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Succession du président Wade : va-t-on vers une oligarchie ?

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Farba Senghor, un ministre de la république qui ne respecte aucune institution de la républicaine, va en éclaireur. Le député Khoureychi Thiam ancien ministre et éternel insatisfait, se porte volontaire pour tirer le premier l’homme à abattre. Doudou Wade président du groupe parlementaire du Pds, jette le discrédit sur son patron hiérarchique, le président Macky Sall, lequel en sa qualité de président de l’assemblée nationale et secrétaire général adjoint du Pds est sensé être le premier représentant du Pds dans cette institution. Les Rewmistes qui voient déjà un ticket Karim-Idy. Un Colonel de l’armée sénégalaise qui fait campagne pour un tel tandem.



Succession du président Wade : va-t-on vers une oligarchie ?
Pire, on va jusqu’à, nous annoncer un prochain tripatouillage de la loi fondamentale afin de baliser la voie au futur successeur du président Wade, qui ne peut être d’après eux que Karim Wade ou Idrissa Seck. Dès lors pourquoi une refondation ou une reconstruction du parti si le mode de dévolution des postes de direction reste le même ? C'est-à-dire la tenue d’un congrès sans débat pour valider une nomination en bonne et due forme. Personne n’est plus intelligent que tout le monde. Dans une démocratie moderne, si tant est que le Sénégal d’aujourd’hui est dans ce cas, les élus ne sont ni légitimés ni fondés à vouloir autre chose que ce que veulent les citoyens. Si le 25 février 2007 le président Abdoulaye Wade a été élu dés le premier tour par la majorité des citoyens sénégalais, c’est par rapport à un bilan très satisfaisant du gouvernement que dirigeait l’ancien premier ministre Macky Sall. Cette victoire, j’ai eu à le dire, est certes la victoire du président Wade, mais surtout la victoire du directeur de campagne, en l’occurrence Macky Sall qui n’a jamais douté dans sa mission. Et le 3 juin 2007 le peuple sénégalais a tenu à lui (Macky Sall) confirmer toute sa confiance en donnant la majorité à la coalition Sopi conduite par ce même Macky Sall.

Si la présidentielle est une victoire du président Abdoulaye Wade, les législatives du 3 juin restent incontestablement une victoire de la tête de liste de la coalition Sopi. D’autant plus que d’aucuns disaient que ce dernier s’était arrangé pour investir ses propres partisans, ce qui voudrait dire que ses partisans sont sans aucun doute des porteurs de voix. Si le Sénégal était dans un régime parlementaire, même si le président de la république a la latitude de nommer son Premier ministre, Macky Sall serait reconduit à moins qu’il se désiste en faveur d’un de ses colistiers. Dès lors comment comprendre l’hypothèse excluant de la succession du président Wade un tel responsable politique ? Il ne s’agit pas de savoir si Macky Sall est candidat à la candidature ou non, (d’ailleurs qui est candidat à la candidature) il s’agit surtout de dénoncer avec la plus grande énergie le type de régime politique (l’absolutisme ou l’oligarchie) qui pointe à l’horizon. Dans une précédente contribution, je titrais que « le peuple sénégalais ne saurait regarder le Premier ministre Macky Sall sacrifié. » Si au Pds ou dans d’autres partis politiques il n y a qu’une constante, le peuple lui ne saurait accepter une seule constante en son sein.

L’ancien Premier ministre, directeur de campagne du président Wade, tête de liste de la coalition Sopi 2007, actuellement président de l’assemblée nationale, le président Macky Sall reste incontournable dans la succession du président Wade. La liberté individuelle est aux yeux des libéraux la norme fondamentale et le fondement de la société humaine. Le libéralisme s’oppose aux doctrines holistes (le socialisme, l’étatisme, le communautarisme) qui définissent la personne comme faisant partie d’un corps social auquel ses comportements et ses choix sont subordonnés. Il s’oppose aussi au totalitarisme et à toutes les formes d’abus de pouvoir qui limitent voire détruisent la liberté des individus. Pourquoi alors le libéralisme qui veut limiter, au profit du libre-arbitre de chaque individu, les choix imposés à la société par l’Etat ou par d’autres formes de pouvoir, emprunte au Sénégal des procédures dictatoriales et totalitaires ? Emmanuel Kant disait « la liberté est l’autorisation de n’obéir à aucune autre loi extérieure que celles auxquelles j’ai pu donner mon assentiment. »

Cherche t-on à instaurer au Sénégal l’absolutisme, régime politique où le détenteur d’une puissance attachée en sa personne, concentrant en ses mains tous les pouvoirs, gouverne sans aucun contrôle, on s y prendrait pas autrement. Ou alors va-t-on vers une oligarchie ? Puisqu’il est question de remettre tous les pouvoirs entre les mains d’une famille dominante, deux frères ennemis, pour qui la position politique est un élément de patrimoine transmis aux enfants, dont l’éducation et la carrière sont organisées dans cette perspective.

CONTRIBUTION DE:

Alioune Ndao Fall membre de la Cis de France

Chargé de la Communication Pds de France

0619616707

ndaofall @ free.fr

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Samedi 27 Octobre 2007





1.Posté par Astou le 27/10/2007 06:33
TRES BIEN VU ALIONE FALL

2.Posté par Merveil le 27/10/2007 11:15
Marvel ou es tu?

Ton patron Idy, t'aurait il baillonné? Tu es deenu moins loquace depuis qu'il se murmure qu'il veut devenir le premier ministre de Prince Karim..

Et "Les contributions de Marvel" sont même devenues "Les contributions des Xibarnautes" sur ton site xibar.net.

Lou khew?

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