Référence multimedia du sénégal
.
Google

Saint-Louis - Préparatifs de la Tabaski - Le problème de la patente sur le tapis

Article Lu 1569 fois


Les difficultés auxquelles les éleveurs et les « téfankés » sont confrontés chaque année pour payer la patente, ont été évoquées au cours de la dernière réunion du comité régional de développement réuni autour de l’adjoint au gouverneur chargé du Développement.

L’occasion a été saisie par les responsables des services des impôts et domaines pour préciser que tous les transporteurs et les commerçants doivent payer la patente avant le 31 août de chaque année. Seuls les véhicules particuliers ne sont pas obligés de payer cette taxe.

Cette précision a permis aux éleveurs de pousser un « ouf » de soulagement, d’autant plus qu’ils avaient auparavant déploré à l’unanimité et avec la dernière énergie, le fait qu’ils soient contraints chaque année, pendant la période de la tabaski, de présenter aux forces de sécurité, cette fameuse patente qui, en réalité, ne concerne que ceux qui convoient le bétail.

Les tracasseries douanières et autres harcèlements des forces de l’ordre, dont les éleveurs font l’objet chaque année, de part et d’autre des frontières entre le Sénégal, le Mali et la Mauritanie, ont occupé également une place importante dans les débats.

Pour ce qui est des financements des « opérations » Tabaski, l’inspecteur régional des services vétérinaires, le docteur Papa Ibra Mime, a souligné que l’administration ne détient pas des fonds destinés à ce genre d’activités. Abondant dans le même sens, certains responsables d’institutions financières ont laissé entendre que les éleveurs véreux ont toujours eu des problèmes pour rembourser le crédit.

Cependant, ont-ils poursuivi, les institutions financières sont toujours prêtes à financer un projet fiable, présenté par un client solvable et retenu par un comité de sélection géré conjointement par des représentants de la maison des éleveurs et la banque sollicitée. Dans ce débat, les intervenants ont insisté particulièrement sur la nécessité de mettre un terme aux vols de bétail, à la divagation des animaux vendus en errance en période de tabaski, à la concurrence déloyale favorisée par certains « téfankés » et autres revendeurs qui refusent de parquer le bétail au foirail, préférant agresser à tout bout de champ, les passants pour leur proposer leur produit. Les éleveurs ont plaidé aussi pour l’augmentation du quota d’aliment de bétail qu’il faut mettre en place au moment opportun, la sécurité, l’éclairage et la disponibilité permanente d’eau au niveau des foras, l’aménagement, l’équipement et la normalisation des points de vente qui doivent être fixés par un arrêté.

Le docteur Mime a rappelé que la lettre circulaire du Premier ministre vise à faciliter l’approvisionnement de notre pays en moutons. Elle porte sur l’assouplissement du contrôle technique aux frontières, le long des axes de convoyage, au niveau des zones d’attente et des points de vente, l’exonération des droits et taxes sur les petits ruminants aux frontières et le long des parcours des zones d’attente ainsi qu’au niveau des foras. Toutefois, cette note précise toujours les conditions d’entrée et de circulation des animaux, contenues dans le décret 2002-1094 du 4/11/02, relatif à la police sanitaire des animaux domestiques. Le choix des points de vente normalisés devrait intervenir à l’occasion des Cdd qui seront tenus sur la question, tout comme les aménagements conséquents. Du point de vue du financement, a-t-il indiqué, on ne peut évoquer que le cas de la mutuelle de Mpal qui sollicite auprès du Pmia, un montant de 50 millions F.Cfa pour 40 promoteurs. Les dossiers ont été instruits et envoyés. Le docteur Mime a aussi rappelé que le ministre de l’Elevage a procédé l’année dernière à une forte subvention d’un important quota d’aliments de bétail. Ainsi, 40 tonnes de ce stock ont été ventilés dans la région nord, à raison de 30 à Saint-Louis et 10 tonnes à Dagana. Le transfert des moutons à partir de localités telles que Galoya ou Médina-Ndiathbé, a posé de sérieux problèmes par moments. Ces contraintes sont dues au manque de véhicule.

L’année dernière, les moutons maures ont représenté 18,6% des effectifs présentés sur nos marchés. Ce rapport est nul à Podor ; il est de l’ordre de 20,7% à Dagana et 21,7% à Saint-Louis.

Ces animaux étrangers ont transité pour l’essentiel par le tout nouveau pont de Médina-Ndiathbé.

Selon les données statistiques collectées l’année dernière par les services de l’élevage, la région nord a enregistré au 31 décembre 2006, 28004 ovins locaux, 5221 ovins étrangers, 3093 caprins, 32.428 ovins locaux en transit, 18.301 ovins étrangers en transit. En marge des préparatifs de la Tabaski 2007, le docteur Mime a annoncé la 8é édition de la foire du mouton (exposition et vente) qui sera organisée du 30 novembre au 3 décembre 2007 au Racing-Club par le Cercle des amis et éleveurs de moutons de Saint-Louis (Caem).

Source: le Soleil

Article Lu 1569 fois

Vendredi 2 Novembre 2007

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State