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SECTEUR INFORMEL: Qui sont réellement les marchands «ambulants fixes»

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Même s'ils constituent un sujet polémique avec l'encombrement des artères de la capitale, les marchants ambulants n'en sont pas moins un maillon essentiel du secteur informel qui pèse 50% du Pib. Une enquête de l'Observatoire économique de la Chambre de ­commerce de Dakar donne une photographie assez révé­latrice des ambulants distingués en « fixes » et « nomades »: leurs profils, niveaux d'études, ambitions.



L'économie informelle emploie au Sénégal, selon le mot de Mamadou Lamine Niang, président de la Chambre de commerce, d’indistrie et d'agri­culture de Dakar (Cciad), «entre 3 à 4 millions de personnes exerçant principalement dans des activités marchandes non agricoles» et contribue globalement dans le Produit Intérieur brut pour près de 50%.

Ce secteur informel dispose d’un maillon essen­tiel et polémique : les marchands ambulants de Dakar. Polémique, parce que cette activité de commercé qui «se pratique en dehors de tout cadre réglementaire», - selon l'Observatoire économique de la Chambre de commerce qui a mené une enquête sur le commerce des marchands ambulants –accentue l'encombre­ment des artères de la capitale. Le document rap­pelle le Conseil présidentiel de l’investissement

qui avait chiffré l'impact négatif de cet encom­brement à 100 milliards de f Cfa de manque à gagner pour l'Etat.

Mais qui sont les marchands ambulants ? Le rap­port de l'observatoire donne la définition « Les marchands ambulants peuvent être définis comme des commerçants enregistrés ou non au registre de commerce qui vendent à la sauvette ou exercent leur activité dans des lieux installés sur l'espace public. Ils représentent le moteur de l'économie informelle à Dakar avec 53,6% des activités de commerce exercées dans la capitale».

68% des ambulants viennent de l'intérieur du pays

Généralement, indique le document, «le marc­hand ambulant est désigné comme une person­ne jeune (entre 15 et 40 ans), potentiellement active et qui cherche à subvenir à ses besoins». Ce qui fait que «le travail des jeunes de moins de 15 ans est également un phénomène relative­ment présent dans le secteur (...) 0,3% des marchands ambulants interrogés ont moins de 15 ans».

II faut aussi noter que les questions de genre ne portent pas dans cette activité: «91 % des

marchands ambulants sont de sexe masculin». Une tendance qui s'explique par «plusieurs fac­teurs : risques de l'activité (vols, disputes, etc ), conditions de travail difficiles, réalité sociologique conférant à l'homme le statut de chef de famille». Les ambulants sont généralement des soutiens de famille : «54,8% des acteurs interrogés sont mariés et 51% ont au moins un enfant en charge».

Plateau-Centenaire, Petersen, Colobane et Ponty fiefs des ambulants

Renseignement important de l'enquête, « les marchands ambulants viennent essentiellement des autres régions du Sénégal (...) 68% des acteurs interrogés viennent de l'intérieur du pays». Un «mouvement migratoire consécutif au déclin de l'agriculture causé par la sécheresse et la dégradation des sols et à la concentration des activités économiques à Dakar. Le désengage­ment de l'Etat encouragé par la mise en place des programmes d'ajustement structurel (Pas) a engendré une baisse des investissements publics dans des secteurs comme l'agriculture ou l'édu­cation. Cette situation a également contribué à la ­faillite d'un grand nombre d'entreprises publiques et parapubliques. Ces deux facteurs conjugués ont amplifié le phénomène des marchands ambulants ». Il n'y a pas que des jeunes sénégalais dans l'activité : «la proportion de marchands ambulants en provenance des autres pays n'est pas négligeable, au moins 4,8% des individus interrogés». Il est établi aussi que plus de 45% des marchands ambulants vivent en banlieue. Mais ils travaillent quasiment tous à Dakar. «Les zones à forte concentration de marchands ambulants à Dakar sont Plateau­-Centenaire (41%), Petersen (22%), Colobane (16%) et Ponty (15%)», souligne l'observatoire qui distingue les acteurs selon leur mode opéra­toire : «les marchands ambulants 'fixes' et les marchands ambulants 'nomades'». Les marchands ambulants «fixes» qui s'établissent temporairement sur un espace public ou privé sans autorisation formelle représentent 66% des interrogés. Les ambulants «nomades» qui sillon­nent les grandes artères représentent plus de 24% des enquêtés.

Marianne NDIAYE (Stagiaire)
Source Le Populaire

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Samedi 7 Novembre 2009





1.Posté par samb le 08/11/2009 21:34
voila un sujet tres interresant qui merie d'etre developper a longueur de journéee que de nous laisser empoisonner par les discours steriles de politique -politiciens.
je dois d'abord dire que cet article n'est pas exhaussive dans la mesure ou l'auteur s'est juste limité sur l'activité des ambulants de plateau et des ambulants a la sauvette alors quotidienne dans la capitale on voit d'autres types de commerciaux plus convaincant et mieux instruit car non seulement ils connaissent bien les articles a vendre ,ils l'argumentent bien mais aussi ils maitrisent mieux que ces derniers citées comme ambulant le rapport entre vendeur et client c'est a dire le repect ,la courtoisie ,l'enthousiame ,la bonne attititude et la proposition d'un produit de qualité .ces gens là! on les nomme generalement " promotion".je m'en profite pour corriger les personne qui nous le denomme . c'est le produit qui est en promotion mais malgres tous nous pouvons nous classer au rang des "ambulants" si on se refere a la definition citées en haut.nous sommes des commerciaux grace a la proliferation des agences de distribution ,composées majoritairement de jeunes instruis qui ne derangent personne (ni occupation de voie publique ni pollution sonore ).notre systeme de travail se fonde principalement sur ce qu 'on appelle "le travail de territoire "c'est a dire choisir d'abord un quartier a travailler puis franchir toutes les portes de maisons ,societé pour presenter les articles aux personnes ce qui vous permet de rencontrer comme l'on dit dans notre jargon la "loi de la moyenne" cest ta dire a force de rencontrer des personnes la production s'augmente .par exemple le systeme nous demande de encontre 300 personnes par jours dont les 270 sont des "negatif" ceux qui n'achetent pas ;seuls 30 sont positives .si ces 30 personnnes rencontrées en 8h de temps achetent chacune un articles de 500f on parviendra a faire un chiffre d'affaire de 15000f , apres retrait de 20pour cent qui est general la proposition des agences donc le comercial peut gagner 3000f la journéé.
voila ce que nous nous endurons .et je trouve cela anormal.il faut l'etat reglemente les agences de "promotion".ils nous font travailler durement sans pitié avec beaucoup de risques .en quittant le matin on dompte avec des seances d'animations pour oublier nos soucis le soir ils ne seront jamais amicales avec nous .ils nous facture des sommes des articles non pris le matin.
nous tendons la mains a tous commerciauux qui vivent ce calvaire afin d'instaurer un organe pour debattre nos causes .
notre adresse c zebabs72@hotmail.com

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