En marge de l’ouverture d’un séminaire interne sur la révision annuelle des listes électorales, organisé à l’intention des membres de la CENA et des représentants des 45 Commissions électorales départementales (CEDA), Doudou Ndir, président de la Cena, a tenu à souligner que les moyens constituent un vrai allié pour l’organisation des élections. Le président de la Cena estime, en effet, que la levée de cette contrainte des moyens permettrait à son organisme de faire correctement sa mission de supervision des joutes électorales. « Il faudrait donc aussi que les autorités de notre pays tiennent compte de cette donne et accompagnent la CENA dans sa noble et salutaire mission, dont la bonne conduite contribue à coup sûr à l’instauration, dans notre pays, d’un climat social apaisé à l’issue des compétitions électorales » suggère-t-il. Avec la réforme administrative qui a abouti à l’érection de nouvelles régions, le champ de compétence de la Cena s’est élargi.
Notamment avec à la mise en place de onze nouvelles CEDA « sans que cela ne se traduise par la hausse de leur budget de fonctionnement ». Par ailleurs, il a rappelé que certaines doléances ont été portées à sa connaissance comme la révision à la hausse des indemnités des membres des CEDA et de l’augmentation de la dotation en carburant de « nos représentants à la base et sur le terrain. »
Toutefois, le nouveau président de la Cena a pris l’engagement de faire en sorte que ces doléances soient examinées. Et également Doudou Ndir insiste sur le fait que « la Commission électorale nationale autonome (CENA) a l’obligation d’être présente à toutes les étapes du processus électoral depuis l’inscription sur les listes jusqu’au déroulement du scrutin ». Selon le président de l’instance de supervision et de contrôle des élections au Sénégal, il y a un travail « en amont et en aval » que la CENA a la mission d’accomplir. Dans son adresse, M. Ndir a révélé que certains peuvent considérer à tort que le rôle de la Cena se limite à veiller seulement au bon déroulement des scrutins et à n’agir que dans ce seul cadre. Bien au contraire, l’Article 2 du code électoral stipule que « la CENA contrôle et supervise l’ensemble des opérations électorales et référendaires. Elle veille à leur bonne organisation matérielle et apporte les correctifs nécessaires à tout dysfonctionnement constaté ». C’est cette mission bien définie qui confère à la CENA des prérogatives plus étendues.
La CENA doit « être de plus en plus » présente pour que le Sénégal garde son statut de pays démocratique, a-t-il insisté, avant d’ajouter : « nous rechercherons l’efficacité. Il faut être pratique et concret. Revenant sur le séminaire Doudou Ndir a, par ailleurs, précisé qu’il a un double objectif : « il permet d’une part, d’établir le contact physique avec tous ses collaborateurs après sa prise de fonction le 12 février dernier et d’autre part, de se pencher sur le processus électoral. » Interpellé sur la question de la rupture des cartes d’identité, M. Ndir a estimé que « cette situation risque de bloquer le processus, "et qu"’il y a des gens qui veulent s’inscrire et ils ne le feront pas ».
Mame Fatou Faty
Source Africanglobalnews.com