Ce dernier était venu dans le cadre de la vaste campagne de formation et de sensibilisation pour renforcer la sécurité en mer, initiée par le ministère de l'économie maritime. De l'avis de Adama Faye qui rencontrait les professionnels de la pêche artisanale de Ziguinchor, les pêcheurs de cette région prennent beaucoup plus de précautions pour éviter des accidents lors de leur descente en mer.
''On est réconforté déjà pour la Casamance, on a une appropriation quasi-totale du port du gilet de sauvetage. Ce qui n'est pas le cas au niveau des autres régions. En Casamance, à priori, il n'y a de problèmes en ce qui concerne le gilet de sauvetage'', s'est-il félicité avant de poursuivre :
''Vous voyez cette embarcation que nous voyons là au large, tout le monde est doté d'un gilet de sauvetage. Vous ne verrez cela nulle part ailleurs''. Il souligne cependant que le port de gilet de sauvetage à lui tout seul ne suffit pas pour assurer la sécurité des pêcheurs.
''La sécurité en mer ne se limite pas seulement au gilet de sauvetage, les pêcheurs doivent disposer d'autres types de matériels. Ils doivent disposer par exemple de lampes de signalisation, de fusées de détresse et d'autres matériaux leur permettant d'être repérés en cas de sinistre.'', insiste t-il.
Même son de cloche chez Ahmeth Diarra Diop, inspecteur régional des pêches de Ziguinchor selon qui, la Casamance fait partie des zones du Sénégal où le port de gilet est plus respecté, a-t-il confié, soulignant que les autorités locales et particulièrement les services de pêche exigent que chaque pêcheur,
avant de prendre la mer, porte son gilet de sauvetage. A son avis, cela a été rendu possible grâce à la subvention des gilets de sauvetage par l'Etat. '
'Le gilet coûtait au marché de 20 à 25 000f mais actuellement il est subventionné, il est vendu à 5 000f l'unité et nous avons en permanence des stocks au niveau de nos services'', a-t-il assuré, notant que le constat est le même chez les tax-pirogues qui pullulent dans le fleuve Casamance. Selon lui,
Le seul problème à ce niveau que les capitaines de ces pirogues ont des difficultés à faire respecter leurs passagers la réglementation. ''Nous discutons souvent avec eux les capitaines. Quand ils leur distribuent les gilets de sauvetage, au lieu de les porter ils prennent pour s'asseoir dessus''.
Mamadou DIALLO (Correspondant à Ziguinchor)
Source Lematindafrique.com