Référence multimedia du sénégal
.
Google

Sept ans passés au gouvernement : Bécaye DIOP livre le secret de sa longévité

Article Lu 1318 fois

Malgré l’instabilité chronique qui affecte les gouvernements sous Wade, Bécaye Diop lui, ministre des Forces armées, tient toujours bon. Il vient de passer sept ans au gouvernement. Et il a levé le mystère sur sa longévité au gouvernement en marge de la manifestation organisée par les libéraux de Kolda pour fêter leur ministre et leurs députés nouvellement élus.



Sept ans passés au gouvernement : Bécaye DIOP livre le secret de sa longévité
(Correspondance) - Il faut, sûrement, être né sous une bonne étoile pour espérer durer au gouvernement du président Wade. En sept ans, le temps d’une législature, le président Wade a déjà remercié quatre Premiers ministres. A cela, il faut ajouter les nombreux réaménagements de l’attelage gouvernemental. Une situation qui soumet les ministres à la hantise intenable d’être à tout moment viré. Malgré l’instabilité chronique qui affecte les gouvernements sous Wade, Bécaye Diop lui, ministre des Forces armées, tient toujours bon. ‘Le secret de ma longévité au gouvernement, c’est ma loyauté au président Wade. Je suis loyal, je ne change pas de bateau.’ Le ministre Bécaye Diop s’est voulu clair : ‘Je n’ai qu’un objectif, faire plaisir à Wade et le servir sous toutes les formes. Même si Wade me demandait de balayer, je l’aurais fait !’
Ce propos, le ministre des Forces armées l’a lâché à Kolda, à son domicile ce week-end. Il revenait de Dakar en compagnie de Moussa Diao et d’Alpha Koïta, députés nouvellement élus au parlement. Les libéraux avaient tenu à rendre l’arrivée du ministre et des députés, triomphale. Et c’est en marge de la ‘fête’ qu’il a levé le mystère sur sa longévité au gouvernement, interpellé par la presse locale. ‘J’ai opté dès le départ d’être wadiste, j’ai bouclé sept ans. J’entame la huitième année et je touche du bois, mais je crois que j’ai encore la confiance du chef de l’Etat’, lance-t-il, entouré de quelques fidèles. Quid de la Génération du concret ? ‘Je suis wadiste. Si Wade se retire, je lui emboîterai le pas. Mais s’il me demande de soutenir quelqu’un, je le ferai’, prévient Bécaye Diop.

Une chose est sûre, au Fouladou, pour expliquer sa longévité au gouvernement, nombre de raisons sont agitées : les bénédictions des parents, la chance, l’affection de Me Wade, les marabouts. Peu de Koldois, en vérité, s’attendaient au maintien du maire de Kolda dans le gouvernement du Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré. Ils n’avaient, sûrement, pas tout à fait tort. Car, c’est le président Wade, lui-même, qui avait annoncé la couleur, laissant entendre sa volonté de mettre en place une équipe de jeunes et de femmes. A 63 ans, on pouvait bien douter que le ministre des Forces armées qui venait de boucler sept ans de présence au gouvernement, soit maintenu. Et beaucoup ont visé, entre autres ministres, Bécaye Diop quand le président a annoncé avoir suffisamment récompensé certains. Mieux, quand en cet après-midi de consultations au ministère de l’Economie et des Finances, Bécaye Diop est sorti du bureau du Premier ministre sans faire de déclaration, on y a vu le signe d’une déception. ‘Il a été consulté, mais rien ne dit qu’il sera ministre’, se plaisaient à dire certains.

Au plan politique, on a agité la flambée de la contestation au sein du Pds. La famille libérale est en crise. En témoigne la défection de Mamadou Kandé, président du Conseil rural de Dioulacolon, de Mamadou Diamanka, ancien président du Conseil régional de Kolda et d’autres ténors au profit de Waar Wi ou du Psd/Jant bi. Autre signe d’une splendeur ‘perdue’, le maigre public ayant assisté au meeting de Macky Sall, tête de liste de la Coalition Sopi.

Suprême argument des faiseurs de roi, l’effondrement du Sopi de 12 000 voix de la présidentielle aux législatives.

Finalement, ‘Bek’ résiste, déjouant ainsi tous les pronostics. De quoi donner libre cours aux supputations. Dans la foulée de l’argumentaire, on évoque les bénédictions des parents. Lui-même se plaît souvent à l’évoquer dans ce qui lui est arrivé. Certains croient que la reconduction de Bécaye Diop est due à la chance. Parce qu’au lendemain de la formation du premier gouvernement de l’alternance, il n’y avait aucun Koldois. Ce fut alors une scène de colère et d’indignation relayée par les radios. La déception était grande pour ces jeunes qui avaient rallié le domicile du président Wade, au Point E, qui par vélo, qui par motocyclette pour lui dire l’injustice faite à leur région.

Quelques heures après, s’ouvrait une longue série de réaménagements du gouvernement avec l’entrée de Bécaye Diop au poste de ministre délégué chargé de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

Instituteur et directeur d’une école élémentaire dans la commune de Kolda, Bécaye Diop qui devait partir à la retraite en cette année d’alternance, se voit envoyer au septième ciel. Ses camarades du Centre d’apprentissage d’enseignement technique de Ziguinchor où il s’était inscrit en 1961 pour un Certificat d’aptitude professionnel (Cap) n’en reviennent pas. ‘Il est vraiment chanceux !’, lance-t-on comme toute explication. Pour autant, quelques-uns pensent que le président Wade lui voue de l’affection. Mais la majorité estime que le maire de Kolda doit sa longévité à une ‘bonne plume mystique’. Recruté comme moniteur dans l’enseignement vers les années 63-64, Bécaye Diop tient, sans doute, en main la cartographie des faiseurs de miracles de la région. Lui qui a enseigné pendant longtemps dans le Fouladou des profondeurs. Et pour bon nombre de Koldois, c’est un précieux viatique pour quiconque veut aller loin en politique.

Bagarreur et téméraire, l’homme qui fume beaucoup est quasiment certain d’avoir bâti son destin par ses propres mains. Son combat contre le Ps est resté épique. Alors toujours prêt à envoyer le premier coup de poing à ses ex-camarades, Bécaye Diop a pratiquement sacrifié sa vie pour le triomphe du Pds. ‘Qui dit mieux !’, pourrait-il lancer à ses adversaires, tel dans une vente aux enchères. Pourtant, le week-end dernier, il a dit avoir pardonné à tous ceux qui lui ont fait du mal. En premier, sûrement, les oiseaux de mauvais augure qui avaient misé sur son départ du gouvernement.

Hamidou SAGNA
Source: Walfadji

Article Lu 1318 fois

Lundi 9 Juillet 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State