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Sacrés aux Kora Awards : Aïda Samb et Gelongal livrent la recette de leur succès

Le groupe Gelongal et la chanteuse Aïda Samb sont revenus hier d’Abidjan. Dans leurs bagages des trophées des Kora Awards 2012 qu’ils ont gagnés dimanche dernier. Dès leur descente d’avion, ils ont tenu à révéler le nom de la clé de leur succès.



Sacrés aux Kora Awards : Aïda Samb et Gelongal livrent la recette de leur succès
Lauréats des Kora Awards, le groupe Gelongal et la chanteuse Aïda Samb ont atterri, hier, peu après 14 heures, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Ils reviennent d’Abidjan où ils ont été sacrés, dimanche dernier, «Meilleur artiste traditionnel africain» (Aïda Samb) et «Meilleur réalisateur africain» (Gelongal) pour l’année 2012, lors de la finale des Kora Awards. Aïda Samb a été primée pour son titre Saraaba, sorti en 2012. C’est grâce au clip Kumu Nekhoul de Viviane Chedid que le groupe Gelongal a obtenu un prix aux Kora Awards. Aussitôt descendus de l’avion qui les a ramenés de Côte d’Ivoire, les artistes ont livré le nom de la clé de leur succès. «Je pense que la vidéo avait déjà fait parler d’elle. C’est vrai qu’il y a eu des votes. Les Sénégalais ont beaucoup fait, que ce soit pour Aïda Samb ou Gelongal», explique Bathie, l’un des membres du groupe Gelongal. Les chances de consécration des artistes ont été mesurées aux millimètres près.

«Quand vous vous retrouvez dans certaines catégories, avec des artistes originaires de divers pays comme le Nigéria qui compte 150 millions d’habitants, il est évident que le résultat peut être très serré pour des compétiteurs qui viennent du Sénégal, qui ne compte que 12 millions de personnes», ajoute Samba Mballo de son nom d’artiste Bathie. Quant à Papis du même groupe, il rappelle que la vidéo de Kumu Nekhoul a été tournée durant trois jours. «Mais nous avons pris pratiquement un mois pour réfléchir sur le montage et la conception», signifie-t-il. Papis invite à ne pas confondre entre «faire un clip pour une chanson et faire le clip de la chanson». Pour lui, faire un clip pour une chanson, c’est prendre des images pour les racoler sur un morceau. Dans ce cadre, dit-il, le clip ne marque pas les spectateurs. Tandis que faire le clip de la chanson est beaucoup difficile pour le réalisateur. «Donc, il faut beaucoup de réflexions derrière. Il faut savoir comment monter, qu’est-ce qui peut attendrir ou retenir le spectateur», convie-t-il.

Un défi

Ayant dédié son trophée à son grand-père Samba Diabaré, Aïda Samb indique que cette récompense est une fierté pour elle. «Ce n’était pas évident que dès le premier album que je sois nominée parmi les meilleurs artistes de l’année et arrivée à remporter le prix de Meilleur artiste féminin traditionnel africain. Cela va sans doute apporter un plus dans ma carrière musicale. Je remercie Dieu. Je dédie ce trophée aux Sénégalais qui ont su élever de façon extraordinaire l’album Saraaba. C’est un défi que je dois relever à travers toute l’Afrique», dit-elle. Avec ces prix, les artistes affichent d’autres ambitions. «Gelongal doit travailler d’arrache-pied pour essayer de gagner peut-être un Grammy Award. Nous n’avons plus droit à l’erreur car les Sénégalais ne nous le pardonneront plus», dit Bathie qui annonce un nouvel album de Gelongal. «Etre meilleur artiste féminin traditionnel africain de l’année 2012, signifie que je dois redoubler d’efforts dans le travail. C’est un défi que nous devons relever au Sénégal», lance Aïda Samb. Ce prix des Kora Awards est le deuxième que le groupe Gelongal a remporté après celui des Music Awards du meilleur réalisateur africain.

PROMOTION DE JEUNES TALENTS : Gelongal entend produire des artistes koldois

Le groupe Gelongal est originaire de la région de Kolda où ses trois membres ont grandi. Pour cela, ils comptent aider les jeunes de cette localité qui s’activent dans le domaine de la musique. «Depuis un certain temps, des artistes koldois sont dans le label Gelongal. Ils doivent être produits. Je peux citer le groupe Lamool (Racine), Baye Sèye», a dit Moussa Mballo, hier, à Dakar à l’occasion de la présentation du trophée de Meilleur réalisateur africain de l’année 2012 des Kora Award obtenu à Abidjan, dimanche dernier. Le chanteur du groupe Gelongal indique que bientôt la production de ces artistes cités sera dans les bacs. «Nous allons mettre nos maigres moyens pour aider les jeunes koldois», poursuit Moussa. Qui analyse que la région de Kolda est sur une pente dans le domaine culturel. «Ce n’est pas évident que le secteur culturel émerge vite, parce que Kolda est très enclavé, mais Gelongal fait le maximum», affirme-t-il. Il ajoute que leur label va essayer de voir comment pousser les jeunes de la région de Kolda qui évoluent dans la musique. Déjà, dit-il, cela a démarré avec la fête que le groupe organise chaque année au profit des jeunes de la région.

Walfadjri Baba MBALLO

Samedi 5 Janvier 2013



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