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STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USEES: Des joyaux mal exploités

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La station de Cambérène est en surcharge malgré son sous-dimentionnement. Le bilan énergétique mauvais. Le niveau d’intégration des sous-produits sur le plan économique est faible. C’est le résultat de recherches sur la gestion des boues de vidange. Un atelier de restitution de ces travaux a pris fin hier mercredi 1 juillet 2009 à Dakar à l’initiative de l’Office national de l’assainissement (Onas).



STATIONS DE TRAITEMENT DES EAUX USEES: Des joyaux mal exploités
"La station de Cambérène est en surcharge. Son dimensionnement s’est effectué sur la base de 100 m3". Cependant sur le terrain, la déposante reçoit en moyenne 337 m3 (+4%). Ces constats sont contenus dans un recueil de "résultas de recherche sur la gestion des boues de vidange du projet de collaboration Onas-Eawag/Sandec". Le symposium international (deux jours) de restitution des résultats de cette recherche a pris fin hier mercredi 1 juillet à Dakar. il est organisé par l’Onas en collaboration avec le département Eau et Assainissement dans les pays en développement (Sandec-Suisse-)

Selon le document, la Step reçoit, en plus du surnageant, des boues, assez concentrées, qui n’ont pas pu être pompées dans les lits. la charge hebdomadaire est estiméee à environ 5064 kg en MS, soit environ 64% en masse de boues entrantes à la déposante pour un volume d’eau correspondant de 1629 m3. Les critèes de raclage des boues séchées sont "moins scientifiques mais parfois efficaces car ne nécessitant pas de moyen matériel pour être déterminé".

Cette surcharge pourrait s’expliquer d’une part par le retard accusé sur la réception des deux autres ouvrages prévus pour accompagner le Paqpud (Programme eau potable et assainissement des quartiers périurbains de Dakar) et d’autre part par la situation géographique. "Tout compte fait, la station est sous-dimensionnée" précise le texte.

Potentiel économique sous-exploité

Sur le plan économique, "le niveau d’intégration de l’Onas est faible". Peut d’efforts sont faits pour la valorisation des sous-produits ou leur mise à disposition pour les populations. A la station de traitement de Rufisque, il avait été prévu de vendre les eaux traitées aux maraîchers qui devaient s’installer sur les terres bordant l’installation. Mais, entre temps ces parcelles ont été construites, mentionne le recueil.

Pourtant, la valorisation des sous-produits fait partie des objectifs officiels de l’Onas qui ne consacre que de faibles moyens au développement d’une stratégie efficace pour tirer avantage de profit de ce "facteur de succès important. Les seules vente de sous-produits de l’Onas sont gérés par la Dcc. Elle est passé pour 2009 des accords pour la vente de 5200 m3 de boues par an et de quelque 200 m3 d’eau par jour avec des clients privés réguliers. En 2007, 29015 m3 d’eau traitée à Cambérène ont été vendus à 10 clients représentés par des entreprises de construction et des jardiniers" poursuit le document.

Et de préciser que "les boues sont stockées pendant l’années et envoyées à la décharge pendant la saison des pluies. Seules les boues de la Step de Cambérène sont vendues". Mais cette station ne vend que 500 m3 d’eau par jour sur les 5700 qui peuvent être traité au niveau tertiaire pour réutilisation. Cette valorisation n’est pas contrôlé par l’Onas, mais plutôt par la Dcc. A Thiès, des agriculteurs installés sur la zone où sont rejetés les eaux traités bénéficient gratuitement de cette ressource.

Mauvais bilan énergétique

Au plan énergétique, suivant le modèle financier, les besoins électriques de l’Onas varient comme suit : 0,05 kwh/m3 pour le traitement primaire de Step comme Cambérène et Thiès, 0,35kwh/m3 pour le traitement biologique à boues activées et 0,05kwh/m3 pour le traitement biologique par lagunage naturel comme à Rufisque. Or, l’Onas ne produit pas d’énergie renouvelable pour répondre aux dépenses énergétiques des bâtiments administratifs. "Le potentiel énergétique des stations n’est mis à profit qu’à travers la production de biogaz pour l’exploitation de la step de Cambérène". Ce qui fait "le bilan énergétique de l’Onas est donc mauvais".

Main d’oeuvre local écarté

Pour ce qui est des ressources humaines, le recueil de résultats précise que "l’Onas ne favorise pas particulièrement l’emploi de main d’oeuvre des quartiers voisins". De même, l’office n’a pas la "capacité d’engager comme employé toutes les personnes travaillant dans ses services. Sa masse salariale est limité et doit être validé par le conseil d’administration". A la fin 2008, l’Onas comptait 180 agents gérés par le service des ressources humaines. S’y ajoutent 49 autres sous contrat de prestation et environ 250 journaliers dont une bonne partie est engagée toute l’année. Ces 300 personnes sont gérées par la Daf et ne sont pas soumis au respect des procédures ou de la hiérarchie de la même manière que les employés engagés de manière fixe par l’Onas.

Ce qui fait que 2/3 des travailleurs de l’Onas ne sont pas liés par un contrat durable. Ce qui pose un problème de fidélisation du personnel compétent. Mieux, ces ressources humaines limitées ont des répercussion sur la planification et le suivi des projet. Selon le document, "il est fréquent de voir un ingénieur suivre plus de trois projets important à la fois et devoir contrôler des études touchant des domaines aussi variés que la géologie, la sociologie, l’Hydraulique, le génie civil et l’assainissement".

Ibrahima Diallo
Source SudQuotidien

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Jeudi 2 Juillet 2009





1.Posté par Mouss le 02/07/2009 09:21
il faut d'autres stations

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