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S. Seck, élève en classe de CE2: Daouda m’a conduite derrière les toilettes, Il m’a déshabillée avant d’enlever son pantalon pour me….

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Le tribunal des flagrants délits de Dakar a suivi hier le réquisitoire du parquet et condamné Daouda Ndiaye à passer 10 longues années derrière les barreaux. Il a été reconnu coupable de viol, pédophilie et détournement de mineure au préjudice de S. Seck, élève en classe de CE2.



Malgré le fait qu’il ait contesté les faits avec véhémence, Daouda Ndiaye a été condamné hier à 10 ans de réclusion criminelle. En cela, le tribunal des flagrants délits de Dakar a suivi le ministère public qui a requis10 ans ferme contre lui pour les chefs de prévention de viol, pédophilie et détournement de mineure. Ce, au préjudice de S. Seck, élève en classe de CE2 dans une école sise à Grand-Dakar. Selon la victime, son bourreau a abusé d’elle dans les toilettes de son établissement scolaire, le 30 mai dernier. ‘’Alors que nous étions en classe, j’ai demandé à notre maîtresse la permission d’aller dans les toilettes. Au moment d’emprunter les escaliers, D. Ndiaye m’a pris la main par derrière, avant de me faire descendre. Il m’a conduite derrière les toilettes, dans un endroit désert. Il m’a déshabillée avant d’enlever son pantalon pour me violer.’’

Daouda s’est inscrit en faux. ‘’Le jour des faits, dit-il, j’avais une diarrhée et je me suis rendu aux toilettes pour me soulager. Après avoir fini de faire mes besoins, je suis tombé sur le directeur de l’école qui m’attendait à la porte pour m’annoncer le viol de S. Seck. Je lui ai dit que je n’en étais pas l’auteur. J’ai ensuite pris la fuite pour aller aviser ma famille.’’ A la suite de ces dénégations, l’avocat de la défense a communiqué au tribunal le dossier médical de son client pour attester qu’il souffre de problèmes psychiques.

Tout est parti de la plainte du père de la petite contre X pour viol sur une mineure de moins de 13 ans et pédophilie. Et le 7 juin dernier, S. Ndiaye, une autre élève, est revenue en courant des toilettes, en déclarant qu’elle a failli se faire violer dans les toilettes. Identifié par S. Seck, le présumé violeur a été placé sous mandat de dépôt, le 9 juin. Pour le parquet, D. Ndiaye a nié les faits à l’enquête, tout en reconnaissant s’être introduit dans les toilettes pour se soulager. Des propos qu’il a réitérés à la barre. Arguant que les faits sont clairs, le substitut du procureur a laissé entendre qu’il y a une circonstance aggravante dans ce dossier, vu l’âge de la victime. ‘’La pénétration ne pouvait être consentante’’, a-t-il répété. La deuxième constante est qu’il y a une pénétration sexuelle justifiée par la présence de lésions anciennes avec une absence de l’hymen.

Appelé à titre de témoin, le directeur de l’école a soutenu que la description faite par la fillette ne correspondait pas au prévenu. ‘’Que viennent faire les papiers médicaux ici ? Le prévenu devait seulement reconnaître qu’il avait tort et demander pardon’’, a pesté le conseil de la partie civile, Me Aboubacry Barro. A l’en croire, D. Ndiaye s’est contredit du début à la fin. ‘’Pis, il a un passé pénal. Il utilise de la drogue et il est un habitué des faits’’, a-t-il révélé. Non sans attaquer le témoin : ‘’Egalement, le directeur de l’école a changé de version, tout au long de son interrogatoire. Il veut préserver la réputation de son établissement. Sinon, comment comprendre le fait que le prévenu atteint d’une diarrhée puisse escalader le mur de l’école, en vue de satisfaire ses besoins ?’’ Me Barro a réclamé la somme de 5 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts.

De son côté, Me Sayba Danfakha a plaidé la relaxe pure et simple à titre principal et à titre subsidiaire la relaxe au bénéfice du doute. Il a déclaré que le viol ne peut être perpétré dans cet espace scolaire, vu la description du directeur. D’après lui, la partie civile a essayé de battre monnaie. ‘’Mon client est un faible d’esprit, c’est pour cette raison qu’on l’accuse. On veut le garder en prison pour 10 ans, parce qu’il s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il y a un problème d’imputabilité des faits’’, a-t-il dit.

Le juge des flagrants délits a suivi le Parquet.

AWA FAYE

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Jeudi 13 Juillet 2017




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