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Sommes colossales injectées dans l’Arène sénégalaise: Pourquoi Tigo et Orange privilégient Gaston et Luc

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L’avènement du sponsoring dans l’arène, a propulsé la lutte avec frappe au rang de premier sport du pays. Ainsi, des centaines de millions de francs sont déversées chaque année dans l’arène par des entreprises d’assurances, de sociétés alimentaires, d’automobile, de sociétés immobilières, mais surtout, de télécommunications. Cependant, ces dernières font une distribution sélective des sommes colossales injectées dans l’arène. En effet, le constat est unanime, seuls deux promoteurs (Gaston Mbengue et Luc Nicolaï) profitent aisément des sommes colossales réparties par les deux sociétés de téléphonie mobile : Orange et Tigo. Ce qui, aux yeux des autres promoteurs, constituent une ségrégation qui ne dit pas son nom, et attire en même temps des sous-entendus. D’où la question, quels sont les critères de choix de ces entreprises en direction des promoteurs ?



Sommes colossales injectées dans l’Arène sénégalaise: Pourquoi Tigo et Orange privilégient Gaston et Luc
Le milieu de la lutte est-il mafieux, comme l’a laissé entendre bon nombre de pratiquants et de promoteurs ? A croire Serigne Modou Niang, promoteur de l’alternance : « Si l’on n’y prend garde, certaines formes de sponsorisation risquent de bousiller l’arène, en faisant naître une jalousie et une concurrence malsaine ». Ce cri de cœur de M. Niang, qui avait fait une sortie dans un journal de la place, indexe l’accaparement de Gaston Mbengue et de Luc Nicolaï, des principaux fonds décaissés par les deux sociétés de téléphonie mobile : Orange et Tigo, pour la sponsorisation de la lutte. Malheureusement, le constat du « promoteur de l’alternance » confirme de jour en jour avec les bisbilles nées de la rivalité des promoteurs à décrocher des combats de gros cachets.

De l’origine des licences de promoteurs

Avec l’avènement d’Abdoulaye Makhtar Diop au poste de ministre des Sports et de la Jeunesse dans les années 80. Ce dernier instaure la naissance des premières licences de promoteurs pour impulser l’arène sénégalaise, afin de mieux la vulgariser. Aussitôt cette réforme lancée, des équipes de football comme le Jaraaf de Dakar, le Ndiambour de Louga etc. (qualifiées pour les compétitions africaines) furent les premiers promoteurs à s'attribuer le fameux sésame pour organiser des combats de lutte. D’ailleurs, selon nos investigations, l’on nous signale que pour faire profiter aux promoteurs du peu de sponsors (Senelec et Sonatel) dans l’arène, une concertation entre ministère des Sports, comité national de gestion de la lutte et les promoteurs avait permis de s’entendre sur une sponsorisation à tour de rôle, pour faire bénéficier d’un partage équitable des ressources engrangées par ces sociétés. Comme aime le rappeler El Hadj Mansour Mbaye, le président des communicateurs traditionnels. « La réforme Abdoulaye Makhtar Diop fut le déclic d’une nouvelle ère au sein de l’arène sénégalaise, marquée par la prolifération de promoteurs privés et de sponsors », fait-il remarquer.

Présence massive des sponsors

En moins d’une décennie, les promoteurs privés ont investi la lutte sénégalaise, à la recherche effrénée de gains. Car, force est de rappeler que si les promoteurs veulent coûte que coûte monter des affiches alléchantes, c’est moins pour satisfaire les amateurs que pour chercher des bénéfices. Pourtant, chaque fois, certains d’entre eux rabâchent qu’ils sont déficitaires dans l’organisation des combats de lutte. Alors, question, pourquoi ne tournent-ils pas le dos à l’arène ? Une société qui roule à perte ne risque-t-elle pas de mettre la clé sous le paillasson ? Et chose curieuse, les promoteurs qui font ces aveux, continuent toujours d’organiser des combats de lutte. Depuis la réforme Abdoulaye Makhtar Diop, beaucoup de promoteurs ont côtoyé l’arène. On avance plus de vingt dont une partie est toujours en activité, d’autres ont pris la poudre d’escampette. Certains y trouvent leur compte, d’autres pas. Ceux qui ont des entrées dans une société, font tout pour garder intacte ses relations tout en empêchant ses autres collègues d’y avoir des accès. C’est d’ailleurs, ce qui est à l’origine du climat délétère et soupçonneux entre eux. Cela s’est exacerbé avec surtout la compétition ouverte entre les deux opérateurs de téléphonie mobile, qui se livrent une concurrence sans précédent, afin de délimiter leur territoire, et de rendre visible la marque qu’elle représente. Donc, en l’espace de quelques années, on est vite passé d’un partenariat sans bruit à un sponsoring compétitif, puis sélectif.

Les promoteurs avaient commencé un premier effort de coopération à travers un collectif pour tenter de pacifier leurs relations. Crée en 1997, El Hadj Ahmed Diène fut le premier et le dernier président, car le collectif n’a pu prospérer du fait de relations heurtées entre « Tiger Productions » du lutteur Tapha Guèye et celle de Gaston Productions, deux structures antagonistes. Autres bisbilles entre promoteurs, le duo Alioune Petit Mbaye /Ousmane Ndao (ex-patron de ABDC International) et Gaston Mbengue, en avril 1998, dans la bataille de l’exclusivité pour décrocher le combat Tyson /Toubabou Dior ; même Daouda Faye Vava, l’ancien ministre des Sports s’en est pris avec Action 2000 : c’était l’affiche Tyson/Manga II, en juillet 1999. Tout récemment El Hadj Ndiaye « Rose » n’avait-il pas accusé Gaston Mbengue d’avoir influé sur la directrice de Axa /Assurance pour l’empêcher d’obtenir une sponsorisation pour le combat avorté entre Eumeu Sène et Tapha Guèye ?

Les vraies questions de fond

Il est clair aujourd’hui que le sponsoring a bouleversé l’arène sénégalaise. Les lutteurs ne veulent plus descendre dans l’arène pour ensuite empocher des miettes. La lutte est devenue de nos jours un métier. La préparation d’un combat demande un gros budget. Des statistiques au niveau du comité national de gestion de la lutte prouve que 2 à 3 milliards de francs Cfa circulent, chaque année, dans l’arène, répartis entre les gains des lutteurs, les frais d’organisation de toute nature, allant des équipements des lutteurs, aux frais de concessions, en passant par la location de stades, des chanteurs et cantatrices, sans oublier l’aspect publicitaire dont le budget est colossal remarque Gaston Mbengue. Aujourd’hui, la lutte est devenue une vitrine pour les différentes sociétés de la place, pour vendre leurs produits, du fait du cachet populaire engrangé.

De la rentabilité immédiate

Dans cette recherche de proximité à visées multiples, les sponsors, en tout cas les plus présents aujourd’hui dans une arène sénégalaise en profondes mutations, se sont empêtrés aujourd’hui dans un volume croissant de stratégies pour trouver des débouchés supplémentaires. Ces stratégies touchent de nombreux domaines : l’organisation des galas, les modes de travail et de management, les pratiques de gestion, la communication aussi. Le manque d’information est un obstacle. Ce qui justifie aisément l’omniprésence des sponsors à travers la visibilité que leur donne la communication publicitaire et leur omnipuissance sur le terrain. Sur le champ opératoire, le seul intérêt des sponsors, c’est ce qui peut apporter une valeur ajoutée à leurs produits, autrement dit, « d’aller là où la marque n’a pas les coudées franches ». Ainsi, pour le maintien de leur leadership dans l’arène, les sponsors y mettent le prix, au grand bonheur des lutteurs, des services commerciaux des chaînes de télévision et certaines stations de radios. Les Challenges décentralisés illustrent bel et bien nos propos. Et d’ailleurs, cette logique de préservation des acquis est régie par le déterminisme des sponsors, artificiellement peints sous les traits de colosses financiers.

Luc Nicolaï et Gaston Mbengue se partagent le magot

Les autres promoteurs ne comprennent toujours pas pourquoi la main mise de Luc Nicolaï et Gaston Mbengue respectivement sur Tigo et Orange. Chaque année, tous souscrivent au cahier de charge des deux entreprises de téléphonie mobile, mais sont coiffés au poteau par Gaston et Luc Nicolaï productions. « Tigo et Orange injectent des centaines de millions dans l’arène chaque année, mais on n’en bénéficie pas. On fait des soumissions auprès de ces dites sociétés mais rien », rouspète Serigne Modou Niang, le « promoteur de l’alternance ». Ce qui constitue à ses yeux un crime de lèse-majesté, du fait que « seuls, ces deux promoteurs bénéficient des centaines de millions infusés dans la lutte ». Et le patron de «Mouniang Productions» d’assimiler ces deux promoteurs à des businessmen épaulés par les deux sponsors-leaders de l’arène. Avant de souligner dans un soupir : « On ne peut pas non plus les forcer la main pour nous donner de l’argent». Pour l’ex-promoteur Aziz Diop, l’homme au « Tengadé », personne ne peut dire avec certitude comment sont sélectionnés les soumissionnaires. « Si c’est par la visibilité et le nombre de combats de lutte organisé durant l’année écoulée, ces deux promoteurs n’ont pas fait mieux que les autres », fulmine-t-il.

Existe-t-il un deal entre responsables commerciaux et promoteurs ?

Quels sont les critères qui font que Gaston Mbengue et Luc Nicolaï s’octroient les marchés de Tigo et Orange ? La question mérite d’être posée d’autant qu’ils ne sont pas les seuls à acquérir de l’expérience dans le domaine de l’organisation. Abdou Fall d’Events Marriet, spécialiste en marketing, n’a-t-il pas accumulé de l’expérience avec l’organisation de la Fiara ? Une chose reste sûre, tous les responsables commerciaux qui ont eu maille à partir avec Gaston Mbengue et Luc Nicolaï ont été licenciés de leur boîte respective. L’année dernière, 300 millions ont été attribués au promoteur de la Petite Côte par Tigo, les responsables de cette transaction ont été tous limogés ; car, dans les hautes sphères de la boîte, on avait flairé un vaste parfum de « deals ». Pour sa part, Aziz Diop croit dur comme fer que tous les préposés au sponsoring à Tigo et Alizé qui ont eu à travailler avec Gaston Mbengue sont virés l’année suivante. « Le patron des 4 C a été limogé pour ces accointances avec Gaston Mbengue. Ses supérieurs hiérarchiques ont soupçonné un deal entre les deux, et l’ont viré ».

Même du côté de l’instance dirigeante de la discipline, les gens se plaignent du manque d’importance accordé au tournoi de la Cdeao. « Aucun geste des deux sociétés de téléphonie mobile n’a été concédé en direction de l’organisation du tournoi du chef de l’Etat, de la journée du souvenir et du tournoi de Dakar », fulmine une source du Cng. Interrogé sur ces accusations, aussi bien Abdoul Karim Mbengue (Orange) et Ousmane Lô Sarr (Tigo) n’ont pas daigné apporter des éclairages, préférant faire la sourde oreille, en dépit de notre sollicitation.

En apparence, nous pouvons à présent tirer une grille d’enseignements qui nous paraissent essentiels : le reclassement des forces, les ambitions de positionnement, la bataille de l’exclusivité à coup de propositions alléchantes, la gestion par l’éthique, l’efficacité organisationnelle, la logique du sponsoring, l’importance des enjeux liés à l’accroissement de la compétitivité… Mais, la présence des sponsors n’étant pas éternelle, il faut d’ores et déjà penser à leur renouvellement. Car ce temps-là qui use tous les organismes vivants, use les marques aussi. Les slogans d’hier n’ont-ils pas perdu toute leur pertinence ? Qu’adviendrait-il en cas d’essoufflement des sponsors, des promoteurs incriminés, sachant que la faculté de conduire l’histoire n’est pas une propriété perpétuelle et que toute force s’épuise ? A ce sujet, la responsabilité de premier ordre revient aux acteurs institutionnels.

Cette (re) prise de conscience est aujourd’hui indispensable pour éviter le déclin de la lutte tantôt annoncé.

Source: L'office

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Mercredi 11 Février 2009





1.Posté par Descartes le 11/02/2009 16:55
c du n'importe quoi,le journaliste manque tellement d'objectivité dans ses propos,De plus quasiment à chaque paragraphe, il cite le nom de Gaston Mbengue et de Luc nicolai comme s'il voulait les liquider verbalement.Ces promoteurs à l'instar de gaston ont acquis leur notoriété et la confiance des sponsors par leur abnégation et leur travail.N'est pas" promoteur du peuple" qui veut. Oh Jalousie quand tu nous tient !Sokhoranté sounou biir mo takh dou niou avancé wassalam.

2.Posté par ndiaye le 11/02/2009 17:44
on dirait que tu fais partie de la famille de gaston donc normal que tu prends sa défense. Gaston est un vaut rien il croit qu'il est au dessous de tout le monde

3.Posté par conquérant le 11/02/2009 18:03
Ndiaye si je te comprends bien Gaston doit être un mec hyper humble en se croyant "au dessous de tout le monde".C'est pas facile le français

4.Posté par A Y VOIR DE PRES le 11/02/2009 19:09
Il y a des choses peu ortodoxes qui se passent dans le monde de l'arene. La concurrence est malsaine et les rapports douteux avec les responsables du volet sponsoring de certaines sociétés sont réels.
Gaston est un redoutable homme d'affaires qui allie mensonges, dissimulations, intrigues, chantages, pressions.... pour arriver à ses fins.
Luc que je connais un peu est passé très rapidement de gérant de dibiterie en promoteur des grands événements tout en brassant des centaines de millions.
Serigne Modou est le plus paresseux, les drapeaux parrainés par les hommes politiques sont une forme de woyane.
Les journalistes et animateurs d'émissions sur le lamb sont la plupart des samba mbayanneurs: Thiandoum, Khadim Samb, Lamine Samba, Bécaye Mbaye....Chacun d'eux a son promoteur préféré.
Ben! Le monde de la lutte est une miniature du pays: corruption, facilité, mensonges.....

5.Posté par A. le 11/02/2009 21:43
"Vaurien" et non "vaut rien" ne se signifie pas hyperhumble.C'est vrai que le français n'est pas facile!!!

6.Posté par thioki fin le 12/02/2009 01:41
Arrêtez vos cours de Français et parlons de l'essentiel.Vous avez compris ce que le gars veut dire et c'est le plus important.D'habitude ceux qui corrigent les gens à hue et à dia sont les derniers de la classe.Que tous les promoteurs de lutte bénéficient de la manne financière.THAT IS THE RIGHT THING

7.Posté par alain le 12/02/2009 09:19
parcequ etant les deux dealers.............................

8.Posté par sidy bouya le 12/02/2009 17:10
je suis d'accord avec thioki fin, en général c'est en lisant les commentaires que je vois ces fautes donc elles sont pas importantes; en plus le français n'est pas notre langue maternelle, l'essentiel c'est de se faire comprendre.

9.Posté par essamaye le 12/02/2009 17:25
Mr NIANG devrait nous dire pourquoi il a toujours le nom du président WADE et son fils Karim à féliciter à part ses géniteurs?

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