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SELON FARBA SENGHOR : Le Sénégal quittera l’ASECNA le 5 mai

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Le Sénégal quittera l’ASECNA le 5 mai prochain et va créer sa propre agence de sécurité aérienne. Telle est la décision prise par le gouvernement et annoncée par Farba Senghor, ministre des Transports terrestres et des Transports aériens aux membres des représentants des personnels hier au building dans une déclaration lue à la presse.



SELON FARBA SENGHOR : Le Sénégal quittera l’ASECNA le 5 mai
Après avoir dénoncé le contrat particulier le liant à l’ASECNA et au titre duquel l’agence assurait la gestion technique et commerciale de l’aéroport international de Dakar et ses aérodromes nationaux, notre pays a décidé de reprendre la gestion de son espace aérien à la fin du délai de six mois (12 mai 2008) et va procéder à la création d’une Agence sénégalaise de Sécurité aérienne (ASSA) dans les prochains jours.

Selon M. Senghor, cette agence va confier la gestion de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor et des aérodromes à une structure chargée de gérer la période transitoire vers Diass. Aussi, dira-t-il, les AANS (Aéroports et aérodromes nationaux du Sénégal) seront transformés en une structure adaptée telle que recommandée par les diagnostics économiques. Toujours, selon le Ministre des Transports, l’exploitation de l’espace océanique assurée jusque là par l’ASECNA de par ses recettes qui en découlent, a révélé beaucoup d’insuffisances liées à l’obsolescence des moyens de visualisation des Fir, à la vétusté des moyens de communication, au retard dans la mise en œuvre des programmes de formation, etc.... Et surtout, dira M. Senghor, la FIR océanique rapporte plus de 20 milliards de nos francs par an à l’ASECNA et celle dite terrestre ou continentale 25 milliards de francs environ. Et pire, le ministre dit qu’à cause de ces insuffisances, le Cap-Vert qui dispose d’équipements aéronautiques et de moyens de télécommunication modernes est en train de nous concurrencer sérieusement.

A signaler aussi que les organisations internationales comme la CAFAC et l’OACI ne reconnaissent que la responsabilité des Etats et non celle des agences communautaires. Ensuite, dira M. Senghor, ces déficiences accentuent la menace sérieuse qui pèse sur notre espace aérien et nos aéroports qui doivent, selon lui, être de plus en plus compétitifs au regard des exigences en termes d’investissements et de respect des normes en matière de sécurité, de sûreté et de confort des installations aéroportuaires.

C’est donc pour tout cela que, face à ses responsabilités, le Sénégal a décidé de relever le défi afin de continuer de mériter la confiance des clients et de la communauté de l’aviation civile internationale, en reprenant son espace aérien et fournir un service de qualité soutenu par des équipements de pointe compétitifs et un personnel en nombre suffisant, qualifié et compétent. Farba Senghor n’a pas manqué de signaler que notre geste n’est pas isolée puisqu’au sein même de l’ASECNA, 9 pays dont la Mauritanie, Madagascar, le Togo, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, les Comores, la France et la Guinée-Bissau gèrent leurs aéroports internationaux et aérodromes. Pourtant, de la France, il dira qu’elle gère elle-même non seulement ses aéroports, mais son espace aérien alors qu’elle est membre de l’ASECNA et assure la PCA de l’organisme. Pour le ministre des Transports, pratiquement, tous les autres pays africains non membres de l’ASECNA gèrent eux-mêmes leurs espaces aériens.

En prenant cette importante décision, sa seule motivation est la recherche de la performance et de la compétitivité de nos aéroports. Pour finir, le ministre des Transports a dit que les intérêts des travailleurs concernés seront garantis et tous les droits acquis maintenus.

Pour les syndicalistes qui sont sortis précipitamment de la réunion d’avec le ministre, le Sénégal en tant que dépositaire du siège de l’ASECNA ne devait pas prendre une telle décision et en plus, il n’y a eu aucune consultation de l’Etat auprès des intéressés. Pour eux, Farba Senghor n’est plus mandaté à négocier quoi que ce soit, et eux, ils iront voir le président de la République pour régler le problème. Détruire un instrument de plus de 50 ans d’existence que même l’Europe n’a pas encore, c’est du délire, selon les syndicats de l’ASECNA.

Source: Le Soleil

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Jeudi 15 Novembre 2007


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