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SAMEDI SOIR A THIÈS: Le train du théâtre dans la capitale du rail

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"Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme", c'est le titre de la pièce théâtrale dégustée par les Thièssois endimanchés ce samedi soir du 21 juillet 2007. La salle du tout nouveau Centre Culturel Régional n'a pu contenir des spectateurs venus, en retard certes, mais nombreux et sapés comme des toubabs nababs. Et la principale comédienne de cette création, Marie-Anne Sadio, a su marier art et sagesse comme armes et sagaie, pour crucifier le public. Positivement. Reportage.



17h30. Quelques personnes ponctuelles comme des montres d'église s'offrent quelques clips musicaux sur le poste téléviseur installé à la salle d'accueil du Centre Culturel Régional de Thiès. Rien ne donne l'impression que les autres spectateurs sont pressés d'arriver pour ce spectacle programmé pour 18h00. Effectivement, à compte-gouttes, les Thièssois tissent leur arrivée, dans une concurrence de tenues aussi chatoyantes les unes que les autres.
Babacar n'est qu'étudiant, mais dans son ensemble veste pantalon bleu nuit frappée d'une cravate sombre sur une chemise blanche, il apparaît tel le représentant du Ministère de la Culture. Fatou, elle, a mis des lunettes blanches tellement larges que Charlotte a murmuré : "ça, c'est un grand écran". Das taxis se garent, livrant leurs passagers habillés comme de jeunes mariés le jour de leurs noces. Le public est sur ses trente-et-un, offrant une avant-première de spectacle. 18h30. Gilles-Souleymane Laubert, le Coordinateur artistique et metteur en scène de la représentation décide de mettre les petits plats dans les grands, en commençant le spectacle avec le nombre de spectateurs, pour que les ponctuels ne jurent pas contre leur ponctualité. 19h05.
Introduction de Gilles qui présente la carte d'identité de la représentation et attire l'attention sur le caractère insupportable des portables dans un spectacle théâtral où le bruit et le jeu sont aux comédiens, le silence au public. Quelques sonorités lancées par des cellulaires montrent que le message est compris. Et pourtant, quelques indélicats affichent leur je-m'en-foutisme jusqu'au-boutiste, durant le spectacle, avec les soneries d'orchestre de leur télécentre ambulant, sous la désaprobation des autres spectateurs respectueux de la consigne. 19h15. "Il n'y a que la première parole qui coûte. Je me suis préparée...
Il faut que je me soulage". Ce sont les mots du prologue introduisant ce monologue de Mme C., cette dame qui nous fait voir ce que peuvent être "vingt-quatre (24) heures dans la vie d'une femme", des heures qui comptent plus que tout le reste de la vie. L'histoire est celle d'une dame de quarante-deux (42) ans, mère de deux (2) enfants, qui a perdu son mari deux (2) ans auparavant. Fréquentant les casinos à Monte Carlo, un jour, elle est subjuguée par des mains superbes, les mains d'un joueur d'environ vingt-quatre (24) ans, un beau jeune homme qui vient de perdre tout son trésor au jeu et qui semble prêt à se suicider. Elle décide de l'aider à échapper à cette mort.
Et c'est ainsi que commencent pour elle les vingt-quatre (24) heures les plus intenses de son existence, les mille quatre cent quarante (1440) minutes les plus vives de sa vie. 20h30. Fin du spectacle. Le temps est passé comme un éclair. Les applaudissements à répétition du public ressemblent aux rappels des grands Théâtres et font témoignage du travail de Marie-Anne Sadio, la comédienne, qui a tenu en haleine un auditoire thièssois qui n'est pas forcément habitué à ce genre de spectacle. "C'est fini?", demande une jeune fille en Black Jeans et White Body bien collant à sa poitrine. "Elle a parlé pendant une heure", s'exclame sa voisine tout en acclamant, son Blue Jeans serré laissant apparaître son nombril. "Heureusement pour elle, la chanteuse et le musicien lui donnent quelques moments de pause", reprend la première. "Pose? Elle ne faisait pas de pose pour les photos, hein", veut rectifier la voisine.
Et les deux adolescentes se mettent en route, pour continuer leur exercice d'homonymie. 21h00. Pendant que Amadou Tidiane M'Ballo, le Directeur technique de la création, et Umberto Morales, l'éclairagiste, donnaient des consignes pour le remballage du décor, et que Abdoulaye Diakhate, le Chargé de production informait Ibrahima N'Diaye, correspondant du Matin à Thiès, quelques retardataires continuaient d'affluer, étonnés de voir s'achever en une heure quinze minutes (1h15mn) les "vingt-quatre heures dans la vie d'une femme".

Patrick Lin Gérard DJOSSOU
Source: Le Matin

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Lundi 23 Juillet 2007

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