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STOCK DE SECURITE DE RIZ DISPONIBLE AU SENEGAL: « Ça va juste tenir trois mois »

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Le Sénégal est-il à l’abri d’une pénurie totale de riz ? Selon les commerçants, le stock de sécurité disponible va juste tenir pour trois mois. Une situation qui n’exclut pas de probables hausses sur le prix du riz. Au-delà de ce délai, c’est le flou total, à part l’invite adressée à l’Etat pour l’amener à baisser les taxes appliquées sur les denrées de premières nécessité.



STOCK DE SECURITE DE RIZ DISPONIBLE AU SENEGAL: « Ça va juste tenir trois mois »
La menace qui pèse sur la consommation locale en riz se précise. En dépit des chocs constatés sur le marché mondial, les commerçants avancent que : « les stocks de sécurité en riz vont tenir juste pour trois mois ». Face à la presse, ce jeudi 3 avril, l’Union nationale des commerçants du Sénégal (Unacois Jappo), est revenue sur la hausse des prix des denrées de première nécessité qui secoue la consommation des produits céréaliers, en particulier le riz. Les responsables de cette organisation de commerçants assurent que, pour l’heure, « le Sénégal est à l’abri d’une pénurie de riz au mois pour une période de trois mois ». Le secrétaire général de l’Unacois Jappo, Mame Bou Diop a avancé : « bien que les réserves de riz soient épuisées dans le monde, les opérateurs économiques sénégalais ont fait de telle sorte qu’il y’ait un stock de sécurité dans le pays ». Avant de préciser : « il n’y aura pas de pénurie au Sénégal mais nous ne pourrons pas assurer que les prix du riz ne vont pas augmenter ». Malgré cette assurance d’approvisionner correctement le marché sénégalais en riz, les commerçants veulent faire comprendre aux consommateurs qu’ils doivent se mettre dans les dispositions de débourser plus pour espérer continuer à consommer correctement le riz qui est tant prisé dans le pays. Le secrétaire général de l’Unacois Jappo pense que : « le fait qu’il n’y ait pas de stock de riz dans le monde explique logiquement sa cherté sur le marché local ». D’après eux, les Sénégalais doivent se préparer à acheter le kilogramme de riz non parfumé à 450 F Cfa et à 500 F Cfa pour le riz parfumé.

Face à cette situation délétère, l’Unadois Jappo pense que la solution c’est d’amener l’Etat à acheter tout le stock du Sénégal. « Si l’État veut subventionner le riz, il pourra vendre à dix mille FCfa le sac de 50 kilogrammes », a lancé Mame Bou Diop, le secrétaire général de l’organisation. Le chargé de la communication de l’Unacois Jappo, Moustapha Diop, quant à lui, pense que « dans ce contexte de flambée des prix des denrées de première nécessité, le riz est juste la face visible de l’iceberg ». Selon lui, « les difficultés constatées aujourd’hui, ont été soulignées depuis 1989. Une époque où les commerçants avaient suggéré aux autorités de mettre en place une caisse devant assurer la protection des importations ». Les responsables de l’Unacois Jappo concèdent que la libéralisation du riz a fait que les commerçants ne peuvent plus constituer le stock de sécurité. Par ailleurs, Moustapha Diop pense que le riz local est très compétitif par rapport à celui importé. Avant de préciser que : « nous connaissons bien les réalités de la vallée du fleuve et si nous devons soutenir la production locale avec les programmes initiés par le gouvernement, nous le ferons sur des bases claires ». Sur cette même lancée, l’Unacois Jappo a fait part de sa disponibilité à participer à la relance de la production locale de riz.

Même cas de figure pour l’huile et le sucre

La problématique du riz a été un prétexte pour évoquer la hausse des prix des denrées de première nécessité. Une situation qui, selon les responsables de l’Unacois Jappo, pourrait être jugulé avec la levée des taxes appliquées par l’Etat. Evoquant la question de l’huile, ils font remarquer que le prix de ce produit a augmenté de 51% entre 2006 et 2008. Le chargé de la communication de l’Unacois Jappo, Moustapha Diop avance qu’en 2006, la tonne d’huile achetée à 300 mille F Cfa, en plus des droits de porte, a atteint 520 mille F Cfa en 2008. M. Diop pense que : « si l’Etat avait baissé ses taxes qui étaient de 60 mille F Cfa la tonne, ça allait permettre au consommateur d’acheter l’huile à 800 FCfa au lieu de 1050 FCfa ». Selon lui, « la protection appliquée en faveur de Suneor n’est que personnel ». A son avis, c’est le même cas de figure pour la tomate dont la tonne est achetée à 508 mille FCfa. Le chargé de communication de l’organisation avancent que : « si les taxes sont levées, la boîte de tomate de 800 grammes pourrait être vendu à 800 FCfa ». Même son de cloche pour le cas du riz. Les commerçants pensent que : « si la protection appliquée en faveur de la Compagnie sucrière sénégalais (Css) est levée, demain on peut importer du sure en quantité suffisante et le kilogramme pourra être vendu à 300 FCfa ».

Les commerçants ont saisi l’opportunité qui leur ait offerte pour dénoncer les événements survenus le dimanche dernier lors de la marche réprimée contre la hausse des denrées de première nécessité. Selon eux, les autorités doivent laisser les populations manifester leur mécontentement. Avant de mettre la cherté du coût de la vie sur le dos de l’État. « A lui assigner les missions de définition, d’élaboration et de mise en œuvre de la politique générale du Sénégal, le gouvernement se doit d’être transparent et pertinent dans la conduite de ses responsabilités ».

Par ailleurs, l’Unacois Jappo appelle à une gestion transparente des appels d’offres devant sanctionner le choix du fournisseur de vivres de soudure en faveur du monde rural, après que l’Etat a débloqué dix milliards de FCfa pour leur venir en aide. Sur cette question, Mame Bou Diop, secrétaire général de l’Unacois-Jappo fait remarquer que : « aujourd’hui, l’Etat dit qu’il va subventionner les agriculteurs en leur donnant 10 milliards de FCfa alors qu’on a vu que pour un quartier inondé de Dakar, il a dépensé plus de 50 milliards de FCfa ». A son avis, « vue la demande importante du monde rurale, « cette enveloppe qui lui est allouée finira par atteindre les cinquante milliards de FCfa pour espérer limiter les dégâts ». En définitive, l’Unacois Jappo appelle le gouvernement à une gestion concertée et intelligente des difficultés économiques que traverse le pays.

Source: Le Soleil

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Samedi 5 Avril 2008

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