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SECURITE AERIENNE : La France inspecte l'aéroport Léopold Senghor

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Le Secrétaire d’Etat français à la Coopération effectue aujourd'hui une visite à Dakar. Officiellement, il s'agit d'une simple visite des locaux de l'Asecna. Mais à travers cette visite, la France veut savoir s'il n'y a pas problème de communication aérien au niveau de l'aéroport de Dakar. Et c'est le crash du vol Af447 qui a mis la puce à l'oreille des autorités françaises quand le Bureau d'enquête et d'analyse français a révélé, la semaine dernière, qu'il a eu des problèmes de communication entre le vol et l'aéroport de Dakar.



SECURITE AERIENNE : La France inspecte l'aéroport Léopold Senghor
Le secrétaire d'État français chargé de la Coopération et de la Francophonie effectue un voyage à Dakar en provenance de Ouagadougou où se tenait la Conférence de l'Asecna. Officiellement, selon la chargée de presse du secrétaire d'État à la Coopération, Alain Joyandet se rend à Dakar pour visiter les locaux de l'Asecna. Mais ce déplacement coïncide avec la volonté de la France de travailler avec le Sénégal pour réduire la longueur du ‘trou noir’ de contrôle aérien entre les côtes brésiliennes et sénégalaises. Car, selon le rapport produit par le Bureau enquêtes et analyses français, il y aurait eu des problèmes de communication entre le vol Af447 qui s'est écrasé au large des côtes brésiliennes et l'aéroport Léopold Sédar Senghor. Alors, pour améliorer la communication entre cette zone et le Sénégal, la France s'est engagée à aider le Sénégal. Le président Sarkozy avait pris cet engagement lors de son point de presse conjoint avec le président brésilien Lula. ‘Dès ce soir (mercredi 7 juillet, Ndlr), le secrétaire d'État (à la Coopération) Monsieur Joyandet se rend à Dakar pour voir comment, avec nos amis sénégalais, on peut éviter cette espèce de trou noir dans les communications entre Recife (au Brésil) et Dakar’, avait révélé Sarkozy.
‘On envoie des techniciens, des spécialistes brésiliens, français, et bien sûr sénégalais, et on va voir comment faire en sorte qu’on n’aie plus ce trou noir’, a-t-il ajouté. Malgré cette précision du président français, la chargée de presse d'Alain Joyandet avec qui elle était à Ouagadougou, insiste pour dire qu'il s'agit d'une simple visite de locaux. Pourtant, ce n'est pas le premier voyage de M. Joyandet à Dakar. ‘Nous n'allons pas pour donner des leçons. Nous allons visiter les locaux de l'Asecna’, insiste Mme Guyonne de Montjou. Certes ! Mais cette visite pourra permettre au secrétaire d'État français de mieux cerner les problèmes de l'institution chargée de gérer l'espace aérien africain. D'autant plus que, dans le communiqué envoyé à la presse au sujet de ce voyage sur Ouagadougou et Dakar, il est indiqué que ‘l'objectif essentiel de ce comité (des ministres de l'Asecna) est de préparer la révision de la convention de Dakar de 1974, qui régit l'Asecna, qui mettra un accent particulier sur le contrôle de la sécurité aérienne’. Et le communiqué poursuit que ‘l'enjeu majeur de cette révision est de décider la mise en place d'un nouveau dispositif de contrôle de la sécurité aérienne au sein de l'agence et sur l'ensemble du continent africain’. Avant de signaler que ‘samedi 11 juillet, Alain Joyandet visitera, au Sénégal, le siège de l’Asecna et ses installations techniques à l'aéroport de Dakar’. N'est-ce pas clair qu'il y a là une volonté de la France d'aider le Sénégal à améliorer ses communications aériennes si tant est qu'il y a des problèmes dans ce domaine ? Surtout que, ‘entre la sortie de l’espace aérien du Brésil, contrôlé par le centre ‘Atlantico’ de Recife, et l’entrée dans celui du Sénégal, contrôlé par Dakar, il peut s’écouler environ une heure durant lequel l’avion disparaît des écrans radar’, note Reuters. Qui ajoute que conséquemment, ‘l’absence de contact avec le vol n’a pas inquiété les contrôleurs aériens des deux parties mais le Bureau d’enquête et d’analyses (Bea) français a noté un ‘dysfonctionnement’ dans le processus d’alerte’. ‘Près de six heures se sont écoulées, dans la nuit du 1er juin, entre le premier indice d’un possible problème pour le vol AF447 Rio-Paris et le déclenchement des recherches.

François Hamant, commandant de bord sur Airbus A320 et membre du syndicat de pilotes Alter, estime que ‘ce n’est pas une hérésie’ d’envisager l’extension du champ du contrôle aérien. Ce qui est sûr, c’est que nous, ça nous intéresse. Chaque accident aérien doit mener à des améliorations de la sécurité et cette piste n’est pas inintéressante’, a-t-il dit à Reuters. Rappelons que créée en 1959, l’Agence pour la Sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar regroupe 17 pays africains et la France. Elle est chargée de la sécurité aérienne et gère l’approche et l’atterrissage des avions sur les aéroports concernés.

Moustapha BARRY

Source: Walfadjri

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Samedi 11 Juillet 2009





1.Posté par Sally le 12/07/2009 13:44
rien ne marche chez nous

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