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Soirée d'ouverture du Kaay Fecc : Chorégraphies de sœurs en sueur

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Le quatrième festival de danse Kaay Fecc a démarré jeudi soir à Sorano par la prestation de compagnies sénégalaise et malgache.



Soirée d'ouverture du Kaay Fecc : Chorégraphies de sœurs en sueur
Sur les planches, les sœurs Gomis dressent des corps charnus et enthousiastes. Nommée Ténane (regarde en Manjack) leur transpirante chorégraphie, est un carnet de voyage mouvementé. Elles livrent des séquences glanées ici et là dans le quotidien de la femme qui ne sent pas toujours le déodorant de luxe. La représentation est inspirée par le courage, le jeu de séduction, la révolte aussi. Parfois empreint de candeur et de fraîcheur juvénile, le mouvement est supporté par une musique du terroir. L’énergie qu’elle diffuse est en osmose avec les organismes enflammés. Ils y puisent fougue, et exaltation.
La compagnie, composée de quatre sœurs vivant à Liège (Belgique), a proposé un travail de vingt minutes qui demande à être retouché, car la gestuelle est parfois assez consensuelle et un brin prévisible. Tenane a été servie en lever de rideaux jeudi soir au quatrième festival de danse, Kaay Fecc. La pièce d’ouverture s’intitule Maraonaka, jouée par la compagnie Rary (Madagascar).

Son métabolisme est plus lent. C’est une longue chronique malgache qui exhale spiritualité et provocation virile. La chorégraphie est calée dans une séquence de temps angoissante. Aidé en cela par des instruments traditionnels qui diffusent une atmosphère pesante. Tout se passa dans un univers vert fluoré strié par des spots clairs-obscurs.

L’écriture chorégraphique prend des allures d’arabesques contenues dans des costumes souples et évasés. Les danseurs s’expriment dans un style singulièrement dépouillé. Ils impriment à leur représentation une lenteur calculée comme pour capter, pas seulement le regard, mais la contemplation. La frugalité de leur geste finit pas susciter une forme de fascination. Eclatée en trois tableaux, la chorégraphie est peuplée par une demi-douzaine de personnages. Au finish, c’est une allégorie très libre d’un ajustement par le bas de la ceinture.

Le festival de danse a démarré sous de bons auspices. Le gros hic de Kaay Fecc, c’est sans doute le public (venu en masse) qui croit utile d’applaudir à tout bout de champ. Et le bla bla de ses présentateurs.

Abdou Rahmane MBENGUE
Source: Walfadji

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Samedi 2 Juin 2007

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