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Samuel Sarr à la recherche de 845 milliards de francs Cfa

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Il faut 845 milliards de francs Cfa pour que le ministère de l’Energie atteigne les objectifs qu’il s’est fixés à moyen terme dans son domaine. Pour cela, il a rencontré les bailleurs de fonds en marge de la sixième réunion du groupe consultatif du Sénégal à Paris. Mais ceux-ci réservent encore leur réponse. Selon le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Madani Tall, il faut d’abord affiner la réflexion, finaliser les stratégies, se mettre d’accord sur le plan de redressement dans sa totalité, identifier les réformes à faire à moyen et long terme, avant de proposer un plan de financement global du secteur. Ce sera à Dakar dans quelques semaines ou dans quelques mois, promet-il.



Samuel Sarr à la recherche de 845 milliards de francs Cfa
(Correspondant permanent à Paris) - Le ministre de l’Energie, Samuel Sarr, a présenté, hier, aux bailleurs de fonds du Sénégal le programme d’investissement du secteur Energie. Cette rencontre s’est tenue en marge de la sixième réunion du groupe consultatif entre le Sénégal et ses partenaires au développement. Le ministre de l’Energie a indiqué que son secteur Energie a besoin d’un financement global de 845 milliards de francs Cfa. Et a invité les bailleurs de fonds à mettre la main à la poche pour contribuer à la réalisation des objectifs énergétiques.
Le programme d’investissement se divise en plusieurs sous-secteurs. Et la Senelec en fait partie. Ce fournisseur en électricité du pays recherche, à lui seul, 520 milliards qui concernent toutes ses branches. Le programme hors Ipp a besoin de 243 milliards, mais les 102 milliards sont déjà disponibles. Les recherches de financement sont ainsi réparties : 39,456 milliards pour la production, 41,333 milliards pour le transport et la distribution revient à 60,372 milliards. Ce qui fait un total de 141,161 milliards. Quant au programme Ipp, il faut 277 milliards et là aussi 102 milliards sont mobilisés. Ce qui fait, après calcul, qu’il reste à rechercher 418 milliards. Si cette manne est obtenue, elle servira à financier la nouvelle centrale de Kahone 2 pour 2008. La centrale de Ziguinchor connaîtra aussi une deuxième extension en 2009, comme celle de Tambacounda. Ce sont là, entre autres, des projets soumis aux bailleurs de fonds.

Après la Senelec, les 845 milliards que cherche le Sénégal concernent également l’électrification rurale qui a besoin de 238 milliards, dont les 165 sont à trouver. Les hydrocarbures nécessitent un investissement de 456 milliards, dont 229 sont demandés aux bailleurs de fonds. Les combustibles coûteront 13 milliards alors que les biocarburants, énergies renouvelables reviendront à 300 milliards, dont 240 restent à trouver. La maîtrise de la demande coûtera 50 milliards, dont 47 sont à rechercher au moment où le renforcement des capacités reviendra à 10 milliards.

Durant le débat, Samuel Sarr a expliqué que ‘la nouvelle politique énergétique repose sur l’objectif majeur d’assurer l’approvisionnement du Sénégal en énergie dans les meilleures conditions et au moindre coût pour les ménages et les grands secteurs économiques, tout en élargissant l’accès des populations au service moderne de l’énergie’. Il en a profité pour fixer les orientations du secteur dont les principales sont : ‘Le renforcement des capacités de production d’électricité, l’intensification du bassin sédimentaire, le renforcement des installations de raffinage et des capacités de stockage, la restructuration du sous-secteur de l’électricité en vue d’une plus grande efficacité et d’une implication judicieuse du secteur privé, le développement d’une politique d’incitation à l’économie d’énergie et à l’efficacité énergétique, l’accélération de l’électrification rurale avec un objectif de 50 % en 2012’. Samuel Sarr a aussi annoncé l’étude d’un projet de création d’une société de gestion et d’exploitation de dépôts de produits pétroliers qui va réhabiliter dans l’immédiat une capacité de stockage de 20 000 à 40 000 m3 disponible au Port de Dakar. Une décision de réaliser 22 000 tonnes de stockage pour le gaz butane est également prise ainsi qu’un nouveau sea-line pour permettre la réception de tankers de gaz de 12 000 tonnes.

Pour le ministre de l’Energie, l’évolution institutionnelle de la Senelec est indispensable. ‘Un atelier, tenu du 27 au 29 septembre à Dakar, a abouti à des propositions sur la structure et le schéma de la réforme institutionnelle de la Senelec et à des recommandations, qui m’ont été soumises. Mon option a porté sur le schéma proposé consistant au dégroupage des trois activités de production, de transport et de distribution de la Senelec, conformément à la loi 98-29 du 14 avril 1998’, a dit Samuel Sarr aux bailleurs de fonds. Il a martelé sa volonté de réformer le secteur énergétique et d’y investir. ‘Réformes et investissements sont indispensables. Le gouvernement n’y renoncera pas’, a-t-il fait comprendre pour ceux qui doutent encore.

En réponse de ce déploiement de charme pour obtenir des financements, les bailleurs de fonds ont réitéré leur disponibilité à participer aux propositions du ministère de l’Energie. ‘Le plan d’action nous rassure et nous souhaitons sa mise en œuvre rapide’, a dit le représentant de la Bad. D’autres sont encore à l’état de réflexion et attendent la mise en œuvre de la réforme annoncée. ‘Nous sommes bloqués par la réforme institutionnelle. Pour cela, il nous faut un calendrier et une situation claire de la Senelec’, fait remarquer la Boad rejointe par Mansour Cama sur le chronogramme de la mise en œuvre des réformes ainsi annoncées. Même s’il n’a pas été précis, Samuel Sarr dira que c’est ‘un engagement irrévocable de faire ces réformes et d’aller plus vite que la machine’.

Malgré tout, le directeur des opérations financières de la Banque mondiale pour le Sénégal, Madani Tall, reconnaît qu’il y a ‘une forte mobilisation parce que l’on reconnaît que l’énergie est au-devant de toutes nos priorités. Sans énergie, on ne peut pas parler de croissance accélérée. Puisque le Sénégal a été fouetté par la crise pétrolière, il faut identifier les mesures pour assainir le secteur, remettre la Senelec dans une bonne direction, apporter à terme de l’électricité moins chère à la population sénégalaise, rendre les filières hydrocarbures et électricité efficaces afin qu’elles contribuent plus efficacement au développement. Donc il y a un plan de redressement qui a été présenté par les autorités sénégalaises. Il y a un cadre de gouvernance qui va être mis en place à la Senelec. Il faut toute une réflexion stratégique qui se fait au niveau de la réforme institutionnelle et du devenir de la Senelec à moyen et long terme. Ce sont toutes ces questions qui ont été discutées ce matin (hier, Ndlr). Nous ne sommes pas au terme de ces discussions. Je pense qu’elles vont se poursuivre à Dakar’, explique-t-il.

Madani Tall reconnaît toutefois qu’il est nécessaire de combler le retard des investissements dans le secteur. ‘C’est ce qu’il faut combler avec de gros investissements qui ont été déjà engagés, en grande partie, par le gouvernement’. Et les bailleurs de fonds rencontrés, hier, à Paris ? Vont-ils participer aux financements du secteur ? ‘Nous ne sommes pas en mesure de préciser les engagements financiers qui vont accompagner le secteur parce qu’il faut encore affiner la réflexion, finaliser les stratégies, se mettre d’accord sur le plan de redressement sur sa totalité, identifier les réformes à faire à moyen et long terme. Je pense qu’à Dakar, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, on sera en mesure de définir un plan de financement global du secteur’, promet Madani Tall.

Moustapha BARRY
Source: Walfadjri

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Samedi 6 Octobre 2007

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