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SENEGAL: Voguer sur les vagues de la déraison

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Les élections locales sont déjà derrière nous mais l’électrochoc qu’elles ont provoqué est encore durement ressenti par les uns et les autres. Cela suffit-il à expliquer le torrent de paroles outrancières enregistrées depuis sur les questions identitaires !



SENEGAL: Voguer sur les vagues de la déraison
Dans la semaine qui a suivi ces consultations, plusieurs responsables, qu’on ne saurait guère les qualifier d’irresponsables, se sont livrés à des déclarations tapageuses ou à des analyses légères qui devraient être dénoncées avec une vigueur toute aussi forte que leur vacuité.

Rappel des faits

Tout d’abord, un Ministre conseiller, qui a échoué à faire sortir la nouvelle Capitale de terre, qui parle des ressortissants du Fouta comme étant des gens confinés dans un espace étroit, sans troupes ni troupeaux ; insultant avec une déconcertante facilité tout un groupe social dont les bienfaits ont pourtant rejailli sur lui.

Ensuite, un autre conseiller spécial du Chef de l’Etat, originaire du Nord du pays, qui associe la percée d’un ex Premier ministre dans cette zone à un certain ethnicisme ; argument sur lequel surfe également un journaliste de Walf qui voit à travers les mêmes lunettes comme si tous deux étaient atteints de la même myopie.

Pour clore la liste de ceux qui ont conjugué à tout va le verbe déraisonner, ne voilà-t-il pas qu’un responsable du Sud s’offusque à son tour de l’éthnicisme qu’il prête à l’ancien édile de Ziguinchor comme pour montrer que la sottise n’a pas d’origine.

D’autres vérités qui défont ces faussetés

Il faut bien admettre que de tels exemples émaillent quelquefois le propos d’obscurs sénégalais mais il est difficilement concevable de les entendre de ceux que l’on tient pour étant des lumières. Ce qui étonne, c’est que ces responsables sont supposés, pour deux d’entre eux, conseiller la plus haute autorité et surtout, pour tous les quatre, façonner les modes d’action du vulgum pecus.

Et le pire est que ces dires, à tout le moins irrévérencieux, sont très éloignés de la vérité !

Le summum des propos discourtois revenant au Ministre conseiller, il suffira simplement de corriger ses paroles qui tiennent plus d’une recherche effrénée de sensationnel que d’un dessein raisonné puisqu’on ne veut prendre que l’interprétation la plus flatteuse. Ce n’est pas à celui-ci qu’il faudra apprendre que le Fouta est plus vaste que beaucoup de régions et qu’il a donné et continue de donner au Sénégal que nous chérissons tous d’illustres fils. D’ailleurs, n’est-ce pas le savoir de cette région qui a irrigué les connaissances mal assimilées de cet homme ! C’est vrai qu’il ne sert à rien de seriner ces vérités à cet homme-là puisque, comme le dit le proverbe, qui a bu boira. Pour les deuxième et troisième cités, on rappellera seulement que l’échec de certains responsables politiques du Nord chez eux ne traduit que leur propre incurie et ne peut être référé à un report imaginaire de suffrages sur un parent, habitant le Sine, qui y a été accueilli en sénégalais comme chacun d’entre nous y a droit sur toute l’étendue du territoire national.

Pour le quatrième, on peut simplement faire remarquer que son argument est tout aussi boiteux que ceux des autres puisqu’il s’attarde sur des détails qui n’ont pas de prise sur la région Sud dont la capitale a franchi le Rubicon, en remplaçant un SAGNA par un BALDE ; ce qui est tout un symbole dont l’honneur revient à ses vaillants fils.

Doit-on répéter à ces hommes, peu maîtres de leur langue, que tous les partis en concurrence recèlent d’hommes originaires de bastions qu’ils ont perdus ; ce qui bat en brèche l’argument du vote ethnique. Où déblatèrent-ils seulement parce qu’ils pensent donner au décideur un œuf pour avoir en retour un bœuf !

Où cela peut-il nous mener ?

Plusieurs pays ont été déchirés par des guerres civiles dont le soubassement est ethnique. Les exemples les plus proches sont ceux de la Côte d’Ivoire et du Rwanda. D’autres ont conduit à la 2nde guerre mondiale puisque le mythe de l’aryen blond et aux yeux bleus forgé par Hitler tient de cet esprit. Il est donc nécessaire de savoir raison garder et d’éviter certaines hérésies destructrices. La problématique de l’ethnie est néfaste à l’unité nationale et au développement et il important que les sénégalais conscients s’élèvent contre tout citoyen irréfléchi qui actionne ce levier explosif.

Surfer sur cette vague ne peut que conduire à l’éclatement d’un pays. C’est sans doute ce qui a amené nos ancêtres à adopter d’efficaces verrous sociaux dont on sait gré d’avoir préservé la paix. Le concept de parenté à plaisanterie que l’on a parfaitement assimilé en nos contrées est un émollient qui a évité bien des heurts qui auraient pu distendre les rapports entre groupes sociaux. Et il aide d’ailleurs à expliquer l’extraordinaire assise d’un SALL au Sine.

Quelles solutions ?

Aujourd’hui les priorités sont ailleurs et les politiciens le savent. C’est pourquoi, l’on se doit de rompre avec les stratégies dilatoires qui sont les armes dont ils usent pour nous endormir le plus souvent.

Il faut à nos intellectuels et à nos décideurs politiques un courage certain afin d’éviter de franchir certaines lignes rouges et pour travailler à restaurer les consensus minimum sur l’essentiel. Les problématiques de l’unité nationale et du legs social, en général, font assurément parties de ceux-là. Ils s’inscrivent, d’ailleurs, en droite ligne de la pensée de Cheikh Anta Diop qui en a toujours appelé au patriotisme des chercheurs qui doivent nous aider à trouver les bons référents afin de cimenter la société sénégalaise moderne puisque la construction d’une nation est une œuvre de longue haleine.

C’est également dans ce sens qu’il faut continuer de dessiller les yeux des Sénégalais afin qu’ils distinguent la bonne graine de l’ivraie. La démocratie se gagne lentement mais surement et l’épreuve des locales a fini de révéler la maturité du peuple qui a procédé à un choix motivé.

Seuls ceux qui n’en sont pas convaincus risquent toujours de se réfugier dans les vains concepts d’ethnie ou de religion pour expliquer rétrospectivement leurs échecs retentissants qui ne sont que des échecs personnels avant que d’être des faillites collectives.

Voguer sur les vagues de la déraison, c’est entraîner la pirogue Sénégal vers les récifs. Alors, autant noyer les rhéteurs creux avant cela et regarder au large de l’Océan ! Outre Atlantique, on a déjà promu un Barack atypique pendant qu’au Kenya, ODINGA était véhémentement contesté, et qu’au Sénégal, des tenants d’inepties réductrices discutent sur l’ethnie.

Oumar El Foutiyou BA, écrivain, poète
elfba@yahoo.fr
Source SudQuotidien

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Mercredi 1 Avril 2009





1.Posté par naw le 01/04/2009 08:56
LE PRINCE POKOU: Wade recule, l’Afrique avance
Le Prince Pokou se gausse de la défaite de Karim Wade. Un vent d’espoir souffle sur l’Afrique : la démocratie progresse. Les monarchies héréditaires reculent. Pas comme à Neuilly… C’est bizarre, mais depuis quelques temps, il y a chaque semaine le commentaire agressif d’un internaute qui me reproche, pense-t-il, d’être blanc écrivant « petit nègre ». Nous les Africains, nous pouffons de rire en supposant que ce toubab là lève trop le coude et se noircit au blanc.





Plus passionnante est la déculottée historique que ce vieux comique de Wade vient de connaître au Sénégal. Quant à la branlée phénoménale que le prétendant et arrogant Prince Karim s’est pris, elle est inscrite sur tous les sites Internet de la science politique. Il ne suffit pas, à Dakar comme partout sur notre cher continent, d’être le pote du Kaiser Sarkoco pour être respecté par les tenants de la sagesse africaine. Distribuer des tee-shirts et des ballons, arroser les femmes et les jeunes Sénégalais d’argent oriental, appliquer les théorèmes de Guaino vous amène le 4X4 de ce prétentieux Karim bling-bling-bla-bla en plein dans le mur. Ouf ! Salut Guéant !

Voilà enfin un grand message d’espoir pour la démocratie en Afrique. Nous ne sommes pas dans les Hauts-de-Seine où le petit Jeannot Sarkoco peut succéder à son grandissime papa. Nous sommes en Afrique où prochainement les fils Moubarak, Ben Ali, Bongo et autre Sassou ne pourront plus hériter de leur dictateur de père. Les jeunes Africaines et Africains en ont ras-le-bol des mascarades électorales faussement démocratiques.

L’Afrique et ses 53 pays se mettent à l’heure du nouveau monde. Contre ce mouvement irréversible, rien ne fera obstacle, ni l’inutile voyage du Kaiser Sarkoco aux Congo et chez Tanja, ni ses discours durant son périple humiliant dans 3 pays en 36 heures ne le rendront populaire sur notre continent, qui n’oublie toujours pas son sincère discours de Dakar.

Ceci dit, en Afrique, nous sommes les premiers à faire péter l’emmerdomètre : que l’Afrique du Sud ose interdire son territoire au Dalaï-lama du Tibet par trouille des Chinois, beurk ! Votre Premier Ministre François Fillon devrait tout de suite envoyer Rama Yade à Pretoria pour poser la vraie question : la France, pays des droits de l’homme, doit-elle se rendre en 2010 à la coupe du monde de football en Afrique du Sud ?



2.Posté par responsable Generation du Concret PA Unité 11 le 01/04/2009 11:34
alue
Moussa Sy je vais pas faire de discours politicienne , nous nous sommes battu pour la COALITION SOPI 2009 ( pas pour k toi tu gagne au P.A)
maintenant tous les parcelles savez que tu es un incapable: tu n'a pas ton BAC, et toute ta vie tu n'a eu que des bulletins de salaire politique, depuis 5 ans tu essaye d'être ministre des sports car ces le seul poste ministériel derrière lequel tu peus cache ta médiocrité.
moi qui suis simple militant de la GC , je pèze plus lourd que toi !!!

LA GC c'est pas ton problème essaye de régler les problèmes de ta municipalité: incompétent, nullard , voleurs de la république

3.Posté par Ousmane El Hadji KA le 01/04/2009 12:00
Les leçons d’une élection

Les élections locales du 22 Mars dernier sont derrière nous. Maintenant que les jeux sont faits, quels enseignements faut-il en tirer ?
Le premier enseignement est que le peuple s’est librement exprimé pour rejeter certaines personnes qui l’ont dirigé il n’y a guère et a choisi de mettre à l’épreuve d’autres personnes pour conduire sa destinée pendant les cinq prochaines années. Prions pour que ce choix ne soit pas dévoyé.
Rapporté au Département de Matam plus particulièrement, il faut constater un véritable raz de marée opéré par les différentes coalitions de l’opposition qui ont fait main basse sur la presque totalité des communautés rurales de cette zone (Horé Fondé, Agnam Civol, Bokidiawé, etc…). Paradoxalement, seule la communauté rurale de Dabia, que les « stratèges » du PDS local à la tête desquels se trouve Sada NDIAYE donnaient pour perdue d’avance, a remporté une victoire sans bavure. Et pourtant, les candidatures au Conseil Régional de cadres issus de cette contrée auraient été purement et simplement rayées par ce même Sada NDIAYE et/ou ses affidés qui ont préféré, oh comble du paradoxe, y mettre des gens dont la liste est concurrente à celle de la Coalition Sopi au niveau de la Communauté Rurale de Dabia. Voilà comment on crée des frustrations et, par voie de conséquence, des votes sanction. Ce cas n’est certainement pas isolé et expliquerait en grande partie le rejet opéré par les populations.
D’autre part, au vu des résultats des élections locales au Fouta, certains ont vite fait de parler de vote ethnique. En réalité, il ne s’agit pas de cela ne serait-ce que parce que tous ceux qui étaient en lice sont des fils du terroir comme ce fut le cas partout ailleurs au Sénégal. En quoi un Macky Sall est-il plus haalpular que un Sada NDIAYE ou un Abdoul Malal DIOP ? Assurément en rien, au contraire. En réalité, c’est la maturité politique des populations couplée avec une certaine conjoncture socio-économique qui a fait basculer le vote des Foutankobés à l’instar des Dakarois, des Kaolackois, etc…
La realpolitik voudrait que quiconque aspire à diriger les Sénégalais sache que rien n’est plus comme avant : on est élu pour être au service des populations et non pour se servir d’elles. Une élection ou une nomination ne doivent plus être interprétées comme une sinécure, mais comme un sacerdoce.
A bon entendeur, salut !


Ousmane El Hadji KA
Kobilo, C. Rurale de Dabia
Tel. 77 646 24 22
E-mail : kaousmane2003@yahoo.fr

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