«Libass Fall est mon fils. Il était âgé de 31 ans. De son vivant, il n'était pas marié et n'avait pas d'enfant. Il habitait la même maison que toute la famille, y compris son père. Il avait abandonné son métier d'électricien et avait basculé dans la délinquance. Il avait souvent eu maille à partir avec la justice. Mais à chaque fois qu'il a été déféré au parquet, il a été libéré après le procès. Pour le ramener sur le droit chemin, j'avais pris contact avec beaucoup de marabouts pour qu'ils m'aident par des prières afin qu'il reprenne une vie normale. Et pour cela, j'ai dépensé beaucoup d'argent, en vain. Après sa mort, suite à un lynchage, j'avais dit que je n'allais pas déposer plainte. J'ai juste cherché à obtenir un permis d'inhumer pour enlever le corps à la morgue et enterrer dignement mon fils», témoigne la mère de la victime.
«Cependant, au marché, la dame qui dit avoir été agressée par mon fils et ses complices ne cesse de répandre l'information selon laquelle mon fils bénéficiait d'appuis qui le faisaient libérer à chaque fois qu'il était arrêté. Ce qui est faux. S'il a toujours été libéré, c'est qu'aucun plaignant ne se présentait aux différents procès. Et comme il n'y avait pas de charges suffisantes, Libass était libéré. Ce sont ces propos que répand la dame qui nous font penser qu'il s'agit d'un règlement de comptes. Mon mari qui ne peut plus marcher m'a chargée, après concertation avec toute la famille, de déposer une plainte», ajoute-t-elle.
Signalons que dans le sac jeté par Libass au cours de sa fuite (voir ailleurs) il a été retrouvé le portable de la dame agressée ainsi que de l'argent en espèces pour un montant de ...875 francs. Le sac de même que le couteau qui avait été brandi par Libass Fall pour faire face à ses poursuivants ont été mis sous scellés.
ALASSANE HANNE
Source L'Observateur