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TALLA SYLLA DEPUIS CHICAGO/USA: « L’heure est grave… »

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Talla Sylla, Président (retrouvé) de l’Alliance Jëf/Jël depuis Chicago aux Usa commet une nouvelle déclaration sur la situation politique dans son pays, le Sénégal. Il considère que l’heure est grave. C’est pourquoi il exhorte la classe politique à être à l’écoute du peuple « qui n’écoute plus… »



TALLA SYLLA DEPUIS CHICAGO/USA: « L’heure est grave… »
Talla Sylla est revenu en politique. En plus de rejoindre le Front Siggil Sénégal, le regroupement de l’opposition principalement non représentée au Parlement, il multiplie les déclarations et autres sorties contre le pouvoir libéral de Me Abdoulaye Wade en place. Depuis Chicago, dans la lointaine Amérique où il séjourne présentement, le dirigeant de l’Alliance Jëf Jël commet un nouveau manifeste aux allures ainsi qu’aux intonations martiales et morales : « l’heure est grave. Le temps du Wallu (Secourir) le Sénégal ».

Il paraphrase à l’occasion feu Majmouth Diop du Parti africain de l’indépendance (Pai) : « Dans l’histoire d’un pays, il sonne toujours, en effet, une heure grave, entre toutes, et qui fait se dresser d’un même élan irrésistible et enthousiaste tous les fils d’un peuple ; parce que la terre des aïeux est en danger ; parce que la vague de honte qui monte risque d’éclabousser le front des générations mortes, vivantes et à venir. » Cette citation qui date de 1958 n’a pris aucune ride, affirme Talla Sylla. « Elle annonce mon combat d’aujourd’hui. Wallu sa reew ! (Secourir son pays) ».

Selon lui, le Sénégal est encore à la croisée des chemins ; « et le challenge de choisir la bonne voie est aussi exaltant que le risque de faire encore un mauvais choix est grand ». Dans un tel contexte historique, « le peuple silencieux et laborieux a beaucoup à enseigner aux hommes politiques qui ambitionnent de le diriger sans jamais le regarder dans les yeux ni même l’écouter sauf l’instant furtif d’une campagne électorale. Il a écouté avec patience et espoir toutes les déclarations d’intentions dont nous sommes généreux. Il a suivi désabusé la valse des transhumants et les querelles intestines de positionnement. Il a subi sans soutien toutes les crises, toutes les pénuries et les catastrophes naturelles récurrentes. Ce peuple croit fermement que la politique est un jeu de dupes pratiqué par des personnes de peu d’esprit, sans scrupule ni morale ». Tout comme aussi, il croit aussi que l’on entre en politique pour se servir et sévir et non pour servir, assure Talla Sylla. Et d’en tirer la conclusion comme quoi, « aujourd’hui, il n’écoute plus. Il faut que nous nous pénétrions de cette vérité que pour que le peuple croie en nous il faut que nous commencions par croire en lui ».

C’est la raison pourquoi se pénètre-t-il, il est impératif de tourner le dos à cette conception dévoyée et, fort heureusement à bout de souffle, « de la politique devenue celle du ventre et des promesses mensongères. Il faut aller à la rencontre du peuple en s’affranchissant des contraintes protocolaires pour le voir autrement que bariolé et sous des banderoles qu’il ne sait pas lire. À nos yeux, le combat qu’il faut mener et gagner c’est celui de la réhabilitation de l’homme politique et par-delà, de la politique. Ma conviction est que nous ne pouvons, nous ne devons pas limiter nos ambitions à conquérir et garder un pouvoir, fut-il le plus important de tous ».

Le Temps de l’action

Pour le chef « martelé » en octobre, est arrivé le temps de l’action. S’inspire-t-il du « jeengu-fippu » (révolte) récente du Parti socialiste qui semble vouloir divorcer ainsi d’avec l’opposition républicaine « (…) Il faut et il suffit d’inscrire à l’ordre du jour des rassemblements et des pétitions les doléances véritables du peuple sénégalais. Il faut et il suffit de démontrer que l’opposition farouche peut et doit servir à défendre l’intérêt général. Il faut et il suffit, par ces temps maigres, d’opposer aux dérives de la cupidité et de la félonie le front serein de l’honneur et de l’honnêteté. Je reste convaincu qu’il est encore temps de rectifier le tir et de reprendre en main les institutions de la République et les secteurs économiques à l’agonie », clame-t-il. Et d’ajouter : « Notre pays attend une classe politique respectueuse des institutions, probe et capable d’organiser et de respecter les règles du jeu démocratique ». Dès lors « il devient possible de regarder le peuple dans les yeux, les poches vides mais les mains propres avec la dignité et le courage de l’homme honnête. Il faut enfin savoir qu’aucune répression ne peut contenir la soif, devrais-je dire et je pèse mes mots, la faim d’un peuple aspirant à la liberté et à la dignité.

Cette soif est irrépressible et bien naïf qui croit l’arrêter par la matraque. » L’heure du « Wallu Sénégal » quoi !

Source: Sud Quotidien

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Mercredi 23 Avril 2008


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