Pour détourner l’attention sur les délestages et la levée de bouclier de l’opposition contre sa candidature, entre autres points saillants de l’actualité, le président Wade envisage de retoucher son gouvernement. Il pourrait bien s’agir de réaménagement. Car, de sources proches du cabinet présidentiel, le chef de l’Etat va maintenir son actuel Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Car, celui-ci n’a commis qu’une erreur : avoir pris la décision, non appliquée, de transférer les victimes des inondations, sans concertation avec elles. Mais, Souleymane Ndéné Ndiaye a su « rectifier le tir », en essayant d’arrondir les angles entre le président, ses anciens Premiers ministres Idrissa Seck et Macky Sall, son ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, et l’entrepreneur Bara Tall. Il a su le réconcilier avec le chanteur et homme d’affaires Youssou Ndour, qui avait mis sur pied un mouvement citoyen, à l’occasion de leur bras de fer. Un résultat, qui en augure d’autres, de l’avis de proches du président Wade. En somme, le « plat » que prépare le Premier ministre n’est pas à interrompre, parce que pouvant assurer au président Wade de « nouvelles retrouvailles » avec d’anciens collaborateurs qui l’ont quitté. Son mets fait ainsi saliver. De même, le ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang, restera dans le gouvernement, selon nos sources. Car, même s’il est dans la ligne de mire des voyagistes, qui rechignent, encore, à verser 14 000 francs de frais d’assurances dans une société qu’il a indiquée et dans laquelle on le dit actionnaire, Me Madické est un maillon essentiel entre le président et les dignitaires mourides. D’ailleurs, le Khalife général de cette confrérie l’a choisi comme tampon entre lui et le pouvoir. Jugé très sociable, le ministre des Affaires étrangères est également très côté dans la confrérie des Tidjanes.
Donc, il restera ; tout comme les autres ministres qui ont une base politique. Parmi ceux dont on agite le départ, il y a, au moins, deux noms : celui du ministre de l’Energie, Samuel Sarr. Car, avec son limogeage, les Sénégalais pousseront un ouf de soulagement et son successeur pourra disposer d’une période sabbatique pour résoudre les délestages, qui continuent de chauffer le pays. Le ministre de l’Economie et des Finances est, également, désigné comme partant. Car, politiquement, il n’est pas trés rentable. Abdoulaye Diop, on s’en souvient, avait même demandé le retrait de son nom de la liste de la coalition Sopi à Thiès, à l’occasion des dernières élections locales. C’est dire qu’il sera question de réaménagement et de non de remaniement ministériel. Mme Aminata Tall, secrétaire général de la présidence de la République est pressentie dans le prochain gouvernement. Elle a été ministre sous le régime de l’alternance, comme du temps où Abdoulaye Wade était opposant. Le changement du gouvernement est attendu avant la fin de ce mois de septembre.
La Redaction