, d’escroquerie ou de complicité. Les trois journalistes avaient été arrêtés avec six bénévoles français de « l’Arche de Zoé » le 25 octobre à Abéché, dans l’Est du Tchad, alors que l’association allait embarquer 103 enfants dans un avion pour la France. Au total, 21 personnes dont neuf Français, sept Espagnols, un pilote belge et quatre Tchadiens, ont été inculpées après cette opération manquée qui a tourné au fiasco. Depuis le début de la semaine, Nicolas Sarkozy s’est personnellement impliqué pour trouver une solution à cette crise en multipliant les contacts téléphoniques avec Idriss Deby Itno. Dans une conférence de presse commune avec son homologue dimanche, Nicolas Sarkozy a demandé que les six autres Français membres de « l’Arche de Zoé » soient jugés en France et non au Tchad où ils risquent de 5 à 20 ans de travaux forcés, qualifiant l’opération d’"équipée assez lamentable". Il a assuré que cette affaire n’avait "rien à voir avec le déploiement de la force européenne à la frontière (tchadienne) avec le Soudan". Il a affirmé que les relations entre la France et le Tchad étaient "au beau fixe " et que le déploiement de l’Eufor se faisait "avec le soutien total de l’Etat tchadien". Des spécialistes des relations franco-africaines ont estimé que N’Djamena, qui avait montré son hostilité à l’arrivée de l’Eufor, tentait d’utiliser ce dossier pour renforcer sa position auprès de l’opinion tchadienne et dans la région. Plusieurs magistrats tchadiens ont fait état hier de "forte pressions politiques", certains dénonçant sous couvert de l’anonymat "une atteinte à l’indépendance de la justice".

De source judiciaire, on précise que les ordres de libération sont arrivés "du sommet de l’Etat" tchadien. En France l’opposition socialiste a demandé une "mission d’information" parlementaire sur cette affaire, après avoir évoqué une possible "utilisation" de cette affaire par Idriss Deby Itno.

Source: AFP

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Lundi 5 Novembre 2007


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