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SOMMET UE-AFRIQUE : Me Wade maintient sa position sur les Ape

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Lisbonne - C’est hier en fin de matinée qu’a pris fin le 2e sommet Union européenne-Afrique a la Foire internationale de Lisbonne ou près de 70 chefs d’Etat et de gouvernement ont pris part après Le Caire en 2000.



SOMMET UE-AFRIQUE : Me Wade maintient sa position sur les Ape
Le président Abdoulaye Wade, qui s’est adresse à la plénière, avait rencontre la presse, samedi et hier pour donner sa position sur les Accords de partenariat économique (Ape) qu’il rejette. La délégation sénégalaise qui a quitte la capitale portugaise, hier, à midi, comprenait les ministres d’Etat, Cheikh Tidiane Gadio, Abdoulaye Diop, l’ambassadeur, général Pathe Seck, le députe Aliou Sow, l’ancien ministre Lamine Ba, etc. S’adressant à ses hôtes, le Premier ministre portugais Joses Socratès a déclaré que : "le moment est venu de lancer, formellement, ce deuxième sommet entre l’Union européenne et l’Afrique. C’est en pensant à eux mais aussi aux générations futures de nos deux continents que nous nous rencontrons".

Il a dit le sentiment de tous les Portugais, car son pays est fier de pouvoir, une fois encore, parfaire le pont entre l’Europe et l’Afrique. "C’est une fois de plus la langue portugaise qui unit les deux continents".

" Nous sommes ici en pied d’égalité pour représenter des Etats pareillement souverains au sein de la communauté des nations. Egaux dans notre commune dignité humaine, transcendant toute différence et ne laissant lieu à une quelconque idée de cultures mineures ou de civilisations supérieures. Mais nous sommes là aussi égaux quant à la responsabilité politique : la responsabilité de chacun d’entre nous face à l’Histoire et face aux peuples que nous représentons ici", a-t-il indique.

"J’ai toujours senti qu’il était de notre devoir de relancer urgemment le dialogue politique entre l’Europe et l’Afrique. C’est pourquoi j’ai pris la décision d’inscrire la réalisation de ce sommet au premier rang des priorités de la présidence portugaise de l’Ue", a dit le chef du gouvernement. " Si l’idée de ce sommet a commencé par se heurter à des craintes et à des scepticismes, le fait est qu’il a fini par engendrer une dynamique de retrouvailles entre nos deux continents", a-t-il note.

"Nous sommes là parce que l’histoire nous y a conviés. Une histoire qui nous défie et nous invite à écrire, ensemble, une page complètement nouvelle de nos relations entre l’Europe et l’Afrique", a renchéri Socrate. Il a poursuivi que la nouvelle stratégie conjointe assume les enjeux majeurs de nos deux continents, avant d’ajouter qu’elle exige qu’un dialogue politique s’établisse dans un esprit de frontalité, de maturité et d’ouverture. Un dialogue sans tabous ni interdits. Il s’est ensuite appesanti sur les différents thèmes comme la paix et la sécurité, car c’est là le point de départ de tout.

"Sans paix ni sécurité, il ne peut y avoir de développement ni de respect à l’égard de la vie. Il nous revient, à nous, de constituer ce sommet en fenêtre d’espoir face au drame terrible des réfugiés et face aux tragédies qui sévissent au Darfour et en Somalie", a fait remarquer M. Socrates. Il est revenu sur différents points comme la lutte contre les changements climatiques, l’un des défis majeurs de la coopération politique à l’échelle mondiale. A cet égard, notre stratégie conjointe assume un compromis d’action, mais aussi un compromis de coopération entre l’Europe et l’Afrique, en vue d’un accord mondial, a encore dit Socrates.

S’agissant des migrations, thème qui s’est le plus ressenti de l’absence de dialogue et de coopération politique entre les deux continents au cours des dernières années, il souligne que : "nous ne pouvons rester indifférents au drame d’une immigration désespérée, qui détruit trop souvent des vies et des familles".

"Nous devons être capables, ensemble, de réguler ces flux migratoires, de favoriser l’immigration régulière et de combattre l’immigration clandestine, de promouvoir l’insertion digne des immigrants dans les sociétés d’accueil, ainsi que de soutenir le développement dans les pays d’origine. Il s’agit d’un défi qui ne peut être reporté et qui constitue une priorité centrale du Plan d’action pour la coopération entre les deux continents". Pour lui, ce sont les droits de l’Homme qui sont en cause.

Sur les relations entre l’Ue et le Zimbabwe, il ajoute que " grâce aux nouveaux instruments politiques que le sommet propose, grâce au dialogue politique que nous renouons ici et grâce à notre effort conjoint nous serons mieux à même d’atteindre de meilleurs résultats sur tous les fronts de notre agenda commun : par rapport aux droits de l’Homme, mais aussi par rapport à la paix, à la sécurité, au développement, aux changements climatiques et aux migrations".

INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE : Une réunion de haut niveau à Dakar

Avant de quitter Lisbonne, hier, vers midi, Me Abdoulaye Wade, qui avait à ses côtés le ministre d’Etat, Dr Cheikh Tidiane Gadio, était face à la presse internationale et nationale pour lire une déclaration à la suite du panel sur les infrastructures qu’il a présidé en présence de Romano Prodi, président du Conseil des ministres italien, Luis Felipe Marques Amado du Portugal, Alpha Oumar Konaré de l’Ua, Dr Donald Kaberuka, président de la Bad et Dr Mohammed Ibn Chambas de le Cedeao. Une réunion de haut niveau aura lieu en janvier à Dakar.

S’agissant du commerce et des Accords de partenariat économique (Ape), le chef de l’Etat a précisé que le sommet a donné acte aux Etats africains de leur volonté de ne pas signer les Ape.

Une position fortement appréciée par plusieurs chefs d’Etat, notamment Me Wade et Thabo Mbecki de l’Afrique du Sud. Considérant que du côté de l’Ue, l’appréciation négative des Ape par les Africains et soutenue par de nombreux chefs d’Etat, le sommet, selon Me Wade, a décidé d’une nouvelle réunion entre les ministres du Commerce et des Finances de l’Ue et de l’Ua dans les meilleurs délais.

Selon le président de la République, le sommet de Lisbonne s’est félicité de la place accordée dans ses délibérations à la question cruciale des infrastructures en Afrique. Me Wade a ajoute que prenant en considération les résultats de toutes les réunions sur les infrastructures et ceux des sommets de l’Union africaine, ainsi que la sélection faite par les ministres des Infrastructures des Communautés économiques régionales le 27 janvier 2002 et les conclusions du G-8, les chefs d’Etat africains ont décidé de la tenue d’un tour de table des bailleurs de fonds sur les infrastructures en Afrique le 24 janvier 2008 dans la capitale sénégalaise.

Une telle rencontre, a dit le président de la République, permettra à chaque bailleur d’annoncer sur chaque projet sa participation et le montant qu’il compte y consacrer. La réunion de Dakar, selon le chef de l’Etat, pourra annoncer des décisions concrètes pour la mise en œuvre de projets majeurs dans le domaine des infrastructures, notamment un projet par région et trois projets à l’échelle continentale.

Me Wade a annonce que les ministres des Infrastructures des Etats africains, les responsables des Communautés économiques régionales, la Commission de l’Ua, l’Uemoa, la Bad, le Fmi, la Bid, la Sfi, les représentants des secteurs privés d’Europe et d’Afrique, ainsi que les bailleurs de fonds ayant annonce leur volonté de participer au financement des infrastructures dans notre continent sont attendus en janvier, à Dakar.

Cette table ronde sera précédée d’une réunion des experts, dans notre capitale, les 22 et 23 janvier 2008.

La déclaration de Lisbonne

Dans une déclaration dite de Lisbonne, publiée à l’issue du 2e sommet Europe-Afrique, il a été indiqué que la rencontre a offert une occasion unique de se pencher sur l’ensemble des défis qui se posent actuellement aux deux continents, au moment ou nous célébrons le cinquantenaire de l’intégration européenne et celui du début de l’indépendance africaine.

"Nous nous sommes réunis en ayant à l’esprit les leçons et les expériences du passé, mais aussi en étant convaincus que notre avenir commun exige une démarche audacieuse, qui nous permet de faire face avec confiance aux exigences de la Mondialisation que connaît notre planète", souligne la déclaration.

Le document poursuit que : "conscients de nos ambitions, de tout ce que nous partageons aujourd’hui et que nous avons partagé par le passé, nous sommes résolus à bâtir un nouveau partenariat politique stratégique pour l’avenir, en dépassant nos relations traditionnelles établies sur le mode bailleurs de fonds-bénéficiaires et en nous appuyant sur des valeurs et des objectifs communs dans notre recherche de la paix et de la stabilité, de la démocratie et de l’Etat de droit, du progrès et du développement.

La déclaration ajoute que les deux continents sont résolus à doter ce nouveau partenariat stratégique des moyens et instruments nécessaires, qui lui permettront d’atteindre les objectifs de la stratégie commune et du plan d’action adoptés aujourd’hui. Il a été créé un mécanisme de suivi global et efficace, grâce auquel il sera possible d’atteindre les objectifs et de présenter des résultats lors du prochain sommet de 2010.

Ils se sont dits convaincus que ce sommet restera dans les mémoires comme un moment de reconnaissance de la maturité et de la transformation du dialogue de continent à continent, ouvrant de nouvelles voies et possibilités d’actions collectives pour l’avenir commun des deux continents.

Source: Le Soleil

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Lundi 10 Décembre 2007

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