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SALLES DE JEUX EN BANLIEUE: Faut- il brûler ces temples de distraction ?

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Aujourd’hui, la banlieue connaît une prolifération des salles de jeux pour enfants comme à l’image des grandes villes européennes. Ces lieux de divertissement sont très fréquentés avec leur lot de risques. Voyage dans le microcosme des férus de jeux.



SALLES DE JEUX EN BANLIEUE: Faut- il brûler ces temples de distraction ?
« Nous passons tout notre temps à jouer dans les salles, soit au flipper soit au baby-foot. Cependant, il faut noter pour la plupart d’entre nous, c’est le baby-foot qui nous intéresse. Quand nous venons ici pour jouer, nous pouvons y passer des heures sans nous en rendre compte. Avec ces salles de jeux, nous n’avons plus besoin de nous livrer à des jeux dangereux dans la rue ni d’aller à la mer pour se baigner » avance Motar Sarr, un jeune. Quant au jeune Ameth Bâ, il déclare : « Nous passons tout notre temps à jouer dans la rue et parfois même, partir à la mer pour nous baigner ou bien faire des choses très dangereuses. Depuis que les salles de jeux sont ouvertes, nous passons tout notre temps à jouer au baby-foot et à d’autres jeux. Il y a divers types de jeux dans les salles ».
Un troisième jeune soutient : « Parfois, nous arrivons en retard à l’école à cause des jeux que nous pratiquons au niveau des salles. Il y a même des élèves qui préfèrent fuir les cours pour uniquement passer tout leur temps à jouer. Au début, je le faisais mais depuis que ma petite sœur m’a dénoncé à mon père qui m’a donné une bonne correction, je fréquente les salles de jeux en dehors des heures de l’école. Même le directeur de l’école nous interdit de sortir de l’école durant la récréation pour aller dehors. Nous restons dans la cour. Cependant à la descente, nous restons pendant des heures à jouer au baby-foot ».
La plupart des exploitants des salles de jeux estiment qu’ils ont ouvert ces structures pour permettre aux jeunes de trouver des occupations pouvant les détourner des jeux dangereux auxquels, ils se livrent au quotidien. « J’ai l’habitude de travailler avec les jeunes surtout durant les colonies de vacances où, j’intervenais comme moniteur. Au début, j’avais un seul baby-foot à ma disposition mais finalement un frère établi en Europe, m’a envoyé les machines de jeux ». Et notre interlocuteur d’ajouter : « Nous voulons que les enfants aient des occupations plus saines. Il y a divers types de jeux. Tous les enfants qui fréquentent ma salle, je les connais. Je veille à ce qu’ils fréquentent la salle après les cours. » note Youssou Dramé,un exploitant.
Embouchant la même trompette, un exploitant estime que : « Les salles de jeux, constituent une nouveauté pour les jeunes de la banlieue parce que maintenant les salles de jeux sont saturées en ville. J’ai ouvert cette salle de jeux pour trouver une occupation aux jeunes qui passent tout leur temps dans la rue. Même les talibés passent parfois ici des moments de détente loin de leur daara. Je vois le plaisir qui anime ces jeunes talibés au contact des machines de jeux.
Cela constitue une grande découverte pour eux. Mais reconnaît- il : « Certes, il y a certains enfants qui fuient les cours pour venir ici jouer. Mais nous trouverons toujours un moyen de les renvoyer parce que nous savons les heures où ces enfants doivent être en classe ». Plusieurs types de jeux sont proposés aux enfants : des jeux vidéo, des jeux de karaté, des courses de voiture, des courses de motos, du football mettant en compétition deux équipes. Les enfants apprécient beaucoup ces jeux qui, pour certains d’entre eux, constituent de véritables découvertes. Le monde n’est pas pour autant rose pour ces exploitants de salles de jeux qui pataugent dans une mare de contraintes.

Difficultés des salles de jeux

Les salles de jeux connaissent des difficultés liées à la maintenance des machines, à la cherté des cassettes mais aussi à des conflits entre jeunes joueurs. « Beaucoup de salles perdent leurs machines parce qu’elles n’ont pas un bon technicien de maintenance pour l’entretien des matériels. Les pièces de rechange sont très chères et elles viennent de l’Europe. Par conséquent, un bon technicien est nécessaire pour la survie des machines » note un exploitant.
« Les cassettes de jeux coûtent très cher. Nous ne pouvons pas acheter les cassettes neuves. On attend toujours que ces jeux soient dépassés en Europe pour en retour, les acheter à 150 000 ou 200 000Fcfa. Quand les cassettes sont neuves, elles peuvent coûter à 500 000 Fcfa et même plus. On attend qu’elles soient dépassées en Europe pendant une durée de trois ans pour ensuite les avoir au Sénégal » souligne Youssou Dramé. Il poursuit : « Parfois, ces jeux mettent les enfants en conflit parce que les mauvais perdants sont prêts à se battre pour un rien. Surtout au baby-foot, les enfants sont toujours en conflit car la plupart d’entre eux, n’aiment pas perdre. Vous savez, l’ouverture d’une salle de jeux nécessite au préalable une autorisation de la préfecture qui recommande d’ouvrir à 8 heures de fermer à minuit ».

Retombées économiques

Les prix varient en fonction des jeux. Pour le baby-foot, les jeux se font à 25 Fcfa et les autres jeux, c’est 50 Fcfa. C’est ce qui explique que les enfants se ruent sur les salles de jeux. Les exploitants, se frottent les mains car la plupart d’entre eux estiment qu’ils gagnent beaucoup à la fin du mois mais, ils supportent quelques charges supplémentaires. « Chaque jour, je peux gagner 20000Fcfa. Si les choses marchent bien, je peux gagner 400000Fcfa le mois surtout durant les fêtes comme la Korité et la Tabaski, fêtes durant lesquelles, les enfants ont beaucoup d’argent pour jouer »Note un exploitant

Source: Le Matin

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Mercredi 7 Novembre 2007





1.Posté par BENAWAAY le 07/11/2007 10:03
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