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TABASKI et TRADITION: «Tanku ndieuké» et «tanku badiane» désacralisés

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Si de génération en génération, les hommes admirent tant de choses dans la vie, c’est parce qu’il y a des raisons. Pendant plusieurs décennies, les femmes donnaient des «tank à leurs ndieuké» (des cuisses de mouton à leurs belles-sœurs). Aujourd’hui, les données ont changé même si certaines femmes sont obligées de se soumettre à des pratiques qui datent depuis belle lurette. Pour le mouton immolé pour la Tabaski, une bonne partie du sacrifice est offerte à la belle famille.



TABASKI et TRADITION: «Tanku ndieuké» et «tanku badiane» désacralisés
Si de génération en génération, les hommes admirent tant de choses dans la vie, c’est parce qu’il y a des raisons. Pendant plusieurs décennies, les femmes donnaient des «tank à leurs ndieuké» (des cuisses de mouton à leurs belles-sœurs). Aujourd’hui, les données ont changé même si certaines femmes sont obligées de se soumettre à des pratiques qui datent depuis belle lurette. Pour le mouton immolé pour la Tabaski, une bonne partie du sacrifice est offerte à la belle famille.

Cette attitude est opérée à contre-cœur par certaines femmes. «Nous ne tuons qu’un seul bélier mais nous sommes obligées de nous soumettre à cette pratique. Je donne une quantité importante à ma belle famille sinon je serai leur risée. Mais il faut dire que tout le monde ne peut pas respecter cet engagement», fulmine Mme Ndèye Anna Ndiaye qui signale que sa mère l’incite parfois à le faire. Cependant, certains maris sont contre cette pratique. Mamadou Diagne habitant le quartier de Léona soutient : «Ma femme donne tout à sa belle famille qui constitue mes parents. Je suis contre cette pratique qui doit être bannie». Cheikh Oumar Sy du populeux quartier de Pikine soutient avec force qu’il faut impérativement s’adapter aux réalités sénégalaises.

Selon lui, il faut le faire pour être respecté au niveau de sa belle famille. «Nos familles ont leur réalité et nous ne devons pas les occulter», a-t-il indiqué. Sur un autre registre, certaines familles «castées» imposent cette pratique pour répondre aux normes inhérentes à leur ethnie. «Les femmes qui ne donnent pas cette part à leurs belles familles seront responsables de leur sort. Les «tank» (gigots) sont pour les ndieuké, les «falarés» pour la belle mère et les «fares» (côtelettes) pour le mari» a annoncé Mme Anna Mbengue. Cette griotte très connue dans la ville de Saint-Louis précise que les grandes dames de la cité le font sans gêne.

Même si cette pratique recommandée est bien perçue par la société sénégalaise, il n’en demeure pas moins que la religion musulmane ne la prône pas «Ce sont des pratiques effectuées par nos familles mais à proprement parler la religion musulmane ne les cautionne pas», a déclaré Oustaz Mouhamadou Thiam. Ce dernier estime que certaines réalités sont discutables. Selon lui, chacun y va de sa conscience. Dans tous les cas, il faut tout simplement dire que cette pratique est démystifiée par bon nombre de familles, du moins dans la ville de Saint Louis.

Source: Le Matin

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Mercredi 26 Décembre 2007

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