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SAMUEL SARR: « Senelec n’a encore signé aucun avenant ou marché gré à gré avec qui que ce soit »

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« Il n’y a jamais eu de marche gré à gré, mais un projet d’économie des coûts de production de Senelec de 37 milliards de francs Cfa par an et par unité de 125 Mw au charbon en vue d’envisager la baisse du tarif de l’électricité ». C’est en tout cas ce qu’a soutenu le ministre de l’Energie, hier au cours de sa conférence de presse.



SAMUEL SARR: « Senelec n’a encore signé aucun avenant ou marché gré à gré avec qui que ce soit »
Selon M. Samuel Amète Sarr : « Le secteur de l’énergie électrique est marqué, depuis une vingtaine d’années, par des perturbations dans la distribution de l’électricité et la dégradation des moyens et des capacités de production de l’énergie électrique ».

S’expliquant sur les raisons de la situation qui prévaut à la Senelec, il dira qu’au lendemain de l’alternance survenue en 2000, « un état des lieuxobjectif et sans complaisance a permis d’identifier, entre autres causes, deux facteurs ayant un lien constant avec les problèmes de la Senelec, à savoir un parc obsolète et défectueux avec des installations ne pouvant répondre ni aux normes de production ni aux exigences de distribution et un parc de production à 90% thermique impliquant une dépendance quasi exclusive aux produits pétroliers ».

A l’en croire : « Aujourd’hui, les importants efforts financiers investis dans le renouvellement des installations ont permis de doter la Senelec d’un parc de production moderne et offrant des capacités de production qui couvrent à suffisance les besoins du Sénégal ». Il s’empressera de soutenir que : « Malheureusement, les conséquences positives escomptées ont été atténuées, voire compromises, par la trop forte dépendance de notre système énergétique aux produits pétroliers sur lesquels le Sénégal n’a aucune prise. D’où la nécessité et l’urgence de mettre en œuvre le programme de diversification des sources d’énergie afin de réduire, voire annihiler, les répercussions négatives des fluctuations du cours du pétrole sur notre système énergétique. C’est la raison pour laquelle le projet de réalisation d’une centrale à charbon instruit par la Senelec depuis Novembre 2005 a été relancé en vue de doter le Sénégal d’une source d’énergie moins coûteuse ».

Vous avez dit centrales privées au Sénégal !

Toujours selon M. Sarr : « L’analyse de l’environnement de la participation des privés aux appels d’offres lancés par Senelec depuis l’année 2002, permet de constater le peu d’engouement des privés pour les projets d’énergie en Afrique. Entre 2002 et 2008, Senelec a lancé trois appels d’offres relatifs aux projets de centrales privés de : Kounoune I d’une puissance de 67,5 MW et d’un coût de 36 milliards FCFA, avec une durée de contrat d’achat d’énergie de 15 ans, Sendou d’une puissance de 25O MW en deux phases et d’un coût de 118 milliards FCFA, pour le première tranche et 100 pour la seconde avec une durée de contrat d’achat d’énergie de 25 ans et Tobéne d’une puissance de 70 MW et d’un coût de 62 milliards FCFA, avec une durée d’un projet de contrat d’achat d’énergie de 15 ans ». Et d’indiquer qu’au moment de l’attribution des marchés de ces projets, malgré les relances effectuées conformément aux textes en vigueur, seule une offre a été obtenue pour les deux derniers projets de centrale au charbon de Sendou et de centrale Diesel de Tobéne. Poursuivant son argumentaire, il dira que « deux autres observations importantes se dégagent. Il s’agit pour la première observation des longs délais de mise en œuvre, entre l’appel d’offre et la mise en service, de sept (07) ans pour la centrale de Kounoune I (entre 2002 et 2008), d’une prévision de cinq (05) ans pour la centrale au charbon de Sendou (entre 2005 et 2010) ». La seconde observation, selon lui, « concerne une tendance inflationniste du marché des machines, avec une hausse de prix de plus de 40 % entre le marché de Kounoune I de 67,5 MW en 2005 et celui du projet de Tobéne de 70 MW en 2008 , pour une variation de puissance de seulement 4% entre les deux projets ».

Tout sur le projet de centrale au charbon de Sendou

Revenant sur le projet de centrale au charbon de Sendou, il révèle qu’il avait été lancé initialement pour 250 MW en novembre 2005 en deux phases, et à ce moment la présélection des entreprises, n’a reçu qu’une seule candidature d’entreprise en janvier 2006. La relance de la présélection des entreprises faite en mars 2006 en procédure d’urgence, a abouti à une liste restreinte de deux candidats retenus en juin 2006. Et pour ce, il renvoie ceux qui sont intéressés par la vérité de voir les avis de relance en procédure d’urgence de l’appel d’offres pour la présélection relative à la réalisation d’une centrale au charbon de 250 MW en deux (02) phases, pour la production d’électricité, datée du 29 mars 2006 et paru dans les journaux « Le Soleil », « Sud Quotidien » et « Le Devoir » du 30 mars 2006.

Pour Samuel Sarr, le lancement de la phase de Demande de Proposition Technique de l’appel d’offres a permis la réception de deux offres en décembre 2006 ; alors que celui de la phase de Proposition Financière de l’appel d’offres n’a enregistré qu’une seule offre reçue en juin 2007, à la suite du désistement de l’un des candidats présélectionnés, malgré une relance durant cette phase. Ainsi, explique-t-il, le contrat de la première tranche 125MW de la centrale au charbon de Sendou a été signé en janvier 2008, pour une mise en service prévue au second semestre 2010.

Perspective d’un contrat d’achat d’énergie pour une seconde tranche au charbon de 125 mw

A ce sujet, M. Sarr soutient qu’il est important de garder à l’esprit les informations suivantes : la forte hausse de la demande du pays de 7,5% par an, ce qui signifie en clair que la demande double tous les dix ans, la longue durée de 5 à 7 ans entre le lancement d’un appel d’offres et la mise en service des installations pour les centrales privées, le résultat de l’appel d’offres de la centrale Diesel de Tobéne fonctionnant au fuel lourd avec une proposition de cession d’énergie de 86 K /KWH, pour une durée de 15 ans et le résultat de l’appel d’offres de la première tranche de la centrale au charbon avec un contrat d’achat d’énergie en Janvier 2008 de 47 F /KWH, pour une durée de 25 ans ».

« Bien entendu, dit-il, pour les centrales de production indépendante d’énergie ou (IPP), c’est le privé qui est responsable du financement des installations ainsi que des opérations d’exploitation et de maintenance requises pour produire l’énergie contractuelle, que Senelec achète in fine. Par ailleurs, le promoteur privé, attributaire de la première tranche, restant dans l’esprit de la requête initiale de Senelec de 250 MW en deux phases, a prévu et exprimé à Senelec sa disposition et sa capacité de financer et mettre en service une seconde tranche de 125 MW, six mois après la première tranche, soit en fin 2010 ou en début 2011. A la suite d’une visite des usines de fabrication, une délégation de mon cabinet et de Senelec, a été informée que les chaines de fabrication du manufacturier des machines, sont saturées par des commandes jusqu’en 2015. Toutefois, le promoteur de Sendou, qui a payé les options nécessaires, pour réserver les machines requises, est en position de pouvoir satisfaire sa proposition de seconde tranche avec Senelec ».

Après avoir rappelé les orientations stratégique « du Président de la République qui, depuis 2004, avait instruit Senelec de mettre en œuvre la diversification des sources de production électrique, avec le recours aux énergies nouvelles et renouvelables, aux centrales hydroélectriques et aux centrales au charbon minéral » ; il laissera entendre que « la nouvelle proposition que le promoteur privé a fait à Senelec, est faite sur la base des conditions du prix du premier à appel d’offres de 2005, avec une légère baisse à 46,63 F/KWh, à examiner et discuter lors des négociations à mener ».

C’est en application de ces orientations stratégiques et compte tenu de la nécessité de satisfaire la demande au moindre coût pour le consommateur, qu’il dit avoir instruit Senelec « pour qu’elle diligente le processus de passage de la centrale au charbon de Sendou de 125 MW à 250 MW, avec les meilleures conditions financières, conformément aux procédures de passation de marchés en vigueur. Et avant toute chose, Senelec a demandé l’autorisation à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP), de faire un avenant au marché de l’appel d’offres de la première tranche au charbon ». A la suite d’un avis non favorable de la DCMP, il dit encore avoir saisi par lettre n°196/ME/CAB/CT.IN.mjp du 10 juin 2008, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, afin de montrer que la démarche visée par Senelec est stratégique pour le pays, car elle constitue une opportunité d’accéder entre 2010 et 2011 à une puissance supplémentaire de 125 MW, une énergie supplémentaire de 926 GWh, un coût similaire ou légèrement inférieur aux conditions de l’appel d’offre de la première tranche, avec un coût de cession de l’énergie de 46,63 F/KWh et un délai de mise en service d’environ six mois après la première tranche, au lieu de 4 à 7 ans que requiert un nouvel appel d’offres ».

Aux yeux du ministre, "une attente de 4 ans serait catastrophique pour le Sénégal et la Senelec qui, de facto aura à faire recours à des moyens de substitution, à travers des locations, des turbines à gaz avec leur coût d’exploitation très onéreux, des moteurs diesels et j’en passe. En somme nous serions en plein dans des scénarii apocalyptiques pour le consommateur et l’économie nationale. Avant de conclure, il indiquera qu’en comparant le coût de production des 926 GWh par une unité d’une centrale au charbon à celui obtenu avec les machines les plus récentes et les plus performantes, mais utilisant le fuel lourd, on aboutit à un coût d’exploitation de 86 F/KWh pour les unités au fuel et de 46,63 F/KWH pour celles au charbon. « Ceci, dit(il, représente une économie pour la Senelec de 36,5 milliards par année et par unité de 125 MW au charbon ». Et de poursuivre : « Ce faisant, après un premier avis non favorable, Senelec a obtenu l’autorisation de la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP) pour la seconde tranche, à la suite d’un arbitrage fait par les Hautes Autorités et qui prend en compte les intérêts majeurs et stratégiques du pays et du consommateur. A ce propos, Senelec n’a encore signé aucun avenant ou marché gré à gré avec qui que ce soit. Elle vient d’entamer les négociations avec le promoteur privé pour un avenant au contrat d’achat d’énergie qui concernerait l’énergie d’une seconde tranche au charbon de 125 MW".

Source: Ferloo.com

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Mercredi 5 Novembre 2008





1.Posté par lamine le 05/11/2008 10:29
GOD BLESS AMERICA !
GOD SAVE OBAMA !

2.Posté par negrier le 05/11/2008 11:21
RIEN A CIRER D OBAMA CE QUI NOUS INTERESSE C L ELECTRICITE
'

3.Posté par TEUSS le 05/11/2008 13:42
C'est un gros menteur ce porc de ministre

4.Posté par bour le 06/11/2008 04:34
Je ne sais pas pourquoi on a donner un poste ministeriel a un homme qui a essayer et louper en etant directeur de la senelec les coupures commencent le president te nomme ministre je ne saia pas les coupures doublent tu as la grande gueule mais au fond de ton lit tu sais que tiu es incapable
aulieu de se tourner sur le vent et le solaire .
tu n'apporte rien dans ton ministere qui te fait un grand ministre d;'etat
demissione Samuel tu fait partit des plus muavais minitres de l'energie
que le senegal n'a jamis connut
ton nom veut dire coupure non innnovation rien que du bavardage
va t'en et ne revient plus please
get loss

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