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Sans-papiers en France : Descente musclée de la police dans un foyer parisien

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La police française a débarqué, hier, à 6 h du matin dans un foyer du XIIIe arrondissement de Paris. Elle a arrêté entre 114 et 150 résidents du foyer considérés comme étant des sans papiers. Tous sont en garde-à-vue. Parmi les arrêtés, il y a des Sénégalais dont certains sont des sans papiers. Mais d’après le président des sans papiers du XIXe arrondissement de Paris, Mady Gassama, on ne connaît pas encore le nombre de Sénégalais ainsi arrêtés.

(Correspondant permanent à Paris) - A 6 h du matin, hier, une descente conduite par quatre cents policiers dans un foyer du XIIIe arrondissement de Paris a permis d’arrêter entre 114 et 150 Africains habitant dans ladite résidence, tous d’origine subsaharienne. D’après le président du Collectif des sans papiers du XIXe arrondissement, le Sénégalais Mady Gassama, parmi les arrêtés, il y a des Sénégalais dont certains sont en séjour irrégulier en France. Il soutient ne pas pouvoir donner le nombre de ses compatriotes ainsi arrêtés. La raison, c’est que l’intervention a eu lieu très tôt le matin et qu’à cette heure, certains résidents du foyer sont encore au travail.
En tous les cas, parmi ces 150 Africains, neuf personnes séjournent régulièrement en France tandis que les autres sont considérés comme étant des sans papiers. Ces neuf immigrés réguliers sont soupçonnés d’héberger le reste du groupe arrêté et qui n’ont pas de titre de séjour légal en France. Ils ont tous été placés en garde-à-vue, selon la presse française qui cite des sources judiciaires. L’opération a été engagée tôt le matin par 400 policiers qui auraient agi sur commission rogatoire d’un juge parisien. Les autorités policières considèrent que ce foyer est dans un état insalubre et, par conséquent, ne permet d’héberger dignement des personnes. Un juge d’instruction a été saisi pour ouvrir une information judiciaire sur ‘notamment des faits d’hébergement de personnes dépendantes dans des conditions incompatibles avec la dignité humaine, de faux documents administratifs et d'usage et d'aide au séjour irrégulier’. Selon un communiqué de la préfecture de police de Paris, ‘L'information judiciaire a mis en évidence l'existence de filières de logeurs hébergeant à prix fort des travailleurs migrants dans des conditions insalubres’.

La police française s’est appuyée sur une enquête pour investir ce lieu qui héberge des Africains, notamment des Maliens. ‘Une enquête qui a mis en évidence l'existence de filières de logeurs hébergeant à prix fort des travailleurs migrants dans des conditions insalubres. Ce foyer présente un taux d'occupation deux fois supérieur à sa capacité d'accueil’, explique-t-on. Le foyer héberge au total trois cents travailleurs étrangers, tous des hommes, dont la plupart viennent du Mali et du Sénégal. Selon la presse française, la plupart des chambres, disposant de trois lits, servent à loger entre cinq et six personnes, pour la plupart des membres de la famille des résidents récemment arrivés en France et en attente d'une autre solution de logement.

L’intervention de la police a produit des réactions au sein des organisations de défense des droits des étrangers. C’est ainsi que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a vivement condamné ce qu'il a appelé une ‘rafle’. L'association anti-raciste rapporte que ‘29 portes de chambres ont été fracassées lors de l'opération, de même que le bureau du directeur du foyer’. Elle parle de ‘140 sans-papiers arrêtés’. Les politiques n’ont pas été en reste avec ce contexte d’élections municipales et cantonales en France. Dans le sillage du Mrap, les candidats des trois listes de la Gauche alternative dans les Xe, XIIIe et XXe arrondissements de Paris ont dénoncé, dans un communiqué, ‘la rafle et la descente musclée’ de la police dans ce foyer où ‘aucune porte de chambre n'est restée intacte’. Pour eux, cette intervention de la police rappelle ‘les moments les plus honteux de l'histoire’ de la France.

L’intervention de la police parisienne dans ce foyer est assimilée à un impératif pour le ministère de l’Immigration de répondre aux impératifs de fermeté, mais surtout d’atteindre le quota d’expulsion fixé par l’Elysée. Surtout que la région parisienne n’a pas pu atteindre, en 2007, l’objectif chiffré qui lui a été assigné. D’ailleurs, son préfet a été démis de ses fonctions, il y a quelques jours.

Source: Walfadjri

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Mercredi 13 Février 2008

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