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S. MATAR NDIAYE, GESTIONNAIRE DES FONDS DU «12E GAINDE» : «Il n’y a pas un seul jour où les supporters Sénégalais ne se sont pas bagarrés ou battus entre eux à Bata»

BATA – Si le «12e Gaïndé» s’est bien distingué à Bata dans les gradins, il en a été autrement au niveau de son site d’hébergement où c’était des bagarres presque tous les jours, durant la Can 2012. Des problèmes que déplore le gestionnaire financier, Songo Matar Ndiaye qui revient sur la gestion des fonds qui aura été à l’origine de beaucoup d’incompréhensions.



S. MATAR NDIAYE, GESTIONNAIRE DES FONDS DU «12E GAINDE» : «Il n’y a pas un seul jour où les supporters Sénégalais ne se sont pas bagarrés ou battus entre eux à Bata»
Comment avez-vous géré le «12e Gaïndé» avec tout ce bruit qu’on a entendu ?

J’ai géré la situation avec beaucoup de difficultés. Vous savez, quand vous regroupez dans un seul immeuble plus de 180 personnes, chacun avec ses problèmes, sa vision, son comportement et son éducation, vous devez imaginer les difficultés rencontrées, ici, à Bata. Mais c’est plein d’enseignements pour moi. C’est une nouvelle expérience que je viens de vivre. Dieu merci, on s’en est bien sorti, malgré tout ce que les gens ont dit. Et je réserve la primeur du bilan à mes supérieurs qui m’ont envoyé en mission.

Mais quand même, vous avez retenu quelque chose que vous pouvez partager ?

Ce qu’il faut déplorer, c’est que nous Sénégalais, on n’avait pas besoin de venir jusqu’en terre étrangère pour montrer notre vraie facette, c’est-à-dire des querelles intestines, des bagarres par ci et par là. On était venu pour faire 21 jours. Dieu a fait qu’on y a séjourné, pendant dix jours. Il fallait donc qu’on taise nos querelles et une fois arrivés à Dakar, on pouvait s’insulter comme on veut et se donner, si c’est nécessaire, des coups de poings. Mais on n’a pas eu cette retenue de pouvoir régler nos problèmes à l’amiable. Et c’est déplorable. Pour les personnes que j’ai déplacées jusqu’ici, il ne reste que sept qui vont partir ce soir (Ndlr : hier) puisque l’avion présidentiel viendra les chercher.

Et quelles sont les principales difficultés rencontrées ?

Les difficultés rencontrées sur le terrain, une fois que les délégations sont arrivées, c’est qu’il fallait régler le contrat de location de l’immeuble. Il fallait des négociations interminables avec le propriétaire. Vous savez qu’ici tout est cher. On devait aller donc dans une dynamique de contracter d’abord pour dix jours. Et au fur et à mesure que la compétition avance pour les «Lions», songer à renouveler le contrat. Mais dans toute location, il y a des cautionnements. Au moment où je vous parle, je dois faire l’état des lieux de l’immeuble. Parce qu’il y a des casses quelque part et il faut dédommager ou réparer.

Mais il est aussi question des problèmes d’argent qui ont occasionné des bagarres ?

Les supporters sénégalais ont toujours eu des problèmes d’ordre financier entre eux. Il y a certains qui reprochent à leur président d’avoir pris de l’argent qu’il ne pouvait pas justifier, d’avoir encaissé des subventions reçues à partir du Sénégal. Et moi, je ne peux me mêler dans ce débat. Il y a un montant qui m’a été remis par la Présidence de la République et que je devais gérer dans la sérénité. Comme je ne connaissais pas les tenants et les aboutissements de cette histoire, je ne pouvais en aucun cas m’immiscer. Mais ce que je déplore, c’est que c’est une situation qui pouvait être parfaitement réglée par les uns et les autres. Au lieu de rester dans l’immeuble en train de se battre nuit et jour. Il n’y a pas un seul jour où les supporters Sénégalais ne se sont pas bagarrés ou battus entre eux à Bata. Je connais très bien les Sénégalais. Ce sont toujours ces querelles intestines, des invectives. Mais Dieu merci, j’ai pu gérer pour ce qui relève de mes compétences. Et j’ai toujours rendu compte au Palais.

Mais on vous accuse d’être de mèche avec le président du «12e Gaïndé» ?

Vous savez, moi je ne verse pas dans ça. Pour qui me connait, je n’accepte pas la compromission et je ne verse pas dans la délation. Tout ce que je fais dans le secteur qu’on me confie, je le fais dans la plus grande sérénité et la plus grande expertise. Donc je ne peux pas me lier, aujourd’hui, avec Issa Diop que je viens de connaître pour des problèmes de sous. Je vous assure qu’Issa n’a pas pu obtenir tout ce qu’il a réclamé pour les supporters. Parce que tout ce que je lui ai donné, c’est contre décharge. La billetterie, c’est à partir de Dakar qu’elle a été
gérée. Ici, c’est le transport interne, les dédommagements dont certains devaient bénéficier depuis, une fois arrivés à Dakar. Tout ça est conçu dans un document. Maintenant, je ne peux pas empêcher aux uns et aux autres de faire des commentaires. Mais la gestion qu’on m’a confiée ne pas être étalée sur la place publique. Je n’ai pas de soucis à me faire à ce niveau. Car, je suis en contact permanent avec le Palais, à Dakar. Que les gens de ma famille et mes amis gardent la sérénité. Tout ce que je fais ici est vraiment transparent.

De nos envoyés spéciaux à Bata Youssouph BADJI & Amédine SY
Source Le Populaire

Samedi 4 Février 2012




1.Posté par alass le 05/02/2012 03:30
il est temps que l etat arrete de financer le 12e gainde c etait meme pas necessaire vu le nommbre de senegalais en af centrale.au mali ce fut la meme chose alors les senegalais sont bien present dans ce pays.

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