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'Sénégal : régression démocratique honteuse...' (par Madior FALL)

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Le Sénégal vit « une régression démocratique honteuse, une dépression économique et financière provoquée, un marasme social généralisé, une faillite sportive démoralisante… » C’est le sentiment du Comité central du Parti socialiste (Ps) en session hier, jeudi 23 octobre. Les camarades de Alioune Badara Diagne, président de la commission des relations extérieures, de l’intégration africaine et des migrations de ce parti, s’interrogent par ailleurs « sur l’état désastreux des finances publiques… »



Le Comité central du Parti socialiste (Ps) s’est réuni hier, jeudi 23 octobre, sous la « direction » de Alioune Badara Diagne, président de la commission des relations extérieures, de l’intégration africaine et des migrations. Selon le communiqué sanctionnant ses travaux, il a examiné la situation nationale, « en rapport avec la crise multidimensionnelle, dont le paroxysme enregistré en ce mois d’octobre révèle, sur une base cumulative insupportable, une régression démocratique honteuse, une dépression économique et financière provoquée, un marasme social généralisé, une faillite sportive démoralisante ». Dans ce contexte qui manifeste un pourrissement préoccupant, affirment les camarades de Ousmane Tanor Dieng, « le Comité central s’interroge sur l’état désastreux des finances publiques, éprouvées par le rythme effréné des dépenses publiques non indispensables, engagées au mépris des critères de l’opportunité et par les dépenses illégales engagées en dehors de toute procédure budgétaire digne de ce nom ».

Le Ps rappelle à ce sujet, son exigence pour une enquête indépendante sur les dépenses extra budgétaires. Selon les socialistes de Colobane, « un impératif catégorique de transparence dicte le lancement d’un audit financier et opérationnel de la nébuleuse qui porte sur la gestion de l’ANOCI au moment où les ouvrages qui ont prétendument couté des centaines de milliards, livrent, sept mois après leur réception, des vices de construction et des défauts de fabrication mettant en péril la sécurité des usagers ». Le Comité central du Ps réclame par conséquent « un audit authentique, non complaisant, qui n’expose pas des cabinets de complaisance à ruiner leur crédibilité actuelle et future au Sénégal et à l’Etranger ».

Nécessaires réponses responsables à la dette intérieure

Le Secrétaire général du Ps et ses camarades du Comité central invitent par ailleurs, le gouvernement « à admettre la réalité de l’accumulation des arriérés de paiement, en commençant par une communication transparente sur le niveau réel de la dette intérieure, qu’il s’agisse des factures impayées des entreprises privées ou des subventions dues aux hôpitaux et à Dakar Dem Dik sans compter les arriérés de salaires des corps émergents de l’éducation ». Ils estiment nécessaire d’apporter des réponses responsables et durables à la question de la dette intérieure, eu égard à ses effets récessifs sur la productivité de l’économie nationale, sous la menace d’un ralentissement de l’activité, sur les prévisions de recettes fiscales, sur la survie des entreprises menacées de faillite et sur la sauvegarde des emplois.

Dans la foulée, ils disent se préoccuper « par la poursuite des politiques pernicieuses dont les effets dévastateurs continuent d’affecter la vie quotidienne des populations happées par l’enchainement des crises et par le foisonnement des urgences sociales ».

Le Parlement socialiste souligne, à cet égard, la dégradation des conditions de vie des populations, qu’illustrent parfaitement la flambée continue des prix des denrées et produits de base que va accentuer le rétablissement de la TVA sur le riz et le lait, la cherté des fournitures scolaires, la stérilité confondante du plan Orsec qui n’arrive toujours pas à éradiquer les effets désastreux des inondations dans la banlieue, sans compter le rationnement de l’électricité exacerbé par le coût exorbitant des factures de la Senelec qui dépassent largement les hausses tarifaires annoncées, plombent les budgets des ménages et les comptes d’exploitation des entreprises, structurées comme informelles et enfin provoquent des défauts de paiement ouvrant la voie demain au danger public des refus de paiement actifs.

Mettant en garde les tenants « libéraux » du pouvoir, ils avancent qu’à « cette situation sociale extrêmement tendue, se greffe la menace d’un réchauffement du front syndical, considéré comme l’issue inévitable de la mauvaise foi du gouvernement face aux revendications légitimes des travailleurs des secteurs de l’éducation, de la santé et des transports ». Car, alors que les politiques erratiques du régime libéral ont plongé l’école ainsi que les établissements sanitaires dans une crise structurelle et les exposent à une turbulence chronique, le gouvernement continue de se réfugier derrière le procédé dilatoire et la rhétorique belliqueuse pour se soustraire à ses engagements.

En ce qui concerne la Goana, les socialistes affirment être indignés « devant la mauvaise foi du Ministre de l’agriculture et devant l’imposture d’Abdoulaye Wade qui s’apprête à s’adjuger honteusement les fruits du labeur de nos vaillants travailleurs de la terre dans une « fête des récoltes », prétexte pour célébrer le prétendu succès d’une Goana invisible auprès des vrais paysans. Ils invitent plutôt « Abdoulaye Wade à présenter ses excuses aux paysans sénégalais, pour les avoir plongés dans la nuit noire du désastre pendant neuf longues années… » Le Comité central estime que la reprise en main du secteur agricole et la réhabilitation de la filière arachidière constituent la clef du redressement d’une économie déstabilisée par « des options politiques hasardeuses, inopportunes et franchement affairistes ».

Elimination des Lions

Sur l’humiliation des amoureux du football, les socialistes pensent que l’élimination des « Lions », est en vérité, révélateur d’une faillite larvée qui, couve depuis 2000 mais qui était, comme dans tous les domaines, masquée par les acquis du travail précédent ainsi que par l’élan, hélas trahi depuis lors, de l’alternance libéralo-affairiste. Face au désastre dans lequel notre pays s’est enlisé, le Comité central conclut que le « silence trouble et l’inertie fautive d’Abdoulaye Wade, signes d’un sentiment de culpabilité, sont révélateurs de son impuissance à trouver des solutions efficaces à ces crises en chaîne.

Le Comité central considère qu’il n’est d’ailleurs pas possible « pour Abdoulaye Wade de jouer au sapeur pompier après avoir été le pyromane qui a mis au rouge tous les indicateurs politiques, économiques et sociaux ». Il dénonce qu’au même moment, l’énergie du pouvoir libéral et les moyens de l’Etat soient mobilisés et déployés dans une « série de manipulations inadmissibles de la Constitution et dans une dérive liberticide inacceptable, entraînant notre pays dans un recul de l’Etat de droit manifeste que le président de la République proclamé ne prend même plus la peine de contester et met sur le compte de la politique, triste aveu s’il en est ».

par Madior FALL

Source: Sud Quotidien

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Dimanche 26 Octobre 2008





1.Posté par IBRA ITALIE le 26/10/2008 19:08
tous les senegalais doivent se mobiliser pour faire partir WADE il est l'unique probleme du SENEGAL.LUI meme devait partir de son propre grè pour qu'on soit tous en paix..WASSALAM

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