Les faits ont eu lieu dans la nuit du vendredi dernier. M. S., 12 ans, élève à l'école coranique, s'inquiète pour son grand frère Papa Sow qui tarde à rentrer à la maison. Elle sort de la maison pour aller voir si le frangin n'est pas chez leur voisin, Ousmane Sène, alias Simane. À son arrivée, Simane en profite pour l'envoyer acheter du café Touba auprès de la vendeuse du coin. Mais, à peine en route, la fille est prise en filature par Simane. Ce dernier, profitant de l'obscurité, presse le pas et rattrape sa commissionnaire et lui demande d'entrer dans une maison en construction.
Mais, face au refus de la gamine, le maçon s'énerve et la bouscule à l'intérieur du bâtiment. Elle tombe à terre et tente de se relever. Mais, Simane ne lui en laisse , pas le temps, il plaque l'adolescente au sol et se met à la déshabiller. La fille prend peur et éclate en sanglots, suppliant Sène de la laisser partir. Mais, ce dernier refuse et baillonne de sa main droite la demoiselle, lui enlève la culotte avant d'abuser d'elle.
«J’ai longuement tenté de crier, mais il avait étouffé ma voix en me bâillonnant de sa main droite. Et c'est après qu'il a fini de me faire ça, qu'il a daigné me relâcher», se plaint la violée. En rentrant chez elle, M. S, croise dans la rue sa mère qui s'inquiétait de sa longue absence de la maison. Interpellée, par sa génitrice, elle ne pipe mot sur sa mésaventure, se contentant de dire qu'elle cherchait son grand frère, Papa Sow.
Mais, le lendemain des faits, la mère finit par découvrir le pot aux roses, lorsqu'elle aperçoit sa fille, très mal en point, peinant à se déplacer pour vaquer à ses occupations domestiques. La dame est intriguée en voyant sa fille marcher clopin-clopant pour aller étendre au soleil ses habits de la veille tachés de sang et de souillure. Et jetant un coup d'œil dans le seau dans lequel sa fille lavait ses habits, elle trouve l'explication. Aussi interpelle-t-elle sa fille, qui cafouille avant de passer aux aveux. «C'est Ousmane Sène qui m'a fait ça. Il m'avait envoyée lui acheter du café Touba, alors que j'étais juste allée chez eux pour chercher Papa. Ainsi, il m'a suivi en douce avant de m'entraîner de force dans une maison en construction», a laissé entendre, entre deux sanglots, la victime.
Quant à sa mère, elle confirme, mais se ravise dans sa décision de porter plainte contre le présumé violeur de sa fille. En effet, elle y a renoncé à la demande de son époux et des parents du mis en cause qui, dit-elle, ont accepté de prendre en charge les frais médicaux de la demoiselle. « Ousmane a longtemps travaillé avec mon mari, entrepreneur maçon. Sène fréquentait aussi très souvent notre maison pour rendre visite à mes fils. Et il a toujours été en bons termes avec eux», soutient la mère.
Face à un enquêteur, Ousmane Sène dit Simane, verse dans des dénégations et déclare ne pouvoir s'expliquer sur cette affaire, dont il dit ne rien connaître des tenants et aboutissants. Simane, qui dit s'être rendu chez la fille pour juste récupérer la monnaie de ses 10.000 francs, que, la nuit des faits, il aurait remis à M. S, qui lui a demandé de quoi acheter un sandwich. Je n'ai jamais pensé une seule fois coucher avec cette fille. Je viens régulièrement chez ses parents pour causer. Je vous le jure. Je n'étais même pas sorti de chez moi la nuit des faits, lorsqu'elle est venue dans ma chambre», se défend Ousmane Sène, dit Simane. Des dénégations qui ne le sauveront point d'un placement en garde à vue puis d'un déferrement au parquet avant hier par la police de Sicap Mbao pour viol sur une mineure de 12 ans.
Vieux Père NDIAYE
Source Walf Grand Place