Référence multimedia du sénégal
.
Google

SUPPRESSION DU MINISTÈRE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE ? Le double dilemme du président Wade

Article Lu 1476 fois

Sur les onze ministères supprimés par le président Abdoulaye Wade le 3 décembre dernier à l’occasion du réaménagement du gouvernement, dix ont été rattachés à d’autres ministères dont un qui a changé de titulaire. À l’exception toutefois du ministère de la Solidarité nationale qui, bien que supprimé, est mis en veilleuse. À l’origine de ce stand bye, la nouvelle formule et le titulaire du poste sont les deux équations à deux inconnues que le président Wade cherche à résoudre.



SUPPRESSION DU MINISTÈRE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE ? Le double dilemme du président Wade
Le fait est assez insolite pour passer inaperçu. Le stratégique et très convoité ministère de la solidarité n’a pas de titulaire depuis le dernier réaménagement. En attestent les sept directions qui la composent. Ce sont la direction de l’action sociale, celle du fonds de solidarité nationale, celle des stratégies de développement social, la direction du développement communautaire, l’Ecole Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire et le Programme d’Appui à la Réduction de la Pauvreté. Selon des sources libérales très proches du dossier, le président voudrait ériger la solidarité nationale soit en agence soit en Secrétariat d’Etat à la solidarité nationale et internationale ou une direction hyper balèze rattachée soit à la présidence de la République, soit à la primature, "si, ce poste continuera toujours à exister", soulignent nos sources.

Avec ces différentes formules, le dilemme de Wade est intact. À en croire nos sources, ériger la solidarité nationale en Secrétariat d’Etat risquerait de soulever le courroux des institutions de Bretton Woods, en particulier le Fonds monétaire international, qui plaident plutôt pour une compression plus accrue de la taille du gouvernement ; le dernier réaménagement ministériel étant timide à leurs yeux. Sur la même lancée, en faire une super direction risque de ne pas prospérer si l’on sait que les sept directions qui constituaient le ministère sont enracinées dans l’armature administrative du pays.

Alors, il ne resterait plus que l’alternative d’en faire une agence balèze, du genre Apix ou Anoci pour plusieurs raisons. D’abord, cela permettrait à cette nouvelle entité d’aller chercher des financements extérieurs pour financer les besoins sociaux exponentiels des organisations communautaires de bases, des groupements de promotion féminine et autres couches sociales vulnérables. Nos sources avancent que l’agence qui sera créée pourrait lorgner le fonds de solidarité islamique de l’Oci qui pèse 500 milliards pour alléger la demande sociale. En effet, faisant suite à son appel à la solidarité nationale qui n’a pas eu l’aval des travailleurs et parce que l’idée de l’appel public à l’épargne du président Wade pour financer la banque de solidarité ne pouvait techniquement pas prospérer, nos sources fondent leur argumentaire sur le fait qu’on ne peut pas créer une banque à partir de ces ressources car un problème de gestion allait se poser. Autant d’obstacles qui plombent les schémas arrêtés par le président Wade.

Entre un politique et un technocrate pour occuper le poste

À côté du problème du format à donner à la solidarité nationale, le titulaire du poste est venu se greffer dans cet imbroglio. En effet, à en croire toujours nos sources libéralo-libérales, le président de la République opte soit pour confier les rennes de la nouvelle entité à un politique ou bien à un technocrate. Dans la perspective des élections locales de 2008, le président serait tenté de la confier à un politique de pure souche libérale. Et c’est le nom du ministre Abdoulaye Faye, administrateur du parti démocratique sénégalais (Pds) et président de la commission discipline du parti qui circule le plus. Toutefois, certains travailleraient l’oreille du président pour le déconseiller de le prendre arguant de son âge avancé, de sa prétendue maladie et des sanctions tous azimuts qu’il a prononcées à l’encontre de libéraux authentiques et qui risquent de faire grincer des dents dans la perspective de retour dans la maison du père des frères exclus ; notamment Idrissa Seck et les militants de Rewmi. Toutes préoccupations des militants libéraux qui pensent que ça ne cadre pas avec la reconstruction de la grande famille libérale et l’ambition de faire du Pds un grand parti. Lesquelles préoccupations sont prises en compte par le président Wade qui n’exclue pas de confier la structure qui sera portée sur les fonds baptismaux à un technocrate qui comprend sa vision de la solidarité nationale et la traduire en actes concrets.

Source: Sud Quotidien

Article Lu 1476 fois

Mercredi 12 Décembre 2007


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 7 Décembre 2016 - 11:54 Macky Sall à Versailles chez Abdoulaye Wade

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State